La Fédération tamoule ne désarme pas :

Saint-Denis : L'ouverture du club "Le Schiva" indigne les croyants


Publié / Actualisé
Après avoir dû retarder son ouverture suite à une interdiction de la commission de sécurité signifiée le vendredi 3 août 2018, la discothèque " Le Schiva " a finalement été inaugurée vendredi 7 septembre en soirée. Une ouverture qui déclenche l'indignation de la fédération tamoule, qui a reçu le soutien du groupe interreligieux et du CRAN.
Après avoir dû retarder son ouverture suite à une interdiction de la commission de sécurité signifiée le vendredi 3 août 2018, la discothèque " Le Schiva " a finalement été inaugurée vendredi 7 septembre en soirée. Une ouverture qui déclenche l'indignation de la fédération tamoule, qui a reçu le soutien du groupe interreligieux et du CRAN.

Ce samedi matin 8 septembre, la Fédération tamoule de La Réunion a clairement exposé ses motifs de mécontentement devant le mémorial des Engagés, lieu hautement symbolique de l’histoire de la diversité réunionnaise.  Pour la Fédération tamoule, le nom de cette discothèque est une atteinte à la laïcité, une offense à leur foi, comme Imaz Press l’avait déjà évoqué le vendredi 3 août. 

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Le groupe de dialogue interreligieux de La Réunion, dont l'évêque de La Réunion, Mgr Aubry, et le secrétaire du groupe de dialogue Omar Issop-Banian ainsi que  le CRAN étaient présents aux côtés de des représentants de la Fédération tamoule.

Comme la Fédération tamoule l’avait déjà dit en août 2018, elle a rappelé les règles du respect de la croyance de chacun : "Nous osons espérer qu'il ne viendrait jamais à l'idée de quiconque de baptiser une boîte de nuit "Jésus", "Vierge Marie", "Guandi", "Mohamed", "Allah", "Mariamman", "Karli" ou "Bouddha".

Pour la Fédération tamoule, il s’agit là d’un choix commercial qui "foule les valeurs d'un vivre-ensemble tant vanté sur notre terre réunionnaise" et d’un "reflet d'un manque de respect". Et malgré les différentes tentatives de médiation initiées depuis quelques semaines entre le gérant de la discothèque et groupe de dialogue interreligieux de La Réunion aux côtés de la Fédération tamoule, le dialogue n’avance pas.

Le gérant refuse derechef l’idée même d’un changement de nom pour sa discothèque, même au nom du respect des traditions religieuses, du fait qu’il s’agirait d’une licence et qu'une autre voire d'autres discothèques en métropole doivent ouvrir sous ce nom.

Pour obtenir gain de cause, les responsables de la fédération tamoule demandent donc le soutien de la population. Ils l’exhortent donc à  exprimer "leur indignation. "Oui, nous appelons au boycott de ce club et nous allons interpeller les élus et le Ministère des Cultes", explique un représentant de la Fédération tamoule, qui témoigne que la colère gronde dans les rangs des croyants tamouls. Et souligne qu'une action pourrait être menée au niveau national pour empêcher le développement de cette licence au nom trop proche de la divinité tamoule.

Les autorités préfectorales et municipales ne sont pas oubliées : "Nous demandons aux autorités publiques de veiller à l'ordre public et de prendre leurs responsabilités".

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ml/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Epicure, Posté
Le syndicat des culs-bénits, Monseigneur Gilbert Aubry, le secrétaire du groupe de dialogue Omar Issop-Banian et plusieurs associations tamoules de l'île ont manifesté sur le Barachois pour appeler au boycott d'une boîte de nuit qui a l'outrecuidance de s'appeler Schiva, pas Shiva du nom du Dieu hindou, Schiva... Heureusement que le ridicule ne tue pas... Ceci dit il suffirait de déplacer le S du début à la fin du mot pour le transformer en Chivas ;).

Au fait messieurs, pour votre information, les Buddah bar ont florès dans le monde entier sans choquer personne.

Moi aussi je vais organiser une manif au Barachois contre les religions qui heurtent ma sensibilité athée avec leur croyance dans des amis imaginaires...