Nouvelle mise en cause des associations environnementales :

Cap Requins : les drumlines de la discorde


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En ce mois de septembre 2014, les associations "environnementales" - ASESB, ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Tendua, Vague - multiplient les offensives contre les programmes Cap Requins et Valorequins. Après avoir écrit au nouveau préfet Dominique Sorain pour demander "l'arrêt immédiat" de ces dispositifs, le collectif d'associations publie un nouveau communiqué pour s'attaquer notamment aux drumlines, accusées "d'appâter" les squales au lieu de les "effaroucher". Ce que l'on dément fortement du côté du comité régional des pêches.
En ce mois de septembre 2014, les associations "environnementales" - ASESB, ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Tendua, Vague - multiplient les offensives contre les programmes Cap Requins et Valorequins. Après avoir écrit au nouveau préfet Dominique Sorain pour demander "l'arrêt immédiat" de ces dispositifs, le collectif d'associations publie un nouveau communiqué pour s'attaquer notamment aux drumlines, accusées "d'appâter" les squales au lieu de les "effaroucher". Ce que l'on dément fortement du côté du comité régional des pêches.

"Il y a un plan que vous connaissez, de prévention, d'information, de captures. C’est dans l’intérêt de La Réunion. Je sais qu'il y a une pression pour la préservation des espèces, nous connaissons ce sujet. Ce plan requin doit être appliqué, c'est l'intérêt de tous." Les mots sont du président de la République, François Hollande, lors de sa visite à La Réunion le 21 août dernier. Une manière pour le chef de l’Etat d’affirmer son soutien aux programmes Cap Requins et Valorequins, contre lesquels s’élèvent plusieurs associations environnementales, réunies dans un collectif.

Après avoir déjà interpellé le préfet Dominique Sorain - ce qui avait suscité la réponse d'un autre collectif nommé les "sentinelles la mer" -, elles réitèrent leur demande d’arrêt de ces programmes qu’elles jugent "irresponsables et coûteux", dans un nouveau communiqué publié sous la plume de Jean-Bernard Galvès, président de Requin Intégration.

Des drumlines différentes à La Réunion et en Australie

Elles s’appuient notamment sur l’exemple de l'Australie Occidentale, qui a renoncé à son programme de drumlines : "Il a été jugé que ce programme n'apportait pas de garantie de sécurité et qu'il était dangereux pour l'environnement. Pourtant, à La Réunion, on étend le programme de drumlines baptisé Cap Requins, d'un coût de 160 000 euros", écrit Jean-Bernard Galvès.

Ce n’est pas la première fois que ces associations mettent en cause les drumlines, déjà pointées du doigt lors de l’accrochage d’une baleine à un engin de pêche ne venant pourtant pas de Cap Requins. Sauf que "ce n’est pas du tout le même type de drumlines" à La Réunion et en Australie, rappelle Ludovic Courtois, secrétaire général du comité régional des pêches (CRPMEM). Les "smart drumlines" installées en baie de Saint-Paul et amenées prochainement à se déployer aux Roches Noires sont "une innovation spécifique à La Réunion, avec un taux de survie de 93 % des prises accessoires et système d’alerte qui permet une intervention des pêcheurs en temps réel", explique-t-il.

Ce qui n’empêche pas les associations de persister dans leur dénonciation, niant le côté "effarouchage" de ces "smart drumlines" réunionnaises. Pour Jean-Bernard Galvès, "un requin pris à la ligne devient un appât encore plus gros et plus attractif et ramène ainsi d'autres requins près des plages" et "on va donc encore augmenter le risque pour les surfeurs et les baigneurs".

"On ne peut pas parler d'effet attractif"

Tout le débat est là, car Cap Requins a bel et bien pour objectif de repousser les squales et non bien sûr de les attirer. C’est en sens qu’a été introduite l’alerte en temps réel en cas de capture et lancée l’expérimentation en baie de Saint-Paul, depuis près de neuf mois maintenant. "Les premières tendances montrent qu’il n’y pas d’attractivité des drumlines sur les requins", affirme Ludovic Courtois. "En période de non-appâtage, la fréquentation est la même qu’en période d’appâtage. C’est une première tendance qui nécessite d’être confirmée, mais on ne peut aucunement parler d’effet attractif des drumlines", insiste-t-il.

Aussi le secrétaire général du CRPMEM balaye-t-il les critiques de ce collectif d’association. "On est en train de tester des dispositifs de diminution du risque requin, il y en a qui travaillent et d’autres qui sont dans la polémique, chacun choisit son camp... On ne peut pas s’amuser chaque semaine à trouver des excuses pour arrêter les programmes en cours. Ces associations feraient mieux de proposer des solutions pour sortir de la crise", considère-t-il.

De son côté, Jean-Bernard Galvès estime qu’ "il est temps d'arrêter ces programmes irresponsables et coûteux qui discréditent La Réunion et la France, pour s'orienter vers des solutions consensuelles qui prennent en compte à la fois le besoin de sécurité des usagers et celui de la nécessaire protection de notre environnement et des requins". Il assure que "nous ferons prochainement des propositions en ce sens".

www.ipreunion.com

   

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    2 Commentaire(s)

    Snake, Posté
    L'Australie de l'ouest a suspendu la pêche mais pas abandonné les drumslines.
    Le NSW ET LE QUEESLAND continuent leur politique de drumslines.
    Le mieux est que le tueur de requin repentie en écolos pour payer sa retraite et flatter son ego puisse reprendre ses activités d'Antan
    Ya bon pognon , Posté
    si c'est Hollande qui le dit, c'est forcement vrai
    il faut donc imperativement rajouter les 900 000 euros supplémentaires demandés par les comité des pêches aux 420 000 euros qui lui ont dejà été déjà attribués pour ces programmes