C. Mattéi développe une application pour éviter les attaques de squales :

Risque requin - "Shark Alarm" informe et protège


Publié / Actualisé
Shark Alarm. C'est le nom d'une application en développement qui vise à informer sur le risque requin à La Réunion. A l'initiative de ce projet, on retrouve Christophe Mattéi, président de l'association Frères de la côte, professeur d'éducation physique et sportive, titulaire d'un doctorat en sciences cognitives et adepte du surf depuis 35 ans. Il élabore cette application en collaboration avec trois scientifiques de l'IRD (institut de recherche de développement).
Shark Alarm. C'est le nom d'une application en développement qui vise à informer sur le risque requin à La Réunion. A l'initiative de ce projet, on retrouve Christophe Mattéi, président de l'association Frères de la côte, professeur d'éducation physique et sportive, titulaire d'un doctorat en sciences cognitives et adepte du surf depuis 35 ans. Il élabore cette application en collaboration avec trois scientifiques de l'IRD (institut de recherche de développement).

Une application qui sert à évaluer le risque requin de façon subjective et à informer les pratiquants de sports nautiques, les autorités et le grand public en général. Voilà le projet sur lequel travaille Christophe Mattei et trois scientifiques de l’IRD. Les enjeux de cette application, dénommée Shark Alarm, sont nombreux : améliorer la sécurité des personnes, participer au maintien des sports nautiques côtiers, et notamment du surf à La Réunion, ou encore permettre le développement des activités touristiques et filières liées.

Shark Alarm se base sur trois fonctionnalités principales, dont l’évaluation du risque de manière journalière par les observations de tout un chacun (usager de la mer, maître nageur sauveteur…) et les observations satellite sur différents sites de La Réunion. Ces observations peuvent porter sur la turbidité de l’eau, la pluviométrie, les conditions nautiques, ou encore les signalements de requins. L’application vise à la création d’un réseau social d’information autour du risque requin, avec un carnet de bord par site afin d’informer le plus grand nombre. Le développement de Shark Alarm nécessiterait à peu près 4 000 euros selon Christophe Mattéi.

Le président de l’association Frères de la côte avait déjà lancé en mars 2012 une application pour smartphone, accessible en tapant "réduire le risque requin à La Réunion". Une application essentiellement destinée aux surfeurs. Il s’agit pour le surfeur de rentrer un certain nombre d’informations dans leur smartphone (s’il surfe seul ou en groupe, le nom du spot, les conditions météorologiques) avant de se mettre à l’eau, et l’application permet de déterminer la présence ou non du risque requin.

Par ailleurs, Christophe Mattéi souhaite apporter son soutien à un projet de la société belge Aquatek Technology qui permettrait d’éloigner les requins. Ce dispositif, encore à l’état de prototype, Imaz Press Réunion en avait déjà parlé le 9 octobre 2012. Pour rappel, le système se présente comme un "filet électromagnétique" selon Yves Eeckhout, chef de projet. Basé sur des technologies de pointe, le dispositif a pour objectif de dissuader le requin de nager dans les eaux proches de la plage sécurisée, tout en ne perturbant pas l'écosystème marin.

La société belge Aquatek Technology travaille en effet sur un programme de répulsif magnétique pour éloigner les requins. Une solution qui pourrait faire partie des dispositifs retenus à La Réunion pour lutter efficacement contre le risque squale.

"Le système se présente comme un filet électromagnétique. Il envoie des ondes électriques pour tenir à distance les requins. C’est un dispositif collectif, contrairement au shark shield qui est un système individuel", soulignait Yves Eeckhout, de la société Aquatek Technology. "Ce filet permet de délimiter un périmètre de protection. Il peut s’étendre sur des distances allant de 700 mètres à 1 km et aller jusqu’à 10 mètres de profondeur", ajoute-t-il. Ce qui a pour but de créer une "zone d’inconfort" pour les squales.

Si le prototype de la société belge fait penser aux filets anti-requin installés en Australie ou en Afrique du Sud, il s’en diffère par une caractéristique de taille. En effet, là où la solution des filets classiques peut nuire à la faune – y sont également piégés les tortues, dauphins et autres requins inoffensifs – la société Aquatek Technology a de son côté trouver une solution pour protéger la vie marine. "Le filet comporte des mailles assez larges pour ne pas perturber et piéger les animaux tels que les tortues et les dauphins", expliquait Yves Eeckhout.

Le dispositif a déjà été testé sur des requins bouledogues dans un aquarium en Italie, et sera testé en novembre en Polynésie sur les requins-citrons. Interrogé sur de possibles essais dans notre île, Yves Eeckhout répondait : "On aimerait bien faire des tests à La Réunion".

www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Pif,Piaf,pouf..., Posté
Mais ou était Mr frère de la cote ,depuis? La science fiction et les flamboyants ne font pas bon ménage Enfin rien de bien nouveaux apart de la récupération . Rien ne vaut des yeux sous leaux ,au lieu d'avoir la tête dans les étoiles .
Vol verra , on rit, Posté
Bravo again, Ce Mattéi a crée sa 1ere application en volant l'idée de Mr Faria, concernant un systeme de point qui permet de savoir s'il faut aller surfer ou pas ( s'il fait beau, ( 100pts ) , gros soleil ( 100pts ) et jolies vagues d'1m50 ( 100pts ) total 300 . Génial le risque est faible en dessous de 500, on peut tous aller surfer. En revanche , temps couvert ( +200 ) soleil absent ( +200) et fortes houles ( +200) drapeau rouge pour les baigneurs ( +200 ) on atteint 800, la il est fortement déconseillé d'aller surfer. Voilà une petite idée , en gros de sur quoi est basée son application. Moi j'appelle ça du plagiat. Et merci pour Shark Alarm qui a été au départ proposée a Mr Florès que j'admire pour son franc-parler et son courage . Bravo Mattéi pour le "gros boulot " que tu fais pour nous.
Herbert Leonard, Posté
Si l'appli vise à compiler et diffuser des informations avérées en temps réel (observations de requins par ex), pourquoi pas. En revanche, l'appli qui indique s'il existe ou non un risque après avoir tapé le nom du spot et 2-3 infos est proprement grotesque, ridicule (on se fonde sur les conditions des attaques de 2011 ?). De la prévision a posteriori ? L'IRD n'est plus à une pantalonnade près, voir les élucubrations pathétiques de Marc Soria avec la notion gigogne de "(non) sédentarité"...
X men, Posté
Comment dire, encore une nouvelle application fantaisiste qui malheuresement ne servira à rien, je préfère la surveillance et la sécurisation des vigies de PRR, plus sûre niveau sécurité qu'une petite application et puis, nous n'avons pas tous de smartphone...