Réduction du risque requins :

Le marquage des squales est lancé


Publié / Actualisé
C'est ce mardi 18 octobre que l'opération de marquage de requins débute. L'opération constitue la phase préparatoire du programme d'études scientifiques sur les requins côtiers de La Réunion. Son objectif : permettre l'acquisition de données scientifiques sur la population des espèces bouledogues et tigres potentiellement sédentarisées près des côtes. Après marquage, les requins seront relâchés.
C'est ce mardi 18 octobre que l'opération de marquage de requins débute. L'opération constitue la phase préparatoire du programme d'études scientifiques sur les requins côtiers de La Réunion. Son objectif : permettre l'acquisition de données scientifiques sur la population des espèces bouledogues et tigres potentiellement sédentarisées près des côtes. Après marquage, les requins seront relâchés.
Ce lundi 17 octobre 2011, c'est à la sous-préfecture que l'opération marquage de requins a été présentée. Effective dès ce mardi 18 octobre, elle vise les spécimens de types bouledogue et tigre, qui se sont potentiellement territorialisées dans les eaux réunionnaises, et qui sont les auteurs des attaques de cette année 2011.

"Cette opération s'étendra initialement sur une période prévisionnelle de 4 mois. Elle aura lieu deux fois par semaine et concerne les eaux bordant le littoral saint-paulois. Deux bateaux seront déployés sur mer : l'un destiné à la pêche, l'autre au marquage. La capture des requins sera effectuée par un pêcheur professionnel, Thierry Gazzo, sans amorçage, en utilisant les techniques de pêche à la palangre ou à la traîne. Il s'agit d'attraper le requin sans le blesser. L'animal sera ensuite transmis à l'équipe scientifique menée par l'association Squal'Idées et l'IRD (institut de recherche pour le développement)", explique Thomas Campeaux, sous-préfet de Saint-Paul.

Le marquage des requins se fera à l'aide de trois balises. La première, le Rototag, est une balise externe qui sera apposée sur l'aileron dorsal des spécimens pour les identifier. Une autre balise sera placée à l'intérieur des espèces, afin de les localiser et de mieux connaître leurs déplacements et leurs habitudes. "Il s'agit, par une opération de chirurgie, de placer une balise émettrice dans le requin. Quand ce sera fait, l'animal sera relâché en mer, et par le biais de stations d'écoute acoustique que nous disposerons sur les bouées de la réserve marine, nous pourrons récupérer différents types d'informations", indique Marc Soria, chercheur écologue marin à l'IRD. La troisième balise consiste à poser une marque dite "mini-PAT" sur le dos des requins. Il s'agit d'une marque externe, qui se détache du squale au bout de six mois et envoie des données par Argos.

Les marquages auront pour objectif de fournir des connaissances aux scientifiques sur les requins, car il n'en existe que très peu actuellement. "Cela nous permettra de savoir quel spécimen est présent et où il se trouve, si sa présence est fréquente, s'il s'est territorialisé. Nous aurons aussi une première estimation sur la population de requins, des estimations sur le nombre, l'âge et le sexe des espèces. C'est important de le savoir car en fonction de ces critères, les espèces n'ont pas le même comportement. Il ne s'agit pas de les capturer, nous n'avons donc pas de nombre défini, ou de taille minimum. On espère pouvoir en marquer un maximum afin d'avoir des données les plus objectives possibles", annonce Marc Soria.

Cette opération de marquage s'inscrit dans le cadre de l'une des deux études financées conjointement par l'Etat et la Région. Cette première étude relative à la population de requins dans les eaux réunionnaises, est pilotée par l'IRD. Elle est nommée sous l'appellation projet CHARC (connaissances de l'écologie et de l'habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte Ouest de La Réunion). S'appuyant sur près de 80 marquages acoustiques et sur les observations de deux caméras sous-marines, le projet permettra le suivi de plusieurs dizaines de requins tigres et bouledogues. Il permettra aussi d'établir les facteurs potentiels de risque (turbidité, température, pollution, DCP, réserve...).

A noter que pour le bon déroulement des opérations de marquage, et pour préserver la sécurité des usagers de la mer, le mouillage, le stationnement, la circulation de tout navire immatriculé ainsi que les activités de pêche et de plongée sous-marine sont interdits dans un rayon de 0,5 mille autour des bateaux désignés pour l'opération. Les activités de baignade et de loisirs nautiques sont elles interdites aux abords de la zone de pêche pendant la journée au cours de laquelle a lieu l'opération.

Samia Omarjee pour
   

1 Commentaire(s)

Jihade, Posté
Hello, my name is jihade, from morocco. I am a first year PhD student doing a study on the squalids of the Atlantic Moroccan center.
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thank you
good day
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