Insee - Évolution du parc de logements :

Les résidences principales ont le vent en poupe


Publié / Actualisé
"En 2015, les ménages réunionnais occupent 319 100 logements à titre de résidences principales. Depuis 2010, leur nombre progresse de 1,9 % par an, à un rythme deux fois supérieur à celui de la métropole" indique l'Insee dans une étude sur l'évolution du parc de logements entre 2010 et 20215. "Moins de personnes vivent sous le même toit du fait du vieillissement de la population et de l'évolution des modes de cohabitation : la baisse de la taille des ménages est ainsi le principal moteur de la croissance des résidences principales" dit encore l'institut de la statistique. C'est dans l'Est qu'elles augmentent le plus fortement, accompagnant une croissance dynamique de la population. "À La Réunion, 8 % des logements sont vacants, comme en métropole. Les résidences secondaires ou occasionnelles sont par ailleurs bien plus rares à La Réunion (2 % contre 10 %)" analyse l'Insee dans la publication que nous reproduisons ci-dessous
"En 2015, les ménages réunionnais occupent 319 100 logements à titre de résidences principales. Depuis 2010, leur nombre progresse de 1,9 % par an, à un rythme deux fois supérieur à celui de la métropole" indique l'Insee dans une étude sur l'évolution du parc de logements entre 2010 et 20215. "Moins de personnes vivent sous le même toit du fait du vieillissement de la population et de l'évolution des modes de cohabitation : la baisse de la taille des ménages est ainsi le principal moteur de la croissance des résidences principales" dit encore l'institut de la statistique. C'est dans l'Est qu'elles augmentent le plus fortement, accompagnant une croissance dynamique de la population. "À La Réunion, 8 % des logements sont vacants, comme en métropole. Les résidences secondaires ou occasionnelles sont par ailleurs bien plus rares à La Réunion (2 % contre 10 %)" analyse l'Insee dans la publication que nous reproduisons ci-dessous

Plus de logements pour des ménages de plus en plus petits

À La Réunion, la baisse du nombre de personnes vivant sous le même toit explique les deux-tiers de la dynamique du logement. En effet, même à population constante, une baisse de la taille des ménages nécessite de disposer de davantage de logements pour pouvoir loger tous les habitants. À cela s’ajoute également la dynamique démographique : l’accroissement du nombre de logements correspond aussi à la nécessité de loger une population qui augmente. La baisse de la taille des ménages s’est cependant atténuée à La Réunion, passant de 2,8 personnes en 2010 à 2,6 personnes en 2015. En 1990 près de 4 personnes vivaient en moyenne dans un ménage réunionnais, et un peu plus de trois en 1999.

Tout d’abord, le vieillissement de la population explique que les ménages réunionnais sont plus petits. Les personnes âgées vivent le plus souvent en couple ou seules. Le vieillissement de la population est particulièrement marqué à La Réunion sur les deux dernières décennies : en 2015, 15 % de la population a plus de 60 ans, soit deux fois plus qu’ en 1990. En effet, l’espérance de vie a beaucoup progressé (près de sept ans de plus entre 1990 et 2015).

Par ailleurs, l’évolution des modes de cohabitation engendre également une baisse de la taille des ménages. Elles sont induites par des mises en couple plus tardives, des séparations plus fréquentes. Par conséquent, la part des personnes vivant seules augmente considérablement : 26 % en 2015, soit deux fois plus qu’en 1990 (13%). Inversement, la part des couples avec ou sans enfant se réduit (49 % des ménages en 2015 contre 66 % en 1990).

Le nombre de logements augmente le plus à l’Est

En lien avec une croissance démographique plus élevée que dans le reste de l’île, c’est dans l’Est que le nombre de résidences principales augmente le plus entre 2010 et 2015 : + 2,4 % en moyenne par an, soit 1 000 logements de plus par an. La hausse est particulièrement prononcée à La Plaine-des-Palmistes (+ 3,5 %), à Saint-Benoît et Bras-Panon (+ 2,7 %). La Plaine-des-Palmistes est d’ailleurs la commune réunionnaise où le nombre d’habitants progresse le plus entre 2010 et 2015. Seule exception à l’Est, Sainte-Rose : le nombre de logements progresse moins que dans les autres communes ; en effet sa population diminue au cours de cette période.

À l’inverse, c’est dans l’Ouest que le nombre de logements croît le plus modérément (+ 1,6 % en moyenne par an), à l’instar du nombre d’habitants. Dans cette région, trois logements supplémentaires sur quatre s’expliquent par la baisse de la taille des ménages. Si Saint-Leu (+ 2,9 %) et La Possession (+ 2,4 %) se
distinguent par une hausse importante du nombre de logements, au Port le parc de logements stagne, en lien avec la baisse de sa population. Dans le Nord et le Sud, la croissance des logements est comparable à la moyenne de La Réunion. À Sainte-Marie, le nombre de logements croît fortement (+ 3,4 %), du fait d’une hausse importante de la population. Tandis qu’à Saint-Denis, la population augmente peu : la baisse de la taille des ménages explique 85 % des logements supplémentaires.

Autant de logements vacants qu’en métropole

Près de 30 000 logements sont vacants à La Réunion, soit 8,4 % de l’ensemble du parc de logements. C’est autant qu’en métropole (8,0 %) et nettement moins qu’aux Antilles (15 %) et Guyane (10 %). À La Réunion, la part de logements vacants est à son niveau de 1990.

Les logements vacants sont plus nombreux dans des communes des Hauts comme Cilaos (15 %) et Salazie (13 %). C’est également le cas dans des grandes communes urbaines comme Saint-Denis et Saint-Benoît. À Saint-Denis, la structure du parc de logements y contribue probablement : les logements collectifs sont plus souvent vacants, les maisons étant davantage recherchées par les ménages. Par ailleurs, en 2015 à La Réunion, 7 900 logements ne sont occupés qu’une partie de l’année pour les week-ends, les loisirs ou les vacances (résidences secondaires) ou pour des raisons professionnelles (résidences occasionnelles), soit 2,2 % des logements. Cette part est bien plus élevée dans des communes des Hauts, comme La Plaine-des-Palmistes (21 %) et Cilaos (11%). Cette part est la plus faible des régions françaises (hors Mayotte), juste derrière la Guyane (2,3 %). En métropole, la part des résidences secondaires ou occasionnelles s’élève à 9,6 %.

Définitions

Résidence principale : logement occupé de façon habituelle et à titre principal par une ou plusieurs personnes qui constituent un ménage.

Logement vacant : logement inoccupé se trouvant dans l'un des cas suivants : proposé à la vente, à la location ; déjà attribué à un acheteur ou un locataire et en attente d'occupation ; en attente de règlement de succession ; gardé vacant et sans affectation précise par le propriétaire.

Résidence secondaire : logement utilisé pour les week-ends, les loisirs ou les vacances. Les logements meublés loués (ou à louer) pour des séjours touristiques sont également classés en résidences secondaires.

Logement occasionnel : logement utilisé occasionnellement pour des raisons professionnelles (par exemple, un pied-à-terre professionnel d'une personne qui ne rentre qu'en fin de semaine auprès de sa famille). La distinction entre logements occasionnels et résidences secondaires est parfois difficile à établir. C'est pourquoi, les deux catégories sont souvent regroupées.

Toute l'étude est disponible sur le site de l'Insee

   

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