Réunion du comité réunionnais de réduction du risque requin :

Juste un bilan, pas de solutions concrètes


Publié / Actualisé
Un an après son installation, le comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) s'est réuni ce jeudi 14 février 2013 dans l'après-midi. Autour de la table, des représentants de l'Etat, du conseil régional, du conseil général, des communes côtières, des usagers de la mer, de la communauté scientifique et des associations. L'objectif était de dresser un bilan des actions en cours et de faire le point sur les actions à mettre en oeuvre dans le cadre de la gestion du risque requin. À l'issue de cette réunion de plus de trois heures, pas de solutions concrètes, juste des propositions, comme la mise en place d'un groupe de travail sous la présidence du directeur de la mer (DMSOI) pour définir les actions à mettre en oeuvre après une éventuelle attaque.
Un an après son installation, le comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) s'est réuni ce jeudi 14 février 2013 dans l'après-midi. Autour de la table, des représentants de l'Etat, du conseil régional, du conseil général, des communes côtières, des usagers de la mer, de la communauté scientifique et des associations. L'objectif était de dresser un bilan des actions en cours et de faire le point sur les actions à mettre en oeuvre dans le cadre de la gestion du risque requin. À l'issue de cette réunion de plus de trois heures, pas de solutions concrètes, juste des propositions, comme la mise en place d'un groupe de travail sous la présidence du directeur de la mer (DMSOI) pour définir les actions à mettre en oeuvre après une éventuelle attaque.

Où en est la gestion du risque requin ? C'est pour répondre à cette question que les représentants de l’Etat, du conseil régional, du conseil général, des communes côtières, des usagers de la mer, de la communauté scientifique et des associations se sont réunis ce jeudi après-midi à l’occasion de la seconde réunion plénière du C4R. Une réunion qui a servi à rappeler l'ensemble des mesures mises en oeuvre par l'Etat depuis 18 mois dans le cadre de la réduction du risque requin, les résultats intermédiaires de l'étude CHARC ou encore l’opération risque ciguatera, plutôt qu'à faire émerger de véritables solutions.

"Il s’agissait d’un simple bilan des action menées par l’État concernant la réduction du risque requin", explique Jean-François Nativel, secrétaire général de Océan Prévention (OPR). Selon lui, cette réunion a toutefois permis quelques avancées et a effleuré le "tabou de la pêche aux requins à des fins préventives".

Il précise aussi que de nouvelles pistes de sécurisation ont été évoquées, notamment par la poursuite du programme ciguatera, qui permet de débloquer la consommation de requin, à savoir les espèces tigre et bouledogue. Ce qui devrait permettre, indique-t-il en substance, de retrouver un certain équilibre qui existait dans les années 90. "Nous espérons que la pêche reprendra pour la commercialisation des squales et la régulation de nos plages", ajoute, pour sa part, Robert Boulanger, président de la ligue de surf de La Réunion.

Également évoqué lors de cette réunion, le dispositif vigie requin. L’occasion pour Jean-Luc Marx de confirmer que les contrats aidés concernant les "vigies requins" immergées ne seraient pas reconduits en 2013. "Il faudra prouver avant la date butoire que le système est efficace. Ce n’est pas un problème d’efficacité mais de responsabilité de l’État", affirme Robert Boulanger, avant d’annoncer qu’un bureau d’études va être engagé.

Par ailleurs, quelques propositions ont été émises, comme le soutien financier du conseil régional pour tout projet innovant ou la mise en place d’un groupe de travail sous la présidence du directeur de la mer (DMSOI) pour définir les actions qui pourraient immédiatement être mises en œuvre après une éventuelle attaque.

Enfin, les difficultés économiques que rencontrent les entreprises affectées par le risque requin étaient également au coeur des débats et ont fait l’objet de propositions. Ces dernières seront étudiées par les services de l’Etat.

   

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