Le préfet abandonne le projet d'arrêté (actualisé) :

Boucan-Canot - Pas de pêche aux requins en zone de protection renforcée


Publié / Actualisé
Il n'y aura pas de pêche aux requins dans la zone de protection renforcée de l'écosystème à Boucan-Canot (Saint-Paul). Le préfet a abandonné l'idée après que la consultation publique sur le projet d'arrêté autorisant ces captures ait été massivement défavorable à l'ouverture d'un secteur de pêche professionnelle. La consultation a eu lieu du 8 au 28 février 2017. Les résultats ont été communiqués ce jeudi 1er juin au Comité régional d'études et de sports sous-marins. À sa demande. Cette décision du préfet enterre, de fait, toute possibilité de capture dans la zone de protection renforcée.
Il n'y aura pas de pêche aux requins dans la zone de protection renforcée de l'écosystème à Boucan-Canot (Saint-Paul). Le préfet a abandonné l'idée après que la consultation publique sur le projet d'arrêté autorisant ces captures ait été massivement défavorable à l'ouverture d'un secteur de pêche professionnelle. La consultation a eu lieu du 8 au 28 février 2017. Les résultats ont été communiqués ce jeudi 1er juin au Comité régional d'études et de sports sous-marins. À sa demande. Cette décision du préfet enterre, de fait, toute possibilité de capture dans la zone de protection renforcée.

"La société réunionnaise est réfléchie et son constat est rassurant. Des gens que l'on entend jamais se sont exprimés. D'ailleurs, j'ai été étonné du nombre de réponses reçues. C'est plutôt une bonne nouvelle pour la plongéee" à La Réunion commente Jean-Marc Charel, président du Comité régional d'études et de sports sous-marins, à la lecture de la décision préfectorale.

Une décision qui devrait conforter la Réserve Marine dans son opposition au projet, puisque la structure avait émis un avis défavorable via son conseil scientifique, quant à la mise en place de ce secteur de pêche profesionnelle, en zone de protection renforcée de l'écosystème.

Initié dans le cadre du dispositif Cap requins 2, le projet d'arrêté préfectoral, soumis à l'avis du public, prévoyait l'ouverture d'une zone de pêche supplémentaire d'une superficie d'1,28 hectare, située en zone de protection renforcée de la Réserve Marine, à 300 mètres au delà de la zone de baignade, protégée par les filets installés à Boucan Canot. La pêche aurait été menée par une palangre verticale amovible avec alerte de capture installée sur le secteur concerné.

Mais, "la consultation du public, effectuée via le site internet de la préfecture, [qui] a rencontré un important succès puisque près de dix mille courriels ont été reçus, provenant majoritairement de La Réunion, mais aussi de métropole et de l’étranger", rend un avis largement défavorable au projet, précise la Direction de la mer sud océan Indien (DMSOI - Ministère de l'environnement, de l'energie et de la mer) dans son courrier de réponse à Jean-Marc Charel. "Sur 9775 avis reçus, 7971 (81,55%) étaient opposés au projet, 1793 (18,35%) favorables et 11 (0,1%) ne se prononçaient pas. Le préfet a décidé en opportunité de ne pas donner suite au projet d’arrêté." précise encore le courrier de la DMSOI.

Lors de sa mise en consultation, le projet d'arrêté avait été motivé par les résultats du programme Charc (Connaissances de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Réunion), qui pointaient un déséquilibre de l'écosystème.

Le projet était également appuyé par des arguments relevant de la fréquence des attaques de requins, notamment en ZPR, de la mobilité des requins ciblés et du recours à la pêche ciblée des Requins tigre et bouledogue, à proximité des activités humaines dans un but de réduction du risque d’attaque. Le CS de la Réserve Marine, fermement opposé au projet, avait estimé que, "compte tenu de l’existence d’un linéaire côtier limité à La Réunion (…), et de la mobilité avérée des espèces ciblées (…) le positionnement de dispositifs en zones de protection renforcée (8,2% du linéaire total de l’île) ne paraî(ssait) pas nécessaire".

Pour rappel :

Il y a eu 21 attaques de requin depuis 2011. Neuf de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.

www.ipreunion.com (mis en ligne le jeudi 8 juin 2017 à 3 heures)

   

8 Commentaire(s)

Question à 1tienvomieuque2tulora, Posté
ah bon? malgré tout son activisme, ses manifs, ses infographistes de talent, ses relais dans son pretendu reseau surf mondial pro et ligue nationale, les assos de facho surfeur n'ont pas eut le temps et les moyens de mobiliser pour la petition du prefet?

c'etait trop compliqué d'ecrire des mots? ils ont pas trouvé le bouton "dislike"? ahahah MDR
Lau974, Posté
c'est génial ,tout va bien ...
Le Requin chagrin, Posté
Eh oui, la majorité des réunionnais est contre les pratiques violentes de la minorité pro-massacre, ça fait mal la démocratie quand ça ne va pas dans son sens, n'est ce pas les fachos surfeurs , oups lapsus , les pseudos surfeurs.
GERARD97460, Posté
Voilà une chose excellente et intelligente en ce qui concerne les requins, c'est vraiment une superbe décision de la part de la Préfecture suite à ce sondage d'opinion public qui est totalement démocratique pour une fois et on suit la décision du plus grand nombre qui est contre la chasse aux requins. Pour moi une merveilleuse réponse aux tueurs de requins de la Réunion... Vraiment super pour une fois...
1tienvomieuque2tulora, Posté
Aucune publicité faite pour cette enquête très peu connue des personnes concernées à la Réunion. Par contre diffusion en masse dans les associations “écologistes” toujours au fait de ce qui se passe à la Réunion !!! Effectivement, pas de justificatifs de domicile demandé donc aucune preuve qu'il s'agisse de vote réunionnais ou d'ailleurs. Comment peut-on valider les résultats de cette mascarade ? Uniquement parce que la Réunion c'est loin et que tout le monde s'en fout !!! Ridicule...
Franz.56, Posté
Assez de la pèche industrielle manque de poissons auprès de nos cotes
En 1983 il existait encore des barques de pèche sur le littoral dyonisien
maintenant plus rien le desert total
Jean Cult, Posté
Enquête bidon qui donne la possibilité de donner plus fois son avis avec plusieurs adresses emails, ouvert à ceux qui sont en Métropole et à l'étranger de donner un avis sur un problème local, comment peut ont croire que la majorité des réponses viennent de la Réunion quand il suffit à une personne de métropole de simplement dire qu'elle est à la Réunion. Aucun justificatif de domicile n'est à montrer. En donnent une fausse légitimité à une enquête de "merde", l'Etat considère de la même manière la population concernée. Cette procédure est une insulte à la population local.
Jean Le Monstre, Posté
Pas de pêche au requin dans la zone de protection renforcée?
Donc pas de harponnage du MACRON.
Dommage!!!