Attaque mortelle de requin à l'Etang-Salé :

Le recueillement après le drame


Publié / Actualisé
Au lendemain de l'attaque de requin qui a tué une baigneuse à l'Etang-Salé, la plage au niveau du pont Mulla est quasiment déserte ce dimanche 15 février 2015. Sur les lieux du drame, quelques personnes rendent hommage à la jeune femme décédée la veille. La ville de l'Etang-Salé a pris un arrêté municipal interdisant la baignade et les activités nautiques sur le territoire de la commune jusqu'à nouvel ordre. De son côté, le comité régional des pêches a mis en oeuvre la procédure post-attaque activée par le préfet. Depuis samedi soir, plusieurs navires sont déployés sur le secteur.
Au lendemain de l'attaque de requin qui a tué une baigneuse à l'Etang-Salé, la plage au niveau du pont Mulla est quasiment déserte ce dimanche 15 février 2015. Sur les lieux du drame, quelques personnes rendent hommage à la jeune femme décédée la veille. La ville de l'Etang-Salé a pris un arrêté municipal interdisant la baignade et les activités nautiques sur le territoire de la commune jusqu'à nouvel ordre. De son côté, le comité régional des pêches a mis en oeuvre la procédure post-attaque activée par le préfet. Depuis samedi soir, plusieurs navires sont déployés sur le secteur.

Habituellement fréquentée les jours de week-end, la plage de l'Etang-Salé est assez vide ce dimanche. Certains déposent des fleurs sur le sable, d'autres font un signe de croix en hommage à la femme décédée samedi soir. Maxime, lui, est en train de terminer une fresque sur le pont Mula, situé non loin des lieux du drame. "Je suis éberlué parce que les attaques continuent encore. Les gens ne sont pas méfiants, il faut vraiment faire attention. La mer est un danger et elle est parfois plus forte que nous", confie-t-il.

Ancien surfeur, l'homme connaît bien l'endroit : "au moment où elle s'est faite attaquer, j'ai à peine mis un doigt de pied à trois centimètres du bord, c'est tout. Les gens qui ne connaissent pas la plage se font emporter par une vague." En effet, ce n'est pas la première fois que des drames se passent sur ce secteur de la ravine Mulla.

Le 16 mars 2014, deux enfants ont été happés par une très forte vague qui a éclaté près du rivage, un "shore break" comme l'explique Maxime. Une fillette de 8 ans, emportée au large, est morte noyée. Le 26 octobre 2013, toujours au même endroit, Tanguy a été attaqué par un squale. Il a survécu, mais sa jambe droite a été sectionnée au niveau de la cuisse.

Aujourd'hui, Maxime ne surfe plus du tout : "quand je vois mes amis qui continuent à surfer, j'ai envie de leur dire d'arrêter, parce que c'est n'importe quoi." Il ajoute : "avant, quand les pêcheurs partaient chercher des requins-marteau, ils nous parlaient à chaque fois de fosses à requins. Maintenant, ils ramènent des bouledogues."

Le dispositif post-attaque, un exercice "malheureusement entré dans les moeurs"

Depuis samedi soir, les pêcheurs sont mobilisés dans le cadre de la procédure post-attaque activée par Dominique Sorain, préfet de La Réunion. Sous la responsabilité du comité régional des pêches, les navires de pêche professionnel mettent en oeuvre des dispositifs pour tenter de capturer des squales sur les lieux aux alentours de l'attaque.

"A 8h30, j'ai reçu un texto m'informant que mon navire allait être mis en place sur le dispositif post-attaque. De toute manière, nous sommes prêts depuis hier. C'est quelque chose qui est malheureusement entré dans les moeurs. Nous en sommes à la sixième victime, et c'est jamais un exercice réjouissant à faire", témoigne Thierry Gazzo.

Ce pêcheur, réquisitionné par la préfecture, prendra le relais des opérations à partir de 16 heures. "Ce sont des opérations de pêche qui ciblent le requin potentiellement responsable de l'attaque. Des fois, il y a des captures, des fois, il n'y en a pas. Ca dépend des événements", précise-t-il.

Malgré son expérience en mer, l'homme n'arrive toujours pas à trouver d'explication quant à la recrudescence des attaques de requin depuis 2011 : "il faut avoir une approche de bon sens, de prudence. Les pratiques ont changé. Il faut bien sûr intervenir et travailler sur la problématique. Plein de choses sont mis en avant, mais d'après moi, c'est un mille-feuille d'hypothèses."

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Gemijuco, Posté
Quand on dit que les BAIGNADES SONT INTERDITES, alors pourquoi vouloir se baigner quand même ??? voilà le résultat, c'est comme en métropole quand on dit de ne pas skier hors pistes, certains veulent y aller à n'importe quel prix, et on voit aussi le résultat dans l'un comme dans l'autre cas !!! Quitte à mettre d'autres personnes en péril à cause de la désobéissance ou plutôt de l'imprudence qui voisine avec la bêtise.
Prefecture irrationnelle, Posté
A quoi sert le dispositif post attaque financé par nos impots?

lorsqu'on lit les conclusion de l'etude charc rendues publiques il y a qq jours on apprend que

" Les requins suivis ont été capables d’explorer l’ensemble des côtes de l’île, et aussi de parcourir plusieurs kilomètres dans le milieu pélagique océanique. Ils ne semblent donc pas être assujettis aux zones littorales, "

(...) "Par ailleurs, ces requins " changent d’habitat au cours de la journée,"

SEB, Posté
je suis attristé d'apprendre ce drame de la mer, une victime de plus qui ne donne pas une meilleure image de notre ile.Toutefois , je me pose une simple question sur le système d'information concernant les lieux dangereux de notre ile car sans jeter la pierre à qui que se soit, je remarque que dans l'ensemble des personnes attaquées ces dernières années, se ne sont que qu'en grande partie des métropolitains ou des personnes extérieures à l'ile.Les anciens nous disaient de ne pas aller à tel endroit car c'était dangereux et cela nous le prenions en compte.En conclusion , il faut commencer à pécher le requin vraiment , expliquer aux personnes arrivant sur l'ile le danger de la mer comme en Australie, Afrique du Sud en Nouvelle Calédonie ou sur les plages du Brésil et signaler par les pages d'infos télé ou radio ,les dangers des lieux à éviter. de se baigner.L’urbanisation et la pollution de l'eau est aussi le facteur de fréquentation de requins.
Condoléances à la famille.
SEB.