Risque squales :

Le sonar de détection acoustique des requins testé à Saint-Leu


Publié / Actualisé
Après Saint-Paul, le CRA (Centre de ressources et d'appui du risque requin) teste à Saint-Leu le sonar 3D SeapiX, un dispositif innovant servant à détecter les requins. Il s'agit de la deuxième phase de test de cet appareil expérimenté pour la première fois au monde (Photo CRA)
Après Saint-Paul, le CRA (Centre de ressources et d'appui du risque requin) teste à Saint-Leu le sonar 3D SeapiX, un dispositif innovant servant à détecter les requins. Il s'agit de la deuxième phase de test de cet appareil expérimenté pour la première fois au monde (Photo CRA)

La phase de test a débuté il y a cinq mois, à la fin du mois d’avril. Selon Eric Chateauminois, directeur opérationnel du CRA, les essais ont été probants à Saint-Paul. Il se dit "satisfait de l’avancement des expérimentations". Des membres de l'entreprise  iXblue, créatrice du sonar SeapiX, se trouvent actuellement à la Réunion. Pendant une une semaine ils vont suivre de près la réalisation de ces tests.

C’est une étape décisive qui se joue dans l’expérimentation de ce sonar amélioré. "Il se trouve que la géographie des fonds sous-marins de Saint-Leu est plus complexe que celle de Saint-Paul" explique en substance Eric Chateauminois. "La présence de récifs, de reliefs sous-marins ou encore de canyons nous aide à tester le sonar dans des conditions plus réalistes et plus techniques qu’en baie de Saint-Paul" ajoute le directeur opérationnel du CRA.

Les tests se déroulent selon un protocole bien précis. Un kayak tracte une cible acoustique en mouvement simulant la présence d'un requin. Elle est repérée par le sonar qui se trouve à bord d’une autre embarcation.

Les essais sont réalisés sur plusieurs points du spot de "la gauche" afin de confirmer l’efficacité du dispositif. Eric Chateauminois n’a pas voulu s’avancer concernant une date de fin de tests. Les conclusions pourraient être rendues d’ici "quelques semaines".

Pour rappel, le sonar iXBlue est un appareillage unique à La Réunion. Son expérimentation est une première mondiale. Il pourrait - à terme -, détecter des squales dans les zones de baignade de notre île. Le but est donc de protéger non seulement les baigneurs mais aussi tous les usagers de la mer du risque requin.

Le sonar fonctionne en émettant des ondes acoustiques. Celles-ci se réfléchissent sur les obstacles rencontrés dans la zone étudiée et renvoient ainsi une image des objets potentiellement détectés.

Lire aussi : "Sonar Seapix" : un nouveau dispositif pour repérer les requins à Saint-Leu

Le dispositif a d’ores et déjà permis de repérer des squales nageant à 160 mètres de distance de l’appareil. Une avancée majeure pour sécuriser notre littoral. Les sonars traditionnels - utilisés pour la pêche notamment -, fonctionnent seulement sur une dizaine de mètres.

Depuis 2011 à La Réunion, onze personnes ont perdu la vie à cause d’une attaque de requin.

lp/www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Pierre, Posté
Beau travail. Continuez comme ça .Il y a une potentiel commercial non négligeable pour énormément de lieux dans le monde. Californie Floride Bahamas Afrique du Sud Hawaii Nouvelle Calédonie etc... C'est par plusieurs moyens techniques ou organisationnels (arrêt des dispersions de déchets maritimes ou terrestres, réintégration des requins de récif etc. ) Que la situation s'améliorera.
Illustration : Kwa Films

Kwa Films

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