[PHOTOS - VIDÉOS] Partenariat entre l'Etat, le centre sécurité requin et la réserve marine :

Comment (bien) lutter contre le risque squale


Publié / Actualisé
Ce jeudi 5 novembre 2020, le préfet de La Réunion Jacques Billant se rend au siège du centre sécurité requin (CSR) pour aborder la stratégie réunionnaise face au risque squale. Les activités du centre sont détaillées à cette occasion. Une rencontre marquée par la signature d'une convention de partenariat entre l'Etat, le CSR et la réserve marine. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Ce jeudi 5 novembre 2020, le préfet de La Réunion Jacques Billant se rend au siège du centre sécurité requin (CSR) pour aborder la stratégie réunionnaise face au risque squale. Les activités du centre sont détaillées à cette occasion. Une rencontre marquée par la signature d'une convention de partenariat entre l'Etat, le CSR et la réserve marine. (Photo rb/www.ipreunion.com)

Des acteurs réunis pour "une réelle stratégie réunionnaise du risque, une stratégie de gestion du risque adaptée à notre territoire", a déclaré en introduction le préfet de La Réunion, Jacques Billant. "Nous savons aussi combien la gestion du risque requin peut être un sujet clivant à La Réunion", a-t-il prévenu également de manière prudente. "Mais tout l'enjeu, c'est bien de trouver cet équilibre entre les usages de la mer et la protection de la biodiversité. Cet équilibre passe par un partenariat renforcé, entre l'État et ses partenaires".

"Ce qu'on espère surtout est de pouvoir colaborer, travailler ensemble efficacement, techniquement, sur les différents sujets sur lesquels travaille le CSR" explique Karine Pothin, directrice de la réserve marine. Regardez :

A ce titre, le partenariat entre l'Etat, le CSR et la réserve marine "illustre bien cette volonté d'approfondissement", soutenait le préfet de La Réunion. Cet accord se définit ainsi en allant " vers un encadrement des activités nautiques et non plus une interdiction". D'où la mise en place d'un "dispositif sécurisé sur Saint-Leu" a-t-il ajouté avant d'inviter les partenaires, assis autour de la table, à signer.

"On va expérimenter l'efficacité des équipements de sécurité personnelle, et en même temps on va modéliser une série d'indicateurs pour concevoir un dispositif de gradation des risques" explique Olivier Tainturier, sous-préfet de Saint-Paul. Regardez :

Ce dispositif ne comporte pas à ce jour des "drum lines", ce piège aquatique utilisé pour capturer de grands requins via des appâts et des hameçons. La première étape étant celle de l'observation avec des caméras pour observer les mouvements et circulation des requins sur "trois cycles de la Réserve marine". Une zone d'expérimentation à Saint-Leu devrait cependant mise à disposition pour tester des"Équipements de protection individuelle" (EPI). Non pas que l'objectif serait de renoncer à des moyens léthaux dans la régulation des populations de requins à long terme.

"Il y a deux familles de répulsifs : un qu'on met à la cheville, et un autre qu'on inscrute dans la planche et qui envoie un champs électrique et repousse le requin qui s'approche trop du surfeur" détaille Christophe Mulquin, chargé de mission Activités nautiques, mer et usagers. Ces équipements ont été testés en Nouvelle-Calédonie.

Le préfet a donné son accord pour que certaines zones d'expérimentation et de sécurisation soient effectives à partir de décembre 2020 à Saint-Leu.

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Wope zangoun, Posté
il n'y a pas la 1ere barrière de drumline pour saint leu ?
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Bonne initiative ; ce serait cool de pouvoir profiter des cotes ...
on demande pas la lune, juste les cÃ'tes !