Tribune libre du collectif des associations "Sauvegarde de requin" :

"Le Natal Shark Board cautionne-il vraiment le programme Cap Requin?"


Publié / Actualisé
Ce samedi 27 août 2016, un bodyboardeur s'est fait happer par un squale sur le site de Boucan-Canot. Ses jours ne sont plus en danger. Le dispositif post-attaque est toujours en cours. Une pêche que refuse le collectif des associations "Sauvegarde de requin", estimant que le programme 'Cap Requin" est "dangereux" et "irresponsable". Nous publions l'intégralité du communiqué ci-dessous.
Ce samedi 27 août 2016, un bodyboardeur s'est fait happer par un squale sur le site de Boucan-Canot. Ses jours ne sont plus en danger. Le dispositif post-attaque est toujours en cours. Une pêche que refuse le collectif des associations "Sauvegarde de requin", estimant que le programme 'Cap Requin" est "dangereux" et "irresponsable". Nous publions l'intégralité du communiqué ci-dessous.

Un tragique accident vient une fois de plus de se produire dans la zone minuscule  la plus intensément appâtée et pêchée au monde, où des dizaines et des dizaines de requins ont été systématiquement tués dans un prétendu programme de sécurisation.

Pour justifier de cette pêche, on nous donne sans cesse l'exemple de l'Afrique du Sud qui n'aurait pas d'accident grâce au drum lines et filets maillants et on nous dit qu'il faut tuer et tuer encore du requin.

Qu'on nous explique alors comment le Kwazulu Natal Shark Board parviendrait à sécuriser 450 kms de côte en tuant moins de 10 requins bouledogues en moyenne par an sur ces 450 Kms et en relâchant systématiquement tout requin pris vivant , quelque soit sa taille et son espèce et en voulant à terme ne plus tuer du tout de requins ?

Pourtant le Comité des Pêches soulignait la coopération avec cet organisme pour le programme Cap requin et le logo du Natal Shark Board a figure sur de nombreux documents officiels de Cap requins.

Nous avons donc demandé la communication de documents relatifs à cette coopération avec le Natal Shark board . Malgré l'avis favorable de la Cada ceux ci ne nous ont jamais été fournis.
Et pour cause..... le Natal Shark Board nous a confirmé que le préfet avait effectué une simple visite et qu'aucune coopération officielle n'avait été établie.
Monsieur Jeremy Cliff,  l' expert du Kwazulu Natal Shark board, nous a écrit ne pas se souvenir d'un échange de données , bien que son nom apparaisse en justification dans les comptes rendus de Cap requin.

Cette prétendue caution du Natal Shark Board au programme du Comité des Pêches ne repose que sur une cynique mise en scène: la venue tout frais payés de Monsieur Jeremy Cliff a la Réunion, qui s'est contenté de réponse polies et au conditionnel à ses hôtes bienveillants .

Cette manoeuvre a trompé l'Etat, les collectivités, les Réunionnais et contribué à la mise en place d'un programme dangereux.

Une telle manoeuvre pourrait probablement trouver une qualification juridique, mais le plus grave est l'énorme augmentation du risque requin  pour les surfers et baigneurs que fait courir ce programme insensé d'appâtage prés des plages    .

Où le Kwazulu Natal utilise une simple ligne avec un seul hameçon appâté d'un petit poisson maigre qui n'est pas remplacé avant 48 h qu'il ait été consommé ou pas ,on a appâté a tout va, utilisé des palangres de fond de trois kms de long porteuses chacune de 25 hameçons, chargés d'appâts gras de plus d'un kg. On n'a fait ainsi qu'attirer encore plus de requins dangereux vers les plages .

On a autorisé les pêcheurs a conserver les prises accessoires  et appauvri ainsi encore  plus le secteur des proies naturelles des requins ;

On a convaincu les surfers que cette pêche insensée allait assurer leur sécurité: comment s'étonner de la transgression de l'interdit après autant de pêche et la prise de" Fanny"?

Après deux ans de pêche intensive et irresponsable sur une zone minuscule, au lieu de sécuriser, on a attiré tellement de requins il suffit d'un trou dans un filet de protection pour qu'un accident dramatique se produise .

il faut maintenant travailler sur des systèmes barrières efficaces, communiquer sur le danger de l'Océan , milieu naturel ,  respecter et faire respecter les interdits   .

Et il faut immédiatement  arrêter cet appâtage insensé, criminel, mené sans contrôle ni caution ,dont l'impact et la responsabilité dans les accidents doivent être évalués par une commission extérieure .
Il faut aussi comprendre comment un programme aussi dangereux et irresponsable a pu  être mis en place et que les responsables éventuels s'en expliquent.

Collectif des associations Sauvegarde des Requins,Longitude 181,Sea Shepherd, Aspas ,Vague, Tendua, Fondation Brigitte Bardot, Requin Intégration

   

6 Commentaire(s)

Ben, Posté
Pour Feelgood,

Ce collectif se fait entendre de ceux qui cherchent à comprendre, de ceux qui s'intéressent à la mer, les institutionnels locaux ne connaissent rien à la mer, ne connaissent rien aux requins, ils cherchent simplement à apaiser la masse ; si demain 90% du peuple se plaint que les baleines les gênent pour faire du jetski, ils pondront une loi pour faire déplacer les baleines.
Dans cette histoire on peut comprendre le jeune qui a envie de surfer, c'est sa passion, y a de la houle, il décide d'y aller en sachant que c'est dangereux, c'est son choix et faut le respecter, mais après il a joué il a perdu, c'est dommage on ne va pas s'en réjouir, loin de là, mais il doit simplement assumer, les requins sont là faut faire avec, on va pas à chaque fois en tuer pour se défouler, et il faudrait que lui et la famille règlent tous les frais qui lui ont permis d'avoir aujourd'hui la vie sauve. Ce n'est pas au contribuable réunionnais de payer l'ardoise.
Arfff, Posté
je crois que Yann et Feelgood n'ont rien compris à l'article et qu'ils foncent tête baisée avec leurs ornières anti.... tout.
A méditer : posez-vous la question de savoir combien coûte et combien rapporte chaque requin prélevé ( sûr que les pêcheurs préfèrent y aller plutôt que de taquiner d'autres espèces bien moins lucratives.
Feelgood, Posté
Petit détail qui n'échappera à personne :

Cap Requins 1 n'a timidement démarré qu'au tout début 2014.... les requins n'auront donc pas attendu le dispositif expérimental gouvernemental de smartdrumlines (et les mensonges éhontés de Mr GALVES) pour attaquer les usagers de la mer réunionnais.

En d'autres termes, et une simple rechercher le confirmera, 3/4 des attaques ont eu lieu avant que les pouvoirs publics n'envisagent de poser des drumlines.
Yann, Posté
Toujours dans le mensonge et sans aucun argument, ces associations écologistes sont prêtes à tout pour sauver les requins et faire le buzz médiatique pour attirer des adhérents et leur soutirer leur argent. Si comme l'annonce ce collectif pêcher et appâter des requins c'est dangereux alors pourquoi en 2011 et 2012 ils ne se sont pas manifesté lors du programme scientifique Charc qui pêchait et appâtait devant les zones d'activités nautiques. Pour la science et tant que les requins sont relâchés c'est pas dangereux mais s'ils sont prélevés cela devient dangereux. Etonnent !!!
Feelgood, Posté
Marrant de voir que ce collectif d'associations dites environnementales ne parvient à se faire entendre que dans les tribunes libres et autres pétitions virtuelles relayées sur Internet.
Pourquoi aucun de leurs arguments n'a trouvé grâce auprès des institutionnels locaux?
De quoi interroger sur leur légitimité et leur crédibilité....
Saint Jean de dieu, Arast, foyer de terre rouge etc..., Posté
lorsque la chambre regionale des comptes se penchera sur l'affaire, tout le monde fera semblant de decouvrir le pot aux roses:
le prefet et ses collegues seront loin avec golden parachute (comme "la main de l'homme", directeur de cabinet de martine aubry ou mr Gerry reconvertit dans le buziness des eoliennes), l'argent evaporé et les associations dissoutes ou pretenduement blanchie avec un "nouveau" bureau.