Après l'attaque mortelle d'un squale sur un bodyboarder :

La Ligue et les associations de surf : "La Réunion est à la pointe de la protection des squales"


Publié / Actualisé
À la suite de la mort d'un touriste en voyage de noces, tué par un requin alors qu'il surfait sur le spot des Brisants (Saint-Gilles), la Ligue de Surf, les clubs de surf affiliés, les associations OPR et PRR, le collectif WEST estiment que "La Réunion se trouve à la pointe de la protection des squales dans le monde". Ils demandent à l'État de prendre une série de mesures visant à minimiser le risque requins et protéger les pratiquants des activités nautiques. Dans le communiqué publié ce vendredi soir 10 mai 2013, ils réclament notamment que "soient communiquées les conclusions intermédiaires du programme CHARC ainsi que les données brutes des relevés acoustiques tel que cela avait été décidé par le préfet en juillet 2012". Nous publions ci-dessous l'intégralité de ce communiqué
À la suite de la mort d'un touriste en voyage de noces, tué par un requin alors qu'il surfait sur le spot des Brisants (Saint-Gilles), la Ligue de Surf, les clubs de surf affiliés, les associations OPR et PRR, le collectif WEST estiment que "La Réunion se trouve à la pointe de la protection des squales dans le monde". Ils demandent à l'État de prendre une série de mesures visant à minimiser le risque requins et protéger les pratiquants des activités nautiques. Dans le communiqué publié ce vendredi soir 10 mai 2013, ils réclament notamment que "soient communiquées les conclusions intermédiaires du programme CHARC ainsi que les données brutes des relevés acoustiques tel que cela avait été décidé par le préfet en juillet 2012". Nous publions ci-dessous l'intégralité de ce communiqué

"Suite à l’attaque de requin survenue cette semaine, la Ligue Réunionnaise de Surf, les clubs de surf affiliés, les associations OPR et PRR, le collectif WEST se sont réunis et ont établi une feuille de route. Il est demandé à l’État de se positionner sur cette dernière et d’agir.

Aujourd’hui, nous déplorons que seules des mesures provisoires et intermédiaires aient été prises et que les problèmes de fond ne soient toujours pas traités.

Aussi, il est demandé :

· que le risque requin soit clairement expliqué aux touristes et à la population.

· que les études ciguatériques soient menées à terme au plus vite et que cela puisse aboutir à une reprise de la commercialisation de ce poisson.

· que soient communiquées les conclusions intermédiaires du programme CHARC ainsi que les données brutes des relevés acoustiques tel que cela avait été décidé par le préfet en juillet 2012, ces données pouvant contribuer à la prise de décision lors de la mise à l’eau des activités nautiques.

· un réaménagement de la réserve marine au niveau des zones d’activités nautiques, afin de permettre une réoccupation raisonnée de la colonne d’eau.

· de rétablir l’équilibre en régulant la population de requins tigres et bouledogues dans le respect de l’écosystème.

Nous rappelons qu’un risque ciguatera a entrainé l’interdiction de la commercialisation des requins côtiers depuis 1999, et que depuis 2004 la vente des ailerons de squales est strictement interdite à la Réunion.

Il se pourrait que la création de la réserve en 2007 ai créé des conditions favorables à l’épanouissement de cette population de prédateurs aux abords des côtes.

On peut raisonnablement penser au vu de ces données que La Réunion se trouve à la pointe de la protection des squales dans le monde. Les usagers de l’océan ne veulent plus servir de cobaye à une vaste expérimentation.

Nous rappelons aussi que nous souhaitons plus que jamais travailler en concertation avec l’ensemble des partenaires présents dans le but de contribuer à résoudre au plus vite cette crise, et dans l’intérêt de l’ensemble de la population réunionnaise".

   

1 Commentaire(s)

Atebo, Posté
finalement, la vie et l'histoire sont un éternel recommencement!!!!
messieurs et mesdames les surfeurs, vous n'avez pas l'impression de vous comporter un tout petit peu en colonisateurs de l'Océan?; parce qu'après tout, avant que vous ne découvriez ce nouveau joujou qu'est le surf, les populations aquatiques y vivaient déjà en toute harmonie, selon les règles de leur communauté. Il n'y était point question ni de tourisme ni d'économie;
je cite le petit Robert: "coloniser: envahir, occuper" Colonie: "réunion d'hommes partis d'un pays pour aller en habiter, en exploiter un autre"
l'océan est à priori la réserve marine naturelle par excellence; où voulez-vous qu'ils vivent les poissons? dans un bocal? dans les aquariums pour vous laisser leur place dans la mer?
après avoir envahi leur territoire dans les lagons de l'Ile, détruit les coraux, vous faites le choix de poursuivre l'envahissement au delà des barrières de corail; convenez tout de même que c'est à vos risques et périls; la colonie aquatique ne va tout de même pas se laisser faire sans réagir;
comment réagiriez-vous si je vous imposait planter ma tente dans votre jardin sous prétexte que j'adore le camping, que la végétation me procure beaucoup de plaisir, que votre piscine est bien attirante?
et puis, n'avez-vous pas l'impression de vous donner bonne conscience en parlant de " l'intérêt de l'ensemble de la population réunionnaise"? êtes-vous bien sûrs qu'elle partage largement vos idées et vos activités?
continuez vos activités si elles vous procurent du plaisir, mais respectez l'ordre de la nature; elle était là avant vous et restera là après vous
Illustration : Kwa Films

Kwa Films

37 reportage(s)