Régionales 2015 - 58,4% des Dionysiens ont voté en faveur de Didier Robert :

Saint-Denis : une victoire qui aiguise l'appétit de la droite


Publié / Actualisé
Avec 58,4% des voix en faveur de Didier Robert, les Dionysiens ont adressé un signal fort de défiance au Maire de Saint-Denis, Gilbert Annette. Après l'échec des départementales, ce résultat plus qu'inquiétant, combiné à une majorité divisée, a de quoi réjouir dans le camp d'en face où certaines personnalités rêvent déjà de conquête aux municipales de 2020.
Avec 58,4% des voix en faveur de Didier Robert, les Dionysiens ont adressé un signal fort de défiance au Maire de Saint-Denis, Gilbert Annette. Après l'échec des départementales, ce résultat plus qu'inquiétant, combiné à une majorité divisée, a de quoi réjouir dans le camp d'en face où certaines personnalités rêvent déjà de conquête aux municipales de 2020.

"Premier des socialistes", artisan de l’alliance avec Huguette Bello, quatrième sur la liste fusionnée du second tour, présent aux meetings, prenant systématiquement la parole, organisant de nombreuses réunions de cellules, Gilbert Annette a incontestablement été l’un des acteurs majeurs de ces élections régionales à gauche.

Pourtant, le score enregistré à Saint-Denis est une véritable claque électorale pour Gilbert Annette. Avec 58,4% des suffrages en faveur de Didier Robert dans le chef-lieu, le maire de Saint-Denis vient d’enregistrer une cuisante défaite qui reflète certainement l’incompréhension des électeurs face à cette union du second tour, constat reconnu par Gilbert Annette lui-même au soir de la défaite. Mais est-ce là la seule explication ?

Du côté de la droite, on y voit surtout l’effondrement du " système Annette. Conséquence, ce résultat n’a fait qu’aiguiser l’appétit de la droite qui y voit un boulevard en vue de 2020, date des prochaines élections municipales. Mais force est de reconnaître que cette bataille ne sera pas de tout repos, compte tenu du nombre de prétendants potentiels à l’écharpe tricolore.

Grande gagnante sur Saint-Denis, Nassimah Dindar, présidente du Département, est sans conteste devenue la leader de la droite et du centre sur le chef-lieu. Reste à voir si elle souhaite partir à la conquête de la mairie. Frappée par la règlementation sur le non cumul des mandats, elle a d’ores et déjà annoncé son souhait de démissionner de son poste de conseillère municipale d’opposition à la mairie pour se consacrer pleinement à ses mandats au Département et à la Région. Partir pour mieux revenir ? Rien n’est moins sûr. Une chose est certaine, après la victoire aux départementales et l’excellent score enregistré aux régionales, elle est la mieux positionnée aujourd’hui en vue de 2020.

A moins qu’elle ne décide de soutenir d’autres personnalités lors de cette prochaine bataille des municipales. Certains évoquent le nom d’Alain Armand, président du MRA (Mouvement La Réunion Autrement), conseiller départemental de Saint-Denis, personnalité du centre-gauche qui a soutenu Didier Robert dans le cadre de cette campagne, et dont on dit qu’il a d’excellentes relations avec la présidente du Département. Alain Armand est une personnalité qui a pignon sur rue à Saint-Denis et qui pourrait profiter pleinement d’un soutien de Nassimah Dindar pour renforcer son assise électorale et partir à la conquête de la mairie.

Nadia Ramassamy peut aussi faire figure de favorite dans cette course à la mairie. La vice-présidente du Département, réélue à la Région, a en effet le mérite de la constance. Elle s’est implantée durablement sur Saint-Denis où elle a battu, aux côtés d’Alain Armand, Gérard Françoise et Audrey Belim dans le fief du maire de la ville, lors des départementales de début d’année. Présente sur la liste de Didier Robert, elle peut également revendiquer une part du mérite de l’excellent résultat enregistré sur Saint-Denis par le président de Région sortant, ce qui renforce encore davantage sa légitimité en vue des prochaines échéances électorales.

Une autre personnalité, et non des moindres, rêve certainement d’un destin municipal en 2020. Jean-Jacques Morel, conseiller départemental et élu d’opposition à la mairie de Saint-Denis, soutien fidèle à Didier Robert, n’a jamais caché son ambition de mener une liste face à Gilbert Annette. Ce dernier semble être aujourd’hui un des plus fervents opposants à la politique de la mairie, ce qui le hisse parmi les principaux candidats à la candidature.

On pourrait aussi citer le nom de Michel Lagourgue, qui a disparu des radars depuis l’annonce de la liste de Didier Robert dans laquelle il ne figurait pas. Simple prise de recul ou bien véritable rancune contre la tête de liste " RéunionNous " qui a sacrifié son fidèle lieutenant sur l’autel de l’union ? Les prochains mois donneront certainement une indication sur sa posture. Une chose est sûre, avec 11,57% des voix recueillis lors des municipales de 2014, Michel Lagourgue peut s’enorgueillir d’être une alternative crédible pour la droite dionysienne.

Enfin, quid de Gino Ponin-Ballom et de René-Paul Victoria ? Les deux anciens ténors de la droite dionysienne ont été balayés lors des départementales pour le premier et lors des régionales pour le second. Si leur déclin politique est aujourd’hui incontestable, on ne peut pas préjuger de leur posture en 2020 où un retour n’est pas à exclure. " Le combat continue ", avait d’ailleurs souligné René-Paul Victoria à l’issue de son élimination au premier tour des régionales.

En attendant 2020, un premier test aura lieu en 2017 à l’occasion des législatives qui suivront la présidentielle. Le combat risque alors d’être féroce à droite où chacun essaiera d’asseoir définitivement sa légitimité en vue des municipales. 

www.ipreunion.com
 

   

4 Commentaire(s)

Mécoué, Posté
Le problème en général de la Gauche, c'est qu'en matière de gestion économique et de perspective sociale, elle ne propose rien de bien différent de la Droite. Sous toutes gouvernances depuis 81 au moins, les Riches sont encore plus riches et les pauvres plus pauvres et surtout de plus en plus nombreux.
La liberté sans éthique et responsabilité, depuis a cassé l'esprit France. Si la perversité a toujours existé, par contre la société jusqu'à cette époque, globalement, fonctionnait avec des règles bien établies entre les limites du " Bien et du Mal ". Sortir des " clous " c'était s'exposer à assumer pleinement les conséquences de son acte.
Maintenant avec la permissivité généralisée au nom de la liberté, " l'éducateur " doit se soumettre à priori à l'acceptation de " celui " qui doit bénéficier de l'éducation, ( c'est le " tuteur " qui doit plier ?? ). Par ces états de faits, aux valeurs de solidarité, de respect, d'effort, de partage, se sont opposées et imposées : trivialités, exigences, égoïsme, opportunisme...
La Gauche, sous de faux prétexte de modernisation et surtout de productivité assassine, a préféré créer les emplois aidés, les agences d'intérim... en lieu et place de déterminer les limites d'intervention des machines hyper performantes et des automatisations outrancières dans le monde du travail.
La Gauche a fuit ses responsabilités dans ce domaine, comme elle a été complice du monde du " capital apatride " en ne s'opposant pas à la concurrence déloyale qu'importe la mondialisation à l'intérieur de nos frontières. Dans ce jeu de dupes les peuples, pauvres et riches sont les dindons de la farce pour eux les subsides, l'essentiel des profit allant à une minorité bien abritée, " les marionnettistes du monde"
Donc pour une politique qu'en faveur du Capital, autant laisser la place aux capitalistes.

Le " Pain " se gagne par la sueur du front, ne plus transpirer et faire travailler la machine à notre place, (le niveau technologique atteint permet déjà sans faire de la science fiction de supprimer au moins 80% des emplois salariés existants encore), comment alors faire, à part tendre de plus en plus la main pour un bout de pain ?

La Gauche est sensée être au service du partage, de l'équité, de l'émancipation et de la construction d'un monde plus juste, comment par le travail qui anoblit et rend digne ( hors informatique, il n'y aura jamais là de place pour tous), comptez-vous renverser la vapeur ?
Autour d'Huguette avec ces fortes personnalités, il y a une dynamique de créer, si le nombrilisme n'y vient pas semer son trouble, vous pouvez être le fer de lance pour révolutionner le combat contre le chômage, engagement qui a fait cruellement défaut par manque de nouveauté et de perspicacité dans vos programmes respectifs.
Enfin ce qui a marqué la différence et fait le succès " d'en face ", c'est entre autres et hélas, les vacances aidées pour tous et aussi première intervention d'envergure programmée en faveur des marchands ambulants pour " vente de bruit ".
Comment après ça, ne pas envisager sereinement l'avenir ???
Rene, Posté
nassimah a la carrure d'etre le prochain maire
Mardé, Posté
La Droite et le Centre doivent choisir un nouveau candidat s'ils veulent reprendre la Mairie.
Il faut en finir avec ces personnes là, il existe car la tendance est favorable à La Droite mais ils ne passent plus dans l'opinion publique.
TAGOUN, Posté
"Grande gagnante sur Saint-Denis, Nassimah Dindar, présidente du Département, est sans conteste devenue la leader de la droite et du centre sur le chef-lieu" AU SECOURS la démocratie est vraiment malade !