Roches Noires - Un millier de personnes s'étaient rassemblées malgré l'interdiction de la mairie :

Jean-François Nativel convoqué à la gendarmerie


Publié / Actualisé
Jean-François Nativel, dirigeant de l'association Océan Prévention Réunion (OPR), est convoqué à la brigade de gendarmerie de l'Etang-Saint-Paul ce jeudi 14 septembre 2017. Les gendarmes veulent l'entendre à la suite de l'organisation par OPR de l'action de ce dimanche sur la plage de Roches Noires (Saint-Gilles) pour protester contre la gestion de la crise requin par les autorités. Un millier de personnes avaient participé à ce rassemblement interdit par la mairie de Saint-Paul
Jean-François Nativel, dirigeant de l'association Océan Prévention Réunion (OPR), est convoqué à la brigade de gendarmerie de l'Etang-Saint-Paul ce jeudi 14 septembre 2017. Les gendarmes veulent l'entendre à la suite de l'organisation par OPR de l'action de ce dimanche sur la plage de Roches Noires (Saint-Gilles) pour protester contre la gestion de la crise requin par les autorités. Un millier de personnes avaient participé à ce rassemblement interdit par la mairie de Saint-Paul

 

"Conformément à nos attentes (il apparaissait évidemment naïf d'imaginer qu’il en soit autrement), le secrétaire de l'association Jean-François Nativel est convoqué pour une audition jeudi, dans le cadre des infractions commises ce dimanche. C'est le prix à payer avec la France qui méprise les droits et les libertés des Réunionnais depuis plus de 4 ans maintenant, c'est le prix à payer pour avoir (juste) le droit de profiter d'un plaisir simple et gratuit dans son environnement" écrit OPR sur sa page Facebook.

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"Nous sommes déjà des cobayes... nous sommes déjà les martyrs... S'il faut payer de sa propre liberté, pour maintenir l’espoir de pouvoir la rendre aux autres, alors OUI, nous sommes prêts ! De toute façon nous sommes tous en sursis... nous sommes tous dans une prison dorée, avec vue sur mer. Il faut être prêt à tout perdre ... avant de pouvoir un jour prétendre à gagner !" écrit encore OPR.

Pour rappel,  le rassemblement de ce dimanche était organisé par Océan Prévention Réunion (OPR) qui, au delà de "la gestion scandaleuse de la crise requin" réclame aussi le respect des "droits des Réunionnais à disposer de la mer" indique Jean-François Nativel, dirigeant de OPR.

En raison de la recrudescence des attaques de requins, un arrêté préfectoral interdit depuis juillet 2013 la baignade et les activités nautiques hors du lagon. La plage de Roches Noires se trouve hors des zones autorisées.

La préfecture a rappelé cette interdiction vendredi dans un communiqué. Le rassemblement a ensuite été interdit par la mairie de Saint-Paul (dont dépend la plage des Roches noires), compte tenu de "l'absence de dépôt en mairie d'une quelconque demande d'autorisation" et  des possibles "problème de sécurité" et de "graves troubles à l'ordre public".

Malgré ces interdictions environ 200 personnes se sont mises à l'eau au cours de ce rassemblement et y sont restées une demie heure. Composé de bateaux, des paddles, de jets ski et des plongeurs, un important dispositif avait été mis en place par les organisateurs pour éviter tout accident. Les personnes qui se sont mise à l'eau ont d'abord signé un formulaire indiquant avoir conscient "qu'il convient de ne pas se mettre à l'eau dans une zone interdite ou signalée  dangereuse"

Le rassemblement s'est dispersé dans le calme en milieu de journée. Aucune verbalisation n'a été faite par les forces de l'ordre qui ont assuré une surveillance discrète.

Saint-Paul est la seule commune de l'île impactée par la crise requin à avoir mis en place des zones de baignade et de pratiques nautiques protégées, notamment, par des vigies et des filets.

Mis à place par les épisodes houleux qui agitent ponctuellement la côte ouest, ces filets ont été endommagés depuis leur mise en service début 2014 au larges de Roches Noires et de Boucan Canot, les deux plages emblématiques de la côte ouest et parmi les plus prisées des surfeurs

Vendredi, Joseph Sinimalé, le maire de Saint-Paul, a annoncé le lancement de travaux pour la mise en place d'un nouveau type de protection mieux. adaptés aux conditions climatiques.

Depuis 2011 date de la recrudescence de la crise squales, 21 personnes ont été attaquées par des requins. Neuf sont décédées. Plus la moitié de ces attaques mortelles concernent de surfeurs ou des bodyboarders.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

CITOYEN, Posté
A QUOI SERT LES ARRÊTÉS MUNICIPAUX PRIS PAR NOS MAIRES A RIEN PUISQU ILS SE DONNENT PAS LES MOYENS DE LES FAIRE RESPECTER ET MÊME NOS ÉLUS NE LES RESPECTENT PAS SI CE N EST POUR SE DONNER BONNE CONSCIENCE MR NATIVEL NE SERAS PAS INQUIÉTÉ TOUT CA C EST DE LA COM .