Réunion du Comité réunionnais de réduction du risque squale :

Renforcer encore la sécurité des usagers de la mer contre les requins


Publié / Actualisé
Le Comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) s'est réuni ce mercredi 10 février pour évaluer le chemin parcouru depuis la dernière rencontre il y a tout juste un an. Depuis, deux plages de l'ouest, Boucan canot et Roches noires, sont équipés de filets anti squales. D'autres commues sont intéressées par cette expérience et par d'autres dispositifs de sécurisation envisagés pour 2016. Le C4R a ainsi confirmé la création d'un centre de ressources et d'appui (CRA) qui sera à la disposition de l'ensemble des partenaires de la sécurisation contre les requins.
Le Comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) s'est réuni ce mercredi 10 février pour évaluer le chemin parcouru depuis la dernière rencontre il y a tout juste un an. Depuis, deux plages de l'ouest, Boucan canot et Roches noires, sont équipés de filets anti squales. D'autres commues sont intéressées par cette expérience et par d'autres dispositifs de sécurisation envisagés pour 2016. Le C4R a ainsi confirmé la création d'un centre de ressources et d'appui (CRA) qui sera à la disposition de l'ensemble des partenaires de la sécurisation contre les requins.

“L’année dernière nous avons mis des mesures de sécurisation en place, en 2016 nous devons aller encore au-delà”. Face aux journalistes et entourés des élus chargés du dossier des villes concernées, le préfet, Dominique Sorain, a dressé mercredi 10 février le bilan de l’année écoulée, à la sortie de la réunion du Comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R).

En 2015, des zones expérimentales ont été créées en plusieurs endroits de l’île afin de reprendre, de manière encadrée, des activités nautiques pour certaines interdites depuis juillet 2013 après une série d'attaques mortelles de requins. Afin de sécuriser davantage les côtes, des outils ont été pensés et mis en place : des systèmes de filets, des vigies immergées ou en surface, une pêche “très sélective” des requins. Dans les semaines qui ont suivi la réunion de février 2015, deux drames sont venus renforcer le sentiment de nécessité dans le développement de ces dispositifs.

Cette année, de nouveaux filets ont ainsi été posés sur la plage des Roches noires et celle de Boucan Canot. Saint-Leu et Saint-Pierre sont actuellement en train de réfléchir à un système de sécurisation de leurs plages, Trois Bassin et l’Etang Salé seraient également intéressés. Ces communes, les plus engagées dans le développement des dispositifs anti-requins, disposent d’un environnement géographique différent et devront tester et adapter un moyen de sécurisation spécifique.

Pour y parvenir, le Préfet a déclaré le lancement en 2016 du centre de ressources et d’appui (CRA) qui sera à disposition de l’ensemble des partenaires. Cet outil commun mobilisera l’ensemble des compétences locales pour animer et mettre en œuvre un plan d’actions pluriannuel couvrant la période 2015-2020. Il se penchera également sur le développement de dispositifs encore plus innovants.

A Boucan Canot et Roches Noires, 2016 sera l’année des premiers bilans. “Tous les ans, des études portant sur la diversité seront menées afin d’évaluer les impacts environnementaux des filets”, a souligné Patrick Flores, adjoint au maire de Saint-Paul. “Depuis deux ans que nous menons des observations dessus, nous n’avons constaté aucune raie ni tortue”.

A Saint-Leu, rien n’est acté pour le moment. Les réflexions et les études sont toujours en cours. Le député-maire de la ville, Thierry Robert tient avant tout à éclaircir la question de la responsabilité juridique. “La surveillance de surface par ballon d’hélium et drônes a été envisagée”, concède Christophe Mulquin délégué à la mer et aux activités nautiques à la mairie de Saint-Leu. Un dispositif jugé plus respectueux de l’environnement et qui a l’avantage d’être adaptable à la situation météorologique (en cas de tempête ou de forte houle par exemple, le dispositif ne serait pas enclenché).

En revanche, l'hypothèse de filets magnétiques devraient être écartée. “Il n’est pas question que Saint-Leu devienne une zone d’expérimentation pour un dispositif sur lequel nous n’avons pas suffisamment de retours", a lancé Christophe Mulquin.

Dans le Sud de l’île, la commune de Saint-Pierre participera avec le CRA à des phases de test et d’expérimentation de nouveaux dispositifs, d’autant que la ville a la particularité d’être exposée à la fois au vent et à la houle.

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4 Commentaire(s)

Nemo, Posté
Avant il y avait pas tout ces attaques, posez nous les bonnes questions, qu' est ce qui fait que aujourd’hui on est plus à l' abris.
Nemo, Posté
Avant il y avait pas tout ces attaques, posez nous les bonnes questions, qu' est ce qui fait que aujourd’hui on est plus à l' abris.
Mdr, Posté
un ballon et des jetskis , voila comment Thierry robert gere la securité des individus ! il en va de notre sécurité , il serrait temps de prendre cette situation au serieux
Toujours plus bureaucratie pour les servir les 1%, Posté
La photo d'illustration avec les trois drapeau est parfaitement revelatrice de notre epoque ou la bureaucratie de ces 10 dernieres années à explosé. Meme sur la plage il faut un decodeur pour dechiffrer le mille feuille