Colère contre la vie chère :

Barrages des transporteurs au Port et à Cambaie


Publié / Actualisé
Depuis 6 heures ce lundi 20 février 2012, les transporteurs ont installé des barrages filtrants aux ronds-points des Danseuses et des Vilebrequins au Port , de Cambaie à Saint-Paul ainsi que dans les zones industrielles de Saint-Louis. Les voitures et deux-roues passent, mais les poids lourds et tous les autres véhicules professionnels ne peuvent franchir les blocages. C'est pour protester contre le prix des carburants et la baisse du pouvoir d'achat en général que les professionnels de la route ont repris leurs barrages de route. Un important cordon de gendarmes mobiles a été mis en place aux abords de la SRPP au Port afin d'empêcher tout blocage. Mais tous les accès à la commune du Port étant bloqués pour les camions, les livraisons de carburants ne pourront de toute façon pas avoir lieu. Ces nouveaux barrages des transporteurs se produisent alors que partout dans l'île des mouvements spontanés contre la vie chère rassemblent de plus en plus de personnes.
Depuis 6 heures ce lundi 20 février 2012, les transporteurs ont installé des barrages filtrants aux ronds-points des Danseuses et des Vilebrequins au Port , de Cambaie à Saint-Paul ainsi que dans les zones industrielles de Saint-Louis. Les voitures et deux-roues passent, mais les poids lourds et tous les autres véhicules professionnels ne peuvent franchir les blocages. C'est pour protester contre le prix des carburants et la baisse du pouvoir d'achat en général que les professionnels de la route ont repris leurs barrages de route. Un important cordon de gendarmes mobiles a été mis en place aux abords de la SRPP au Port afin d'empêcher tout blocage. Mais tous les accès à la commune du Port étant bloqués pour les camions, les livraisons de carburants ne pourront de toute façon pas avoir lieu. Ces nouveaux barrages des transporteurs se produisent alors que partout dans l'île des mouvements spontanés contre la vie chère rassemblent de plus en plus de personnes.
Le mercredi 15 février, à la suite d'une forte pression du préfet - véhicules verbalisés, ou enlevés -, les transporteurs avaient levé les blocages filtrants installés depuis la veille dans toute l'île.

Mais Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (fédération nationale des transports routiers) l'avait annoncé dès le jeudi 16 février : "Les barrages recommenceront si nous n'obtenons pas satisfaction". À savoir une baisse des prix des carburants. "Nous avons demandé 25 centimes de baisse par litre. Le préfet nous dit que c'est absurde et bien qu'il nous fasse une proposition. Or il refuse de le faire et il organise une table ronde qui n'a rien à voir avec nos revendications. Ce n'est pas au préfet de donner des directives, c'est à la population de dire ce qu'elle veut", avait-il souligné le vendredi 17 février.

L'IPR (intersyndicale des professionnels de la route) et les associations de consommateurs, l'alliance des Réunionnais contre la pauvreté notamment, venaient de refuser de participer à la préfecture à la réunion de lancement d'une réflexion de quatre mois sur une éventuelle baisse des prix des carburants. "Tant que les vrais problèmes des Réunionnais, à savoir la cherté de la vie et la baisse du pouvoir d'achat ne seront pas mis à l'ordre du jour de la réunion, nous n'y participeront pas".

Ce même jour, des rassemblements spontanés de population se produisent dans plusieurs communes. La revendication dépasse largement la seul problème des carburants pour poser celui plus global de la cherté de la vie et de la perte du pouvoir d'achat.

Cette mobilisation populaire s'est poursuivie tout au long du week-end avec des prises de paroles, des défilés, des appels à la résistance. Le tout dans le calme. Depuis ce lundi matin, les transporteurs ont emboité le pas à ces manifestants contre "la hausse perpétuelle des prix". Cette fois de manière beaucoup plus stratégique. Ce sont essentiellement les accès au Port qui sont interdits aux poids lourds empêchant toute circulation des camions citernes de la SRPP. "C'est normal puisque en refusant la moindre baisse des prix ce sont les pétroliers qui sont les principaux fauteurs de troubles" commente un transporteur.

   

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