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Attaque de requin à Boucan Canot - Au lendemain du drame, la tristesse et le chagrin (actualisé à 19h00) :

[AUDIO - VIDEO] Le pronostic vital de la victime n'est plus engagé


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Laurent Chardard, le jeune homme de 21 ans attaqué par un requin à Boucan Canot ce samedi 27 août 2016 vers 17 heures n'a plus son pronostic vital engagé ce dimanche soir. Le maitre nageur sauveteur (MNS) qui s'est cassé la jambe en lui portant secours est opéré ce jour. Le jeune homme a été attaqué semble t-il par un requin bouledogue, alors qu'il surfait avec un groupe d'une dizaine d'autres surfers, le squale lui a arraché le bras droit et l'a sévèrement mordu à la cheville droite. Le drame s'est produit alors que le drapeau rouge interdisant la baignade et les activités nautiques était hissé. Les maîtres nageurs sauveteurs (MNS) avaient pris cette décision le matin même après avoir constaté que le filet anti requin avait été troué par la forte houle. Ce dimanche matin, la plage était étroitement surveillée par les gendarmes et les policiers municipaux.
Laurent Chardard, le jeune homme de 21 ans attaqué par un requin à Boucan Canot ce samedi 27 août 2016 vers 17 heures n'a plus son pronostic vital engagé ce dimanche soir. Le maitre nageur sauveteur (MNS) qui s'est cassé la jambe en lui portant secours est opéré ce jour. Le jeune homme a été attaqué semble t-il par un requin bouledogue, alors qu'il surfait avec un groupe d'une dizaine d'autres surfers, le squale lui a arraché le bras droit et l'a sévèrement mordu à la cheville droite. Le drame s'est produit alors que le drapeau rouge interdisant la baignade et les activités nautiques était hissé. Les maîtres nageurs sauveteurs (MNS) avaient pris cette décision le matin même après avoir constaté que le filet anti requin avait été troué par la forte houle. Ce dimanche matin, la plage était étroitement surveillée par les gendarmes et les policiers municipaux.

Dans la matinée de ce dimanche, l'ambiance est lourde sur la plage de Boucan Canot. A 9h00 ce matin, une dizaine de personnes dont quelques surfeurs se sont recueillis, en silence, au lendemain du drame. Les drapeaux rouges sont toujours hissés, tandis que des panneaux de signalisation ont été installés sur la plage, indiquant que la baignade et les activités nautiques restent interdites et les filets anti-requin, non opérationnels.

C'est en ce sens que Frédéric Carre, le Sous-Préfet de Saint-Paul, rappelle les recommandations qui ont été données aux surfeurs à l'eau au moment de l'attaque. "La mer est un élément dangereux" souligne t-il.

 

Si le petit groupe était quasiment seul sur la plage, les gendarmes sont tout de même intervenus ce matin pour faire sortir de l'eau une dame qui se baignait dans la petite piscine naturelle à droite de la plage. De même, les MNS ont intervenu à plusieurs reprises pour demander à des personnes, parfois accompagnées d'enfants, de sortir du bord de l'eau

 

 

Pour ce plagiste, présent hier au moment des faits, il ne fallait pas se mettre à l'eau, puisque le drapeau rouge était hissé, en raison de la houle et des filets endommagés. Encore ému, il témoigne de ce qu'il a vu.

Même chose pour ce commerçant, qui accuse "le goût de l'interdit" de certains jeunes. "Les MNS ne faisaient que leur dire de sortir..." déplore t-il.

 

Patrick Florès, adjoint au maire de Saint-Paul et principal initiateur de la pose des filets à Roches Noires et à Boucan Canot, se dit "triste pour ce jeune passionné", mais "triste aussi parce que l'on écoute pas les consignes des héros que sont les maîtres nageurs sauveteurs"

 

Pour rappel, le squale a happé le jeune homme alors qu'il était avec d'autres surfeurs. Les MNS ont déclenché les secours mais ont eu beaucoup de mal à intervenir en raison de la forte houle. Un sauveteur de 43 ans s'est d'ailleurs blessé à la tête et cassé la tibia en ramenant la victime sur la plage. Déséquilibré par les vagues à l'issue de l'intervention, le sauveteur se fait opérer ce dimanche.

Le jeune homme a été ramené sur la plage à bord d'un jet ski piloté par un MNS. La victime a été médicalisée sur la plage pendant plus d'une heure avant d'être transportée en hélicoptère au CHU de Saint-Denis.

 

Selon la mairie de Saint-Paul, les MNS avaient demandé à plusieurs reprises à des surfeurs de ne pas se mettre à l'eau puisque le drapeau rouge était hissé. 

La procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de gestion du risque requins a été activée par le Préfet de La Réunion, Dominique Sorain. "Ce dispositif prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque" indique la préfecture dans un communiqué publié en début de soirée. "Ce dispositif prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque. Comme précédemment le comité régional des pêches, en charge de sa mise en œuvre, mobilise actuellement des navires de pêche professionnelle, afin de mettre en place des dispositifs de capture, puis se relayer sur le secteur" dit encore la préfecture.

Il n'y avait plus eu d'attaques de squales depuis juillet 2015. L'attaque de ce samedi 27 août est la 19ème depuis 2011. Sept de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.

www.ipreunion.com

   

7 Commentaire(s)

Sherazadesplash, Posté
Il faut etre tres vigilant avec les requins prudence
Lola83, Posté
Désolée mais oui, ton pote est le seul responsable de ce qui lui arrive. Il est parti surfer en toutes connaissance de cause, il a joué à la roulette russe, un point c'est tout. Chaque acte a ses conséquences. Ton pote sait lire, pas le requin. Et je te rappelle que l'océan reste le milieu naturel des requins, et que ta théorie sur l'état des côtes qui les attirerait ne vaut rien. Renseigne toi mieux sur les squales et leur fonctionnement. Alors bien sûr, c'est triste ce qui lui est arrivé. Mais la question n'est pas là. Pour reprendre ce qui a été dit plus bas par empanne, il aurait été à l'eau ton pote s' il n'y avait pas eu de filets ? On est bien d'accord que non. Alors je reprend, il a prit la responsabilité d'y aller, il est le seul responsable de ce qui lui arrive. Peu importe ce qui peut bien attirer les squales sur la côte, il était prévenu des risques encourus.
Yourider974, Posté
cet irresponsable comme vous le dites si bien est mon meilleur ami!irresponsables sont les politiciens qui pourrissent nos cotes d ordures et creent des reserves marines si pres du bord pour attirer ces requins!reflechissez donc avant de parler svp plutot!interdire l ocean a des insulaires c innimaginable...allaez donc regarder ailleurs au lieu de parler inutilement
Empanne, Posté
Des requins peuvent "passer portes par la houle" et "Un trou de 3m dans le filet" ces deux affirmations viennent de l'article d'hier. Aujourd'hui, il parait qu'il y avait aussi un "Drapeau rouge". Mais on se fout de qui? un filet troue qui peut aussi etre "survole"? Le message au surfeurs est confus : drapeau rouge n'y allez pas, mais il y a un filet, ca ne craint rien. Dans la tete d'un surfeur pres a tout pour s'eclater dans une belle vague, ca signifie feu vert. Faut croire que ce sont des anes bates qui bravent des dangers connus. Le monde entier sait maintenant que ca craint de surfer a la Reunion. Il suffit de virer les filets, de laisser qui le souhaite prendre le risque de se faire bouffer, de planter des avertissements degageant la responsabilite des municipalites et de la region, et de remettre ce meme avertissement ecrit a toute personne qui aborde l'ile a la nage, en avion, en bateau et meme en spoutnik. Mais pas d'accord avec T42. Si on fait payer ce blesse-la, il faudra faire payer les autres, et les accidentes de la route, et les victimes d'incendies, d'eruptions volcaniques, de tremblements de terre...
Boorbon, Posté
Que faire d'autres? Aucunes interdictions n'est respectées! Les surfers non seulement mettent en dangers leurs vies mais aussi celles des MNS. Que diront les touristes encore une fois? N'y allons pas, on se fait bouffer par les requins... Et tout cela juste a cause de quelques irresponsables! Pourquoi ne pas les verbaliser au plus haut! Peut être que ça les arrêtera? Je dis bien "peut être" ...
Qrty, Posté
Il faut verbaliser les contrevenants qui persistent à surfer malgré l'interdiction. Ces accidents nuisent en premier à la santé des surfeurs mais aussi, on l'a vu, mettent en danger inutilement les sauveteurs. Enfin la réputation de l'ile est atteinte, il ne faut pas s'étonner d'une baisse du tourisme du à quelques irresponsables.
T42, Posté
Baignade interdite, drapeaux requins en haut du mât.
Que reste-t'il à faire ? Apprendre à lire aux requins sans doute et leur mettre des sens interdits sous l'eau.
135 euros d'amende pour un téléphone au volant.
Quelle amende pour un surfeur qui bafoue les panneaux de danger qu'il connait pourtant parfaitement ?
Quel coût pour la collectivité pour le sauvetage de ce surfeur ?
On lui présente les factures. Chiche !