[VIDÉOS] Mobilisés contre la réforme pour la justice :

Magistrats, greffiers, fonctionnaires et avocats : même combat


Publié / Actualisé
Ce lundi 11 juin, les magistrats, greffiers et fonctionnaires de la justice sont montés au créneau. Contre la réforme pour la justice, ils ont boycotté la présentation du projet de loi organisée à la cour d'appel de Saint-Denis. Selon eux, ce projet pour lequel ils n'ont pas été concertés, est déjà ficelé. Et il serait préjudiciable aux justiciables. Il y a deux mois, les avocats s'étaient eux aussi mobilisés pour crier haut et fort les dégâts que pourraient causer cette réforme. Désormais, tous les professionnels de la justice mènent le combat contre le ministère qui semble ne pas prendre en considération leurs nombreuses remarques.
Ce lundi 11 juin, les magistrats, greffiers et fonctionnaires de la justice sont montés au créneau. Contre la réforme pour la justice, ils ont boycotté la présentation du projet de loi organisée à la cour d'appel de Saint-Denis. Selon eux, ce projet pour lequel ils n'ont pas été concertés, est déjà ficelé. Et il serait préjudiciable aux justiciables. Il y a deux mois, les avocats s'étaient eux aussi mobilisés pour crier haut et fort les dégâts que pourraient causer cette réforme. Désormais, tous les professionnels de la justice mènent le combat contre le ministère qui semble ne pas prendre en considération leurs nombreuses remarques.

"Ce qui nous pose essentiellement problème c'est qu'on tente de résoudre les problèmes de la justice par un nivellement par le bas et par la fermeture de l'accès de la justice aux justiciables indique Pascale Pelay, juge directrice du tribunal de Saint-Paul et représentante du syndicat de la magistrature. C'est le moyen qu'a trouvé le gouvernement pour régler les problèmes de la justice..."

 "On supprime le juge d'instance"

Plus précisément, "on supprime l'accès aux juges" dénonce Pascale Pelay : "Les justiciables ne pourront plus voir le juge des divorces. Il n'y aura plus de conciliation de divorce. On supprime le juge d'instance qui est un juge spécialisé dans les litiges qui concernent les personnes dans une grande précarité. Il n'y aura plus d'application du droit de la consommation car il n'y aura qu'une juridication nationale pour traiter tout ce qu'on appelle les injonctions de payer. Et on va imposer une saisine par numérisation des juridictions, ce qui va poser des grandes difficultés à ceux qui sont les plus précarisés"

Lire aussi => [VIDÉOS] Contre la réforme pour la justice présentée ce lundi : Boycott des magistrats à la cour d'appel

Pas de négociation possible

Selon les représentants syndicaux présents ce lundi, à la cour d'appel de Saint-Denis, aucune négociation n'est possible avec le gouvernement dans le cadre de ce projet de loi. Regardez : 

 

Les tribunaux de Saint-Paul et de Saint-Benoit menacés de disparition

Selon Philippe Delise, greffier et représentant du syndicat des greffiers de France, Force ouvrière, il y a deux versions. "Il y a la version du ministère qui consiste à dire qu'il y aura maintien des implantations judiciaires et il y a une autre version, notre vision syndicale" déclare-t-il.  Il l'affirme : les tribunaux d'instance de Saint-Paul et de Saint-Benoit sont menacés de disparition. Regardez : 

 

 

"Les fonctionnaires, dans l'incertitude"

"Le tribunal de grande instance tourne à moins 24 agents. C'est énorme" dénonce Elise Couplez, greffière au tribunal de commerce et représentante syndicale de la CGT service judiciaire. Elle ajoute : "les fonctionnaires sont dans une situation d'incertitude. Les agents des tribunaux d'instances de Saint-Paul ou encore de Saint-Benoit ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés". 

 

Et chez les avocats? 

Pour montrer son soutien, le Bâtonnier, Me Laurent Payen était aux côtés des magistrats et greffiers ce lundi 11 juin. Il rappelle les revendications que les avocats et autres professionnels de la justice partagent : "nous partageons les mêmes inquiétudes sur la disparition de la justice de proximité, une numérisation à outrance des procédures, les difficultés qui vont nous être imposées en matière de plainte". Notamment "des difficultés matérielles pour les justiciables qui vont devoir recourir systématiquement à internet alors que certaines fois ils n'en ont ni les moyens ni les compétences" affirme le Bâtonnier. 

Il ajoute : "nous sommes opposés évidemment et surtout à la disparition de certaines juridictions de proximité". Regardez : 

 

D'ailleurs, il y a deux mois, les avocats avaient mis les moyens pour crier haut et fort leur désaccord. 

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"Une reprise des discussions"

"Ca a eu le mérite de permettre une reprise des discussions entre nos institutions nationales et la Chancellerie. Il semblerait qu'il puisse y avoir des avancées" affirme Me Laurent Payen : 

 

 

Une rencontre entre les directeurs des services judiciaires du ministère et les Bâtonniers devraient avoir lieu dès aujourd'hui, mardi 12 juin. "On n'est pas contre le progrès" affirme Me Laurent Payen.

sw/www.ipreunion.com

   

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