Saint-Paul - Les plages sont toujours interdites à la baignade :

Boucan-Canot et Roches Noires ne seront pas les spots des vacanciers


Publié / Actualisé
Pas facile de profiter des plages de l'ouest durant les vacances scolaires. Après la dernière attaque de requin, survenue le 27 août dernier à Boucan Canot, les inspections ont relevé des trous dans les filets anti-requins. Aux Roches Noires également, les filets étaient endommagés, à cause notamment de la houle et du relief. Dans le même temps, la baignade est interdite jusque dans le lagon, à cause cette fois de la qualité de l'eau, insatisfaisante pour les agents de l'Agence régionale de santé. Une interdiction de courte durée : les dernières analyses ont finalement permis sa levée dès le lendemain.
Pas facile de profiter des plages de l'ouest durant les vacances scolaires. Après la dernière attaque de requin, survenue le 27 août dernier à Boucan Canot, les inspections ont relevé des trous dans les filets anti-requins. Aux Roches Noires également, les filets étaient endommagés, à cause notamment de la houle et du relief. Dans le même temps, la baignade est interdite jusque dans le lagon, à cause cette fois de la qualité de l'eau, insatisfaisante pour les agents de l'Agence régionale de santé. Une interdiction de courte durée : les dernières analyses ont finalement permis sa levée dès le lendemain.

On y croyait. Les commerçants, les baigneurs, les surfeurs, attachés à l’ambiance qui règne sur la côte Ouest, pensaient pouvoir profiter de ce clément début d'été. Comme le précise Patrick Florès, adjoint au maire de Saint-Paul ce vendredi, après un point presse sur les filets anti-requins, "les Réunionnais étaient parvenus à se ré-approprier 'cette partie infime' de l'océan"…

Lui aussi apparaît déçu que la baignade et les activités nautiques soient suspendues pour ces vacances. Maisl'adjoint au maire ne préfère toutefois prendre aucun risque. Les filets ne sont pas considérés comme totalement opérationnels selon les critères de la cellule d'intervention et de surveillance des activités nautiques, la plage est donc fermée.

Les derniers travaux opérés sur les filets de Boucan n'étaient pas satisfaisants pour la commune de Saint-Paul. Avant la dernière attaque de requin, plus de 200 jours de baignade et de surf autorisés avait permis à l'économie locale de retrouver des couleurs. Cet épisode de fermeture, à cause d'une attaque de squale, ravive de mauvais souvenirs.

Si aujourd'hui, malgré les filets, la confiance n'est pas totalement revenue chez les usagers de la mer - certains ne veulent plus entendre parler des plages -, à l'époque de leur mise en service, début 2015, les amateurs de d'eau salée et de vagues étaient enthousiates. Avant cette trêve, la crise requin sévissait depuis 2011 (19 attaques survenues en cinq ans). Rares étaient les endroits sécurisés et autorisés à l'accès.

Enfin, la mise en place des filets avait fait ressusciter les plages de Boucan-Canot, puis des Roches Noires, désertées depuis trop longtemps. Les entreprises du bord de mer - restaurants, glaciers, boutiques - avaient d'ailleurs dû embaucher du personnel et ont, en quelques semaines, enregistré une nette hausse de leur chiffre d'affaire…

Jusqu'au 27 juin dernier où la le sable est devenu mouvant. Les filets endommagés, justifient la flamme rouge et la baignade interdite sur le spot de Boucan. Dans l'après-midi, un jeune homme de 21 ans, est gravement blessé par un squale. L'espoir porté dans les nouveaux filets s'évanouit, provoquant le départ des baigneurs et des surfeurs. La plage à ce jour est de nouveau vide, tout comme les terrasses des restaurants.

Si le gérant du Ti Boucan s'était laissé emporter par la colère, de peur de voir à nouveau les difficultés financières s'acculumer en raison de la peur générale, il s'était vite excusé, demandant pardon à la victime.

La mer, elle, continue à ces endroits là de pas inspirer totalement confiance.

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
retour à la case départ !

En espérant que cela ramène certains qui se croyaient plus fort que la nature.
Runnews, Posté
Et pourquoi la mauvaise qualité de l'eau ? Station dépuration se déversant dans le lagon ? Conduite d'eau usée des hôtels défaillant ? Ou déversement des ravines puantes et sales du coin. ?
Un aveu d'echec , Posté
Ainsi donc, la mairie reconnait que le filet n'est pas fiable mlagré lers millions d'euros du contribuables depensés a la facon du tunnelier jacqueline dans le chantier du siecle. C'est comme attacher un chien avec des (grosses) saucisses.

Pendant ce temps la pollution humaine de l'eau continue au point que la baignade est aussi interdite dans les lagons. Double gaspillage;