[PHOTOS-VIDÉOS] Après la Katho Fitness de Sainte-Suzanne :

La "danse ek lo Krist" fait peur


Publié / Actualisé
500 personnes dansaient la zumba après la messe dimanche dernier sur le parvis de l'église de Sainte-Suzanne. Il s'agissait de la première Katho fitness. Ses organisateurs la qualifient aussi de "danse ek lo Krist". Depuis, sur plusieurs radios locales, des voix s'élèvent pour parler de blasphème ou de sacrilège envers Dieu. D'autres croyants encouragent, eux, ce coup de jeune donné à l'église réunionnaise.
500 personnes dansaient la zumba après la messe dimanche dernier sur le parvis de l'église de Sainte-Suzanne. Il s'agissait de la première Katho fitness. Ses organisateurs la qualifient aussi de "danse ek lo Krist". Depuis, sur plusieurs radios locales, des voix s'élèvent pour parler de blasphème ou de sacrilège envers Dieu. D'autres croyants encouragent, eux, ce coup de jeune donné à l'église réunionnaise.

"Danser devant l’église : c’est une façon de provoquer Dieu à l’entrée de sa maison faite pour prier, pas pour se trémousser. Le monde va vraiment mal", se lamente cette auditrice. Une autre qualifiait même cette séance de zumba "d’indécente". "C’est une façon de provoquer Dieu. Vous-vous rendez compte ? Sortir de la messe puis enfiler des tenues moulantes pour danser : La Réunion est vraiment tombée bien bas", lance-t-elle.

Les réflexions sur les sœurs de la paroisse en train de réaliser leur signe de croix en pleine chorégraphie ne passaient pas non plus chez d’autre fidèles adeptes des appels sur les antennes radiophoniques. "C’est un blasphème. Ces religieuses devraient même être excommuniées", osait un auditeur sur une autre radio.

Faîtes-vous votre idée en visionnant cette vidéo trouvée sur la page Facebook du Diocèse de La Réunion. On y voit des religieuses enchaîner les mouvement en rythme devant l’église sainte-suzannoise.


 

À l’origine de cette zumba du Christ, on retrouve le musicien et chanteur chrétien Roudy Gayak, deux instructeurs de zumba Priscilla Ranga, Aurélien Chane-Kée et le père Sébastien Vaast. Cet aumônier de l’université officie également le dimanche à Sainte-Suzanne comme vicaire. Contacté par Imaz Press, il répond aux critiques avec des paroles du Pape Jean XXIII.

"L’église catholique n’est pas une musée d’archéologie. Elle est la fontaine du village qui donne l’eau aux générations d’aujourd’hui. Celles-ci ont soif de de spiritualité. L’église n’est pas un lieu que l’on dépoussière. Il faut changer l’image figée, sclérosée ou guindée qu'on a parfois des catholiques. Nous répondons à l’appel du Pape François qui invitait à sortir de son canapé", réplique le père, âgé de 41 ans et arrivé dans l’île en 2015.

Il souhaite donner une image moderne à l’église locale. Et ne s’étonne pas des réactions suscitées par l’événement organisé à Sainte-Suzanne. "Comme chaque chose nouvelle, cela créé de l’incompréhension, de la peur ou de l’agressivité. Je ne suis pas surpris", ajoute-t-il.

Visionnez les images de cette zumba si vous voulez faire une idée de l’ambiance qui régnait dimanche dernier.


 

Regardez aussi la vidéo de préparation de l’événement. Cela vous tente ?


 

D’autres religieux le félicitent d’ailleurs pour cette Katho fitness. Même si le père Sébastien Vaast tient à saluer un travail mené en équipe pour cette première dans le département. Selon lui, Monseigneur Aubry voit d’un bon œil cette initiative. "J’ai eu de bons échos de la part de mes confères. L’évêque m’a tapé sur l’épaule en me disant c’est bien ce que vous avez fait", explique-t-il.

Les avis négatifs formulés le font doucement rire. "Les églises sont pleines mais comme l'étaient il y a 30 à 40 ans. La pratique a diminué alors que la population a doublé." D’autres Kathos fitness sont à venir ainsi que d’autres projets que le père Vaast ne veut pas dévoiler.

Objectif : redonner une nouvelle impulsion à la foi dans l’île. Pas sûr que cela plaise à tout le monde. Surtout aux amateurs des messes traditionnelles.

ts/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

T42, Posté
Le terme blasphème vient du latin blasphemia, lui-même emprunté au grec βλασφημία, substantif correspondant au verbe βλασφημέω « parler mal de quelqu'un, injurier, calomnier ».

On a parlé mal de quelqu'un ? On a injurié quelqu'un ? On a calomnié quelqu'un ?
Ce sont les religions qui ont détourné ce sens originel pour l'appliquer à toute contestation de leurs croyances.

Une parole (ou un acte) n'est pas blasphématoire dans l'absolu. Le jugement de ce qui constitue un blasphème est en grande partie historique, politique et personnel.
Lol, Posté
L'Eglise c'est quoi, l' Eglise c'est nous, c'est notre coeur, notre foi et non un tas de pierre, c'est ce que dit l' évangile. Le Pape François a dit : qu'est ce que c'est ces chrétiens qui au sortir de la messe : boudent, n'a aucun sourir et repart chez eux comme quand ils sont arrivés. Non il faut sourire être en joie au sortir de la messe. J'approuve moi à 100% cet initiative et encourage les autres paroisses à faire de même. Il faut ramener de la joie dans le coeur des chrétiens
David, Posté
C'est devant l'Eglise, pas dedans. Un catholique n'a donc pas le droit de faire du sport ?