MENU

Surf - Protection contre le risque requins :

Saint-Leu - La gauche bientôt protégée


Posté par
Le spot de surf de Saint-Leu est mondialement connu pour sa déferlante à gauche, il le sera bientôt pour son dispositif de sécurisation anti requin mettant en oeuvre des techniques de surveillance et de protection innovantes. Initié par Leu Tropikal surf team avec l'expertise du Centre de ressources et d'appui pour la gestion du risque requin (CRA) le projet - une première mondiale -, devrait être opérationnel en mai ou juin 2018. Une enveloppe totale de 900 000 euros sera utilisée pour la mise en place du dispositif.
Le spot de surf de Saint-Leu est mondialement connu pour sa déferlante à gauche, il le sera bientôt pour son dispositif de sécurisation anti requin mettant en oeuvre des techniques de surveillance et de protection innovantes. Initié par Leu Tropikal surf team avec l'expertise du Centre de ressources et d'appui pour la gestion du risque requin (CRA) le projet - une première mondiale -, devrait être opérationnel en mai ou juin 2018. Une enveloppe totale de 900 000 euros sera utilisée pour la mise en place du dispositif.

Surfeur depuis une trentaine d'années, amoureux de la mer, le président du Leu Tropical Surf Team, Gilbert Pouzet, ne pouvait se résoudre à la désertion du spot saint-leusien pour cause de crise requin. Avec son association, il a donc réfléchi à la mise en place d'un dispositif de surveillance et de protection anti squale de grande envergure.

"Le projet fait appel à plusieurs innovations, il s'agit véritablement d'une première mondiale associant diverses technologies et divers outils" explique Gilbert Pouzet. "Si le projet est validé il sera de nouveau possible de profiter du spot dans les meilleures conditions" ajoute-t-il en présentant le dispositif à Imaz Press Réunion.

L'idée est de sécuriser une zone de 1 500 mètres linéaires sur une profondeur allant de 10 à 20 mètres englobant le spot de surf et ses alentours.  Le secteur protégé s'étendra sur 200 mètres à partir de la côte, dont 50 mètres au delà du spot de surf. Un sonar, des caméras immergées, des filets autoportés, des drones, des ballon gonflés à l'hélium, des filets innovants, autoportant, avec des matériaux haut de gamme et des jets ski seront notamment intégrés au dispositif de sécurité coordonné par un PC de commandement.

Un déploiement de moyens qui permettrait une réappropriation du spot par les sportifs dans des conditions optimales de sécurité. Grâce à ce système "l'alerte serait immédiatement déclenchée en cas d'intrusion dans le périmètre sécurisé. Les drones décolleraient pour identifier l'intrus, savoir s'il s'agit effectivement d'un requin. Si tel est le cas, l'ordre d'évacuer le spot serait donné dans la foulée" indique, en substance Gilbert Pouzet.

L'évacuation s'effectuerait dans un délai rapide compris entre 15 et 45 secondes.

- L'expertise du Centre de ressources et d'appui pour la gestion du risque requin -

Il y a deux ans maintenant que Leu Tropikal surf team a déposé ce dossier sur les bureaux de la sous-préfecture de Saint-Paul, de la mairie de Saint-Leu et du Centre de ressources et d'appui pour la gestion du risque requin. Et c'est sous l'expertise technique du CRA que le projet va être expérimenté et développé.

L'ensemble des outils va être expérimenté par les ingénieurs du CRA dans les mois à venir. "L'objectif au CRA est de tester les capacités de chacun de ces dispositifs en fonction des conditions météorologiques et environnementales, en fonction de la hauteur de la houle de turbidité, de la luminosité et de l'ensoleillement" énumère Eric Chateauminois, directeur opérationnel du CRA.

"Chacun de ces moyens a ses limites techniques et l'on veut cerner précisément quelles sont ces limites là avant d'utiliser ces outils dans un dispositif opérationnel comme celui qui est proposé par Leu Tropikal surf team" dit-il encore. Car la préoccupation est à la fois de rendre le spot aux sportifs et de préserver l'environnement. C'est notamment pour cette raison qu'il n'y aura de filet traditionnel dans le dispositif. "Arrimer cet outil au fond aura pour conséquence d'abimer des patates de corail précieuses et protégées" souligne Christophe Mulquin adjoint au maire de Saint-Leu chargé de la mer et activités nautiques.

- Une vingtaine d'emplois -

Ce double souci fait commenter à Eric Chateauminois "nous sommes vraiment dans le cadre d'un projet qui n'a pas beaucoup d'équivalent ailleurs. Il y a des projets de sécurisation ailleurs, des systèmes de filets, des barrières de protection etc, en Australie par exemple mais c'est plus pour des activités de baignade. Pour les activités nautiques de type surf, nous sommes sur de l'innovation".

Après la validation définitive du projet, la zone protégée serait réservée aux sportifs licenciés auprès de la fédération de surf. "Car le cadre de la licence, la fédération propose une assurance incluant le risque requin"  notent les initiateurs du projet.

Dernier volet du projet : la création d'une vingtaine d'emplois en contrats aidés pour une période de deux ans par le biais d'un chantier d'insertion. "Les salariés pourront bénéficier de formation de pilote de drone, de permis bateau, et pour le brevet national de secourisme sauvetage aquatique" note Gilbert Pouzet.

Le projet nécessite un financement de 900 000 euros dont 600 000 pour l'achat de matériel et 300 000 pour le fonctionnement.

www.ipreunion.com

   

8 Commentaire(s)

Domnin, Posté
Les footeux de la Réunion sont beaucoup plus nombreux et leurs internationaux bien plus célèbres que les surfeurs. Par individu ça fait beaucoup moins d'argent. D'autant plus que ces "900 000€ dont 300 000 de fonctionnement" sont une arnaque. Rien que les 20 emploi annoncés font 720 000€ par an (au smig). Quant aux "dispositifs innovants" je ne donne pas 3 mois pour qu'ils soient balayés par l'océan.
Aterla, Posté
Ceci dit, je trouve que l'argent dépensé pour les footeux relève du même gaspillage.
Aterla, Posté
"techniques de surveillance et de protection innovantes."
Oui, innovantes? Encore? Les décideurs à la Réunion aiment trop se gonfler du jabot en étant les premiers... ou les plus chers. Car 900 00 euros? Pour la mise en place et après? Qui va payer?
De plus, ils parlent d'une "assurance requin"? Il y en aurait une spécifique ?

En tout cas, la crise requin n'est pas une crise pour tout le monde. On dirait même que l'on pourrait bâtir de bonnes carrières là-dessus.
Pcpsespeceenvoiedisparition, Posté
effectivement il faut protéger la gauche car cette une espèce en voie de disparition.........
Hardi, Posté
Par contre dépenser des fortunes toute l'année pour des footeux amateurs, pas de souci ?

Les surfers de la Réunion sont parmi les meilleurs du monde et la gauche de St leu est une vague de classe internationale qui peut recevoir des évènements internationaux avec retombées économiques qui rentabiliseront l'investissement : faut se renseigner avant d'écrire de la m....
Surfeurs fillonistes, Posté
sur la page facebook du porteur de projet à 900.000 beuros on voit la photo d'un magnifique hotel de luxe à bali. comme quoi ya pas que fillon qui aime les costart à 15.000 euros
Domnin, Posté
Les 20 emplois ne sont bien sûr pas compris dans les 900 000€. C'est aux surfeurs de payer la totalité. La collectivité n'a pas à financer leurs loisirs aussi ruineux que dangereux.
Picto, Posté
900 000 hein ??? Alors que 40 % de la run vit sous seuil de pauvreté ???
Salops de povres , vive le sport !