Affaire des ex-paillotes à l'Hermitage :

Le délibéré prolongé : Anthony Cayambo et Clément Dubard, fixés sur leur sort le 25 avril


Publié / Actualisé
Lors de leur passage devant le tribunal correctionnel mardi 12 mars 2019, six mois de prison ferme ont été requis contre Anthony Cayambo et Clément Dubard. Les deux hommes étaient jugés pour des faits supposés de dégradation sur les ex-paillotes de l'Hermitage. Fixé à ce jeudi 11 avril, le délibéré a été prorogé au jeudi 25 avril prochain. (Photo : RB/Imaz Press Réunion)
Lors de leur passage devant le tribunal correctionnel mardi 12 mars 2019, six mois de prison ferme ont été requis contre Anthony Cayambo et Clément Dubard. Les deux hommes étaient jugés pour des faits supposés de dégradation sur les ex-paillotes de l'Hermitage. Fixé à ce jeudi 11 avril, le délibéré a été prorogé au jeudi 25 avril prochain. (Photo : RB/Imaz Press Réunion)

"La juge n’a pas pu rédiger le jugement car elle était en surcharge de travail. Un report a été décidé, fixé au 25 avril de cette année. J’ai bon espoir que ce délai supplémentaire permette au juge de mieux et de bien motiver sa décision et de prononcer une relaxe voire une dispense de peine," explique au tribunal maître Ali Mihidoiri, avocat de Clément Dubard.

Regardez :

Les faits remontent au dimanche 8 avril 2018. Le Kolektif Union Rényoné responsab (Kurr) avait organisé un rassemblement sur l'arrière-plage de l'Hermitage. En colère contre les paillotes, ces restaurants jugés illégaux, les manifestants ont ensuite envahi les terrasses : des toitures en paille ont été arrachées, des panneaux en bois cassés et des tables retournées.

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Soutenu par le Collectif de défense de DPM (domaine public maritime), le Kurr faisait référence au jugement du tribunal administratif rendu le 16 mars 2018 et suspendant l'autorisation temporaire d'occupation (AOT) du domaine public des paillotes. Les manifestants dénonçaient la non application de la décision de la juridication administrative.

Un long feuilleton judiciaire

L'Etat et la mairie de Saint-Paul se sont ensuite mis d'accord pour demander aux propriétaires des paillotes de déménager. Puis le tribunal administratif a tranché le 5 novembre 2018 : les restaurants ont dû remettre les lieux en l'état originel et démolir les constructions restantes. Cette décision désignait donc Coco Beach (regroupant la Mama et l'Hacienda), la Marmite, le Miveal et Loca Plage.

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Les établissements La Bobine et le K'Banon ont dû quant à eux détruire une partie de leurs terrasses pour respecter le domaine public maritime. Des amendes allant jusqu'à 1500 euros et des astreintes de 100 euros par jour de retard à compter de la signification du jugement ont également été prononcées. Puis le tribunal a complété sa décision par la suite, ordonnant la destruction totale des deux derniers restaurants. Il a estimé que tous les établissements se trouvant dans les 50 pas géométriques réglementaires et donc dans le domaine public maritime devaient être retirés pour de bon.

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Le collectif pour la défense du domaine public à l'origine des actions en justice a donc obtenu gain de cause. Les dernières paillotes encore ouvertes sur la plage de l'Hermitage ont été détruites le 18 décembre 2018.

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