[LIVE/PHOTOS/VIDÉOS] Trois semaines après le triple infanticide :

Rivière des Galets : près de 200 personnes marchent en blanc contre les violences intrafamiliales


Publié / Actualisé
Il y a près de trois semaines, un père assassinait ses trois garçons, âgé de 2 ans, 4 ans et 5 ans à La Rivière des Galets. Un énième drame, une énième tragédie. Contre toutes les violences intrafamiliales qui "continuent de grossir les colonnes de nos journaux à un rythme toujours plus effréné," les associations E.P.A (Ecoute-Moi !, Protège-Moi!, Aide- Moi!) et Entrèd à Nou organisent une marche blanche, ce samedi 13 avril 2019. Le rendez-vous est fixé au stade Mandela à La Rivière des Galets à 10 heures. Suivez-nous, nous sommes en live. (Photo : RB/Imaz Press Réunion)
Il y a près de trois semaines, un père assassinait ses trois garçons, âgé de 2 ans, 4 ans et 5 ans à La Rivière des Galets. Un énième drame, une énième tragédie. Contre toutes les violences intrafamiliales qui "continuent de grossir les colonnes de nos journaux à un rythme toujours plus effréné," les associations E.P.A (Ecoute-Moi !, Protège-Moi!, Aide- Moi!) et Entrèd à Nou organisent une marche blanche, ce samedi 13 avril 2019. Le rendez-vous est fixé au stade Mandela à La Rivière des Galets à 10 heures. Suivez-nous, nous sommes en live. (Photo : RB/Imaz Press Réunion)

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    Dépôt d'une motion

    A la fin de la marche les associations partenaires se réuniront afin de travailler ensemble sur les problématiques de terrain. Des revendications et des propositions seront rédigées, signées et remises aux autorités compétentes. Ufr et le Cevif se sont associés pour déposer une motion aux autorités

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    Avant la fin de la marche, un nouvel arrêt au "Terrain de sable" à quelques mètres des lieux du drame. Trois minutes de silence sont observées, une pour chaque enfant.

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    Dans le cortège, des pancartes "Pourquoi?" ou "A tous les petits innocents partis"

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    Beaucoup d'émotion dans le cortège

    "Je suis touché par ce drame, et je voulais accompagné mon fils Soan, il tenait à venir. C'est important. Il y a encore trois semaines, les enfants étaient en vie et couraient partout", explique, très ému ce papa.

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    Une nouvelle minute de silence

    Nouvel arrêt pour le cortège blanc : devant l'école maternelle où était scolarisé l'un des marmailles. Une minute de silence est de nouveau observée.

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    Il y a parfois trois générations qui marchent dans le cortège : grand-parents, parents, enfants. Dans la foule, une homme explique : "c'est important de se monter solidaire, pour La Réunion. Même s'il fait très chaud, je suis venu!"

    Des figures politiques, associatives et religieuses sont présentes

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    Il y a de plus en plus de monde : entre 200 et 300, une marée blanche avance dans les étroites rues de la Rivière des Galets, sous un soleil de plomb :

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    Une deuxième minute de silence est observée

    Devant l'école des enfants assassinés, une minute de silence est observée.

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    "Il faut que le gouvernement fasse quelque chose pour protéger les enfants," estime une manifestante. Un autre, venu du Port explique : "Il faut arrêter toute cette maltraitance, toute cette violence"

    Dans la foule, des figues politique : le maire du Port, Olivier Hoarau, les députées Huguette Bello et Nathalie Bassire.

    Le cortège avance tout doucement. Le premier arrêt est fait : tout le monde observe une minute de silence

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    Entre 200 et 300 personnes marchent

    Le cortège prend la direction du lieu du drame. Il y a beaucoup, beaucoup de monde. Des adultes mais aussi des enfants, tous et toutes sont vêtus de blanc. Ils viennent de partout, pas seulement du Port.

    "Je suis venue parce que je suis une maman. Je partage la douleur de la maman des trois enfants : elles est courageuse, elle peux compter sur la solidarité. Mais nous sommes là et nous nous battons tous les jours."

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    Dans le cortège, le petit Soan : "C'est important pour moi d'être là aujourd'hui, en tant qu'enfant réunionnais je trouve que ça arrive trop"

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    Début de la marche

    La marche commence, les gens portent tous un t-shirt blanc, en hommage aux petites victimes:
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    Avant de lancer la marche, un enfant prend la parole et présente ses condoléances à la famille

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    Bonjour La Réunion,

    Nous sommes dans le cortège pour suivre la Marche Blanche qui partira du stade Nelson Mandela à La Rivière des Galets dans quelques minutes. Tout au long de cette marche, il y aura trois arrêts et à chaque arrêt, une minute de silence

À propos

C’est une marche qui «se veut symbolique et qui a pour objectif d’éveiller les consciences sur la place de l’Enfant,» indique les associations. Les adultes sont invités à revêtir un haut blanc.  Assisteront à la marche : l’association «petit cœur», l’association «Paire de cœurs», l’association «Tu es mon autre», l’association CEVIF, l’association «Lékol du bonheur», l’Association «Envers nous-même prévention» ; «L’atelier du futur papa» et enfin «Roulez mon zavirons».

Suite à cette marche les associations partenaires se réuniront afin de travailler ensemble sur les problématiques de terrain. Des revendications et des propositions seront rédigées, signées et remises aux autorités compétentes.

Pour rappel, dimanche 24 avril, un père de famille a noyé ses trois fils de 2 ans, 3 ans et 5 ansdans la baignoire de la maison familiale à la Rivière des Galets, un quartier populaire de la commune du Port. Seule la fille ainée, âgée de 9 ans a échappé à la tuerie. Elle est parvenue à s'enfuir et à se réfugier chez un oncle résidant à proximité du lieu du drame. Après les faits, l’homme a tenté de tué en se pendant.

Lire aussi => Rivière des Galets : un homme tue ses trois jeunes fils
et => Triple infanticide : le père mis en examen pour assassinats

Le père et la mère des victimes étaient séparés depuis plusieurs semaines. La mère de famille disait subir des violences de la part de son compagnon. Début février elle et ses quatre enfants avaient quitté le domicile familial. Ils avaient été hébergés en urgence à Bras-Panon dans une structure d'accueil pour femmes battues.

La mère de famille avait accepté que les enfants aillent passer les deux semaines de vacances scolaires chez leur père.

Si l'homme "était connu des services de police pour des délits routiers. Il n'était pas connu pour des faits de violences sur ses enfants" avait précisé le procureur de la République Eric Tuffery.

Ce drame a choqué toute La Réunion. Des milliers de messages de condoléances et de soutien à la famille des victimes ont été postés sur les réseaux sociaux.

www.ipreunion.com

   

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