Réunion du comité opérationnel réunionnais de réduction du risque requin :

Risque requins : des principes actés mais pas de mesures immédiates


Publié / Actualisé
La préfecture a décidé, ce lundi 13 mai 2013, de mettre en place une expérimentation de pose de drum-line ou palangre de surface en baie de Saint-Paul. L'annonce a été faite à l'issue de la réunion d'urgence du Comité opérationnel réunionnais de réduction du risque requin (CO4R). Cette expérimentation se fera hors des limites de la zone de la réserve marine mais également des zones de surf et de baignades. La préfecture a ainsi repris l'une des propositions de la députée-maire de Saint-Paul Huguette Bello, qui avait adressé, en fin de semaine dernière, un courrier au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Elle avait alors rejoint la position député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert, qui a souligné, vendredi qu'il avait préparé avec ses services "un projet d'arrêté autorisant le prélèvement préventif des requins sur tout le territoire maritime de Saint-Leu placé sous sa responsabilité". Par ailleurs, le préfet Jean-Luc Marx a aussi précisé que la pêche scientifique afin de réévaluer le risque ciguatera sera relancée. Autre mesure : le lancement d'une étude sur le comportement des usagers de la mer.
La préfecture a décidé, ce lundi 13 mai 2013, de mettre en place une expérimentation de pose de drum-line ou palangre de surface en baie de Saint-Paul. L'annonce a été faite à l'issue de la réunion d'urgence du Comité opérationnel réunionnais de réduction du risque requin (CO4R). Cette expérimentation se fera hors des limites de la zone de la réserve marine mais également des zones de surf et de baignades. La préfecture a ainsi repris l'une des propositions de la députée-maire de Saint-Paul Huguette Bello, qui avait adressé, en fin de semaine dernière, un courrier au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Elle avait alors rejoint la position député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert, qui a souligné, vendredi qu'il avait préparé avec ses services "un projet d'arrêté autorisant le prélèvement préventif des requins sur tout le territoire maritime de Saint-Leu placé sous sa responsabilité". Par ailleurs, le préfet Jean-Luc Marx a aussi précisé que la pêche scientifique afin de réévaluer le risque ciguatera sera relancée. Autre mesure : le lancement d'une étude sur le comportement des usagers de la mer.

À l’issue de cette réunion d’urgence de près de trois heures, certains usagers de la mer, notamment les surfeurs, ne cachaient pas leur déception. Et pour cause : aucune mesure spectaculaire et immédiate afin de réduire le risque requin n’a été décidée.

Le préfet Jean-Luc Marx a, en effet, indiqué que le principe d’une expérimentation de pose de drum-line en baie de Saint-Paul a été acté. Ces sortes d'ancres auxquelles sont reliées des grosses bouées permettent, notamment, de capturer les squales grâce à un hameçon et de les garder vivants. Les requins récupérés sont marqués et peuvent être suivis dans le cadre de programmes scientifiques. Cette technique est notamment utilisée en Afrique du Sud et en Australie.

L’expérimentation se fera hors des limites de la réserve marine ainsi que des zones de surf et de baignade. Plusieurs réunions, notamment afin de définir le protocole et le financement, auront lieu dans les quinze prochains jours.

La préfecture reprend l’une des pistes de la députée-maire de Saint-Paul Huguette Bello. Dans un courrier adressé au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et rendu public ce samedi après-midi, elle avait notamment annoncé la décision de la commune saint-pauloise de "suspendre l'action de sécurisation des activités nautiques qu'elle assure avec les vigies sous-marines". Elle avait aussi demandé au Premier ministre que "les compagnies aériennes diffusent des informations sur les conditions de pratiques des activités nautiques à leur arrivée dans l'île".

Par ailleurs, Jean-Luc Marx a aussi annoncé la relance de la campagne de pêche à vocation scientifique afin de réévaluer le risque ciguatera. Depuis le début de la campagne en septembre dernier, dix tigres et un bouledogue, - au lieu de neuf -, ont été prélevés. Une fois tous les squales pêchés, des analyses seront alors pratiquées pour déterminer si ces derniers sont porteurs de cette toxine, qui empêche leur commercialisation. Si ces analyses s’avèrent positives, le préfet a précisé qu’il passera à la phase deux qui "consiste à prélever plus de requins afin de conforter la phase une".

Dans le cadre de l’étude CHARC, l’IRD a mis en évidence l’existence d’un déséquilibre de l’écosystème marin sur la côte ouest. Une constatation qui, selon Jean-Luc Marx, pouvait conduire à une décision de régulation de la population de requins. Autres mesures : le lancement par l’État d’une étude sur le comportement des usagers de la mer et la mise en ligne d'un site internet informant, notamment, sur le risque squale.

"Il faut que nous fassions des choses à notre portée. C’est cela qui est important", a souligné Huguette Bello à la sortie de la réunion. "À notre portée aussi, ce sont les stations d’épuration. À Saint-Paul, nous avons mis 43 millions d’euros pour celle de Cambaie et 12 millions d’euros pour celle de l’Ermitage", a-t-elle poursuivi.

Pour rappel, dans un communiqué publié vendredi en début d'après-midi, le député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert, a souligné,  qu'il a préparé avec ses services "un projet d'arrêté autorisant le prélèvement préventif des requins sur tout le territoire maritime de Saint-Leu placé sous sa responsabilité". Il avait terminé son communiqué en prévenant "toutefois, si aucune mesure réellement adaptée aux risques connus n'est prise au terme de cette nouvelle réunion de crise, l'arrêté sur les prélèvements préventifs sera publié et mis en application".

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