Saint-Paul - Le restaurateur voulait porter plainte contre la victime de l'attaque :

[AUDIO] Attaque de requin : Sa colère passée, le propriétaire du Ti Boucan présente ses excuses


Publié / Actualisé
Après avoir fait la Une des médias, Pierre Bodereau propriétaire du restaurant le Ti Boucan à Boucan Canot (Saint-Paul), tient à présenter des excuses publiques. Après l'attaque de requin survenue le 27 août dernier, l'homme avait passé un coup de gueule, et voulait porter plainte contre la jeune victime amputée d'un bras. Sa colère était nourrie par le retour de la crise requin et la baisse significative de l'activité juste après l'attaque. Lors du point presse tenu dans son établissement ce samedi 3 septembre, les terrasses du front de mer de Boucan, à l'instar de la plage, étaient désespérément vides.
Après avoir fait la Une des médias, Pierre Bodereau propriétaire du restaurant le Ti Boucan à Boucan Canot (Saint-Paul), tient à présenter des excuses publiques. Après l'attaque de requin survenue le 27 août dernier, l'homme avait passé un coup de gueule, et voulait porter plainte contre la jeune victime amputée d'un bras. Sa colère était nourrie par le retour de la crise requin et la baisse significative de l'activité juste après l'attaque. Lors du point presse tenu dans son établissement ce samedi 3 septembre, les terrasses du front de mer de Boucan, à l'instar de la plage, étaient désespérément vides.

"Je regrette du fond du coeur ce que j’ai dit". Tels ont été les propos de Pierre Bodereau, le propriétaire du restaurant le Ti Boucan situé à deux pas de la plage de Boucan Canot. Ce dernier, "sous le coup de la colère" avait menacé de porter plainte contre la victime de la dernière attaque de requin, attaque qui a ravivé les blessures causées par 5 ans de crise requin dont ont beaucoup soufferts les commerces aux abords des plages de l'Ouest.

"Je présente toutes mes excuses à la famille et à son entourage" a-t-il exprimé lors d'une conférence de presse tenu ce samedi. Son "coup de gueule" lui a valu la Une jusque sur les médias nationaux, "polémique" qu'il n'avait pas vu venir.

Pour l'heure, la plage de Boucan Canot reste quasi-déserte. Le chef d'entreprise, qui avait embauché en raison du regain d'affluence grâce aux filets anti-requins, prévoit aujourd'hui de licencier du personnel.

Egalement présent lors de ce point presse, la porte-parole du collectif "Rend a nou la mer, rend a nou La Réunion" qui pour sa part, estime la pêche "massive" nécessaire pour la reprise des activités nautiques dans la zone.

"La pêche mise en place dans le cadre de Cap Requin est très limitée dans le temps" puisqu'elle n'opère que quelques heures par jour, alors qu'en Australie ou en Afrique du Sud, la pêche a lieu 24h sur 24… Les filets seuls, ce n'est pas suffisant" estime alors Mylène Veminardi.

Considérée comme dangereuse pour l'éco-système, la pêche massive en milieu protégé est toujours dénoncée par plusieurs associations environnementales, comme Sea Shepherd, qui avait réagi à la suspension de l'arrêté préfectoral autorisant la pêche au coeur de la réserve marine. Les prélèvements quotidiens des requins tigre et bouledogue seraient pourtant une solution viable pour la porte-parole. "Ceci ne va pas tuer ni faire disparaître un éco-système. Aux Seychelles par exemple, l'éco-système est magnifique alors qu'une pêche massive a été faite" soutient-elle.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

La nausée, Posté
les predateurs se bouffent entre eux.