Tribune libre du SAIPER UDAS :

Violence scolaire : le syndicat des enseignants dénonce la violence institutionnelle


Publié / Actualisé
Les personnels de l'éducation vont devoir encore attendre la mise en place du plan annoncé contre les violences en milieu scolaire ; entre les désaccords gouvernementaux et la recherche de solutions appropriées le ministère a reporté les mesures proposées au mois de décembre. M. Blanquer fait l'expérience du terrain et de sa complexité loin du simplisme qu'il a pour habitude de pratiquer. Même s'il continue à prôner la présence de policiers au sein des établissements comme un fait positif plutôt qu'un aveu d'échec- ce qu'il est pourtant- la réalité quotidienne qui a été reliée via le #pasdevague a eu le mérite de rendre visible l'invisible et d'obliger le gouvernement à réagir comme si les problèmes étaient découverts là maintenant.
Les personnels de l'éducation vont devoir encore attendre la mise en place du plan annoncé contre les violences en milieu scolaire ; entre les désaccords gouvernementaux et la recherche de solutions appropriées le ministère a reporté les mesures proposées au mois de décembre. M. Blanquer fait l'expérience du terrain et de sa complexité loin du simplisme qu'il a pour habitude de pratiquer. Même s'il continue à prôner la présence de policiers au sein des établissements comme un fait positif plutôt qu'un aveu d'échec- ce qu'il est pourtant- la réalité quotidienne qui a été reliée via le #pasdevague a eu le mérite de rendre visible l'invisible et d'obliger le gouvernement à réagir comme si les problèmes étaient découverts là maintenant.

M. Blanquer fait l’expérience du terrain et de sa complexité loin du simplisme qu’il a pour habitude de pratiquer.
Même s’il continue à prôner la présence de policiers au sein des établissements comme un fait positif plutôt qu’un aveu d’échec- ce qu’il est pourtant- la réalité quotidienne qui a été reliée via le #pasdevague  a eu le mérite de rendre visible l’invisible et d’obliger le gouvernement à réagir comme si les problèmes étaient découverts là maintenant.

La réponse apportée à la violence quotidienne, récurrente, vécue par les enseignants : quolibets, injures, prises à partie sur les réseaux sociaux, destruction des véhicules, menaces… ne peut se limiter à consigner les faits (cela existe déjà) si aucune volonté politique et administrative ne vient conforter les personnels dans leurs demandes .
Car la  fonction d’enseignant est ainsi devenue au fil du temps plus anxiogène que le métier de policier et le taux de suicide plus élevé que dans n’importe quelle autre profession. Mais le ministre ne s’adresse pas à la profession, il parle d’abord à l’opinion publique .

Ainsi, ce même ministre ferme des postes d’enseignants, diminue le nombre d’heures de surveillance, n’augmente pas le nombre de médecins de prévention, laisse toute une profession à l’abandon d’elle-même, sans formation et prévoit le recrutement massif de contractuels : la véritable violence scolaire est là : institutionnelle ! Une politique n’est pas conçue pour plaire mais pour répondre aux problématiques posées ou au moins tenter de le faire.

Cet évènement saisissant ne doit pas être utilisé pour montrer à l’opinion combien notre institution se préoccupe de ses agents mais rendre tout cela réel, car nous savons tous combien il est difficile d’être soutenu dans nos démarches, combien l’institution cherche à dissimuler l’ampleur des phénomènes même et y compris concernant la question des suicides.

L’idée même que les personnels se suicident en partie du fait de leur métier est parfaitement inadmissible à entendre pour tous les gouvernements : comme ce fut le cas en 1997, puis il y a deux ans dans notre académie et comme c’est le cas partout en France, chaque année.
Alors oui, nous espérons de nos vœux un véritable  changement de paradigme.

Le SAIPER UDAS

   

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