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Saint-Paul - Table ronde :

Des ateliers pour faire face au risque requins


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Une table ronde était organisée ce lundi 25 juillet 2011 à la mairie de Saint-Paul. L'objectif : réunir institutionnels et professionnels de la mer afin de trouver des solutions pour faire face au risque requins, après les quatre attaques qui ont eu lieu sur la côte Ouest depuis le début de l'année 2011. Après une après-midi de discussions, les interventions ont finalement débouché sur des ateliers de travail organisés selon trois axes : connaissance du risque, prévention et gestion (Voir aussi article "Huguette Bello : nous n'allons pas fermer Boucan").
Une table ronde était organisée ce lundi 25 juillet 2011 à la mairie de Saint-Paul. L'objectif : réunir institutionnels et professionnels de la mer afin de trouver des solutions pour faire face au risque requins, après les quatre attaques qui ont eu lieu sur la côte Ouest depuis le début de l'année 2011. Après une après-midi de discussions, les interventions ont finalement débouché sur des ateliers de travail organisés selon trois axes : connaissance du risque, prévention et gestion (Voir aussi article "Huguette Bello : nous n'allons pas fermer Boucan").
Une vingtaine d'intervenants était présent à la mairie de Saint-Paul ce lundi après-midi. "Surfeur, plongeur, pêcheur, chercheur, commerçant, chacun a pu donner son avis sur ce qu'il fallait faire face au risque que représente le requin dans les eaux réunionnaises", indique Thomas Campeaux, sous-préfet de Saint-Paul. "C'est normal, c'est un risque qui concerne toute la population, et qui relève donc de la responsabilité collective : les institutionnels comme les professionnels de la mer ont leur mot à dire", ajoute-t-il.

Le sous-préfet note par ailleurs : "Certains ont fait des suggestions intéressantes, d'autres ont fait des propositions un peu plus farfelues. Au final, nous avons opté pour la mise en place de trois groupes de travail". Le premier concerne la connaissance du risque : "Nous devons établir une liste des espèces qui circulent dans les eaux réunionnaises, les quantifier, mais aussi étudier sérieusement les facteurs environnementaux. Ce qui nous permettra d'améliorer la réglementation et les procédures d'alerte".

En effet, comme le souligne Huguette Bello, maire de Saint-Paul, "aujourd'hui, nous avons besoin de certitude, et il nous est nécessaire d'avoir une base de données sur les requins. Plus nous les connaîtrons, plus nous serons fixés sur les mesures que nous devrons prendre", indique la députée-maire.

Le deuxième axe concerne la prévention du risque. "Pour cela, nous allons tenter de sensibiliser la population sur les comportements individuels en mer", explique Thomas Campeaux. "Notre objectif est de produire une plaquette objective et informative", assure Huguette Bello. "Cessons d'être subjectif. Nous devons estimer quel est le risque existant, et où il se situe, c'est pour cela que nous devons entreprendre un vrai travail de recherche, qui sera animé par des scientifiques", affirme la députée-maire.

L'accent est aussi mis sur la responsabilité individuelle de chacun. "On ne peut pas mettre un gendarme derrière tous les baigneurs. Chacun doit se protéger et tenir compte des dispositifs qui existent déjà. Quand un drapeau est rouge, la baignade est interdite, même s'il est vrai que ce dispositif ne concerne pas seulement les requins", concède le sous-préfet de Saint-Paul. "Il y aura certainement une nouvelle signalétique à mettre en place", ajoute-t-il.

Il a également été demandé aux écoles de surf de participer à l'élaboration de la plaquette d'information afin de sensibiliser les citoyens. Il est par ailleurs recommandé aux baigneurs d'éviter les eaux troubles, d'éviter les activités nautiques après les épisodes pluvieux ou encore de se rendre en mer à l'aube ou au crépuscule.

Le troisième axe concerne la gestion du risque, et notamment la diffusion de l'alerte. Cependant, difficile de vérifier si un requin est bien présent en mer. Dans cette période d'attaque, certains croient voir un requin alors qu'il n'y en a pas. "Mais nous devons sécuriser la population", déclare Huguette Bello. "La vie humaine est précieuse. S'il y a un potentiel risque, nous devons interdire l'accès aux plages pour éviter de perdre des gens", signale-t-elle, avant d'ajouter qu'il y a "un vrai travail à faire concernant la gestion du risque".

C'est donc davantage un plan de réflexion qu'un plan d'actions qui a été établi. Une prochaine réunion de travail est prévue d'ici deux à trois semaines. En attendant, les institutionnels et professionnels de la mer appellent à la prudence des baigneurs, mais ont tenu à les rassurer quand même. Selon Fabienne Couapel-Sauret, conseillère régionale, "il y a eu environ 26 signalements de requins cette année. Un chiffre qui reste dans la moyenne par rapport aux années précédentes". Le risque ne semble donc pas plus accru.

Samia Omarjee pour
   

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