Salons de coiffure et d'esthétique :

La Covid-19 n'a pas fait flamber les prix


Publié / Actualisé
Gel hydroalcoolique, masques, visières de protection, ou encore distanciation sociale, font désormais partie du quotidien de tous les salons et instituts de l'île, Covid-19 oblige. Un dispositif sanitaire qui représente financièrement un coût pour les professionnels du secteur. Pour autant les prix des prestations n'ont pas explosé (Photo rb/www.ipreunion.com)
Gel hydroalcoolique, masques, visières de protection, ou encore distanciation sociale, font désormais partie du quotidien de tous les salons et instituts de l'île, Covid-19 oblige. Un dispositif sanitaire qui représente financièrement un coût pour les professionnels du secteur. Pour autant les prix des prestations n'ont pas explosé (Photo rb/www.ipreunion.com)

Inévitablement en contact avec la peau des clients, les professionnels de la coiffure et de l'esthétique ont été tenus de respecter des conditions sanitaires sine qua none à la réouverture de leurs salons et instituts. Il faut alors redoubler de vigilance, prévoir toutes les protections et réorganiser sa boutique pour accueillir la clientèle dans le respect des gestes barrières.

Un investissement qui a un coût, comme l’explique Bruna, responsable d’un institut dans l’Ouest. “On a augmenté nos tarifs de 2 euros, une petite participation pour rattraper la perte financière occasionnée par le confinement et le coût de l’équipement d’environ 1000 euros. On est obligé, même si la clientèle n’est pas forcément d’accord.”

Une décision que ne partage pas tous, à l’image de Frédéric qui tient un salon de coiffure à Saint-Denis. “J’ai acheté 5 bouteilles d'un litre de gel pour 90 euros en mars, deuxvisières à 100 euros, du plexiglas pour la caisse et le bac à 100 euros, et une fois par mois des masques bien sûr, soit un total d’environ 400 euros pour être aux normes. Donc faire une augmentation sur les tarifs, je trouve que c'est abuser personnellement”souligne ce professionnel.

Même attitude dans un institut dans le sud, et ce malgré un investissement matériel conséquent. “Ça serait malvenu”, déclare Lydia la responsable, “et pourtant on a dépensé près de 6000 euros et au niveau clientèle, c’est devenu complétement aléatoire, au jour le jour. Mais oui ça se serait malvenu”, insiste-t-elle.

"Dans ce secteur, chacun est libre de fixer ses propres prix" précise Marie-Pierre Lafosse-Rivière, présidente de l’Unec Réunion (syndicat de la coiffure).

“Beaucoup ont pris la liberté d’augmenter les tarifs de 2 à 4 euros lors de la reprise et ils en ont le droit juridiquement, en tant que chef d’entreprise. Des tarifs par ailleurs à justifier en cas de contrôle”, assure-t-elle.

“Les week-ends représentent en général environ 40 % du chiffre d’affaire d’un salon, et les événements comme les mariages, communions, pèsent lourds dans la balance. Le prix d’une coiffure de mariée varie entre 90 à 190 euros, mais actuellement il n’y en a pas. C’est l’effet domino” termine-t-elle.

sb / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Geenec, Posté
M' en fout j'ai acheté une tondeuse