Abolition de l'esclavage :

20 Désanm : quand la fête se marie à l'histoire


Publié / Actualisé
Comme à l'accoutumée, la Fèt Kaf, d'ores et déjà commencé dans la ville de Saint-Denis, par le festival du film documentaire et les hommages rendus aux ancêtres dans les 18 quartiers du chef-lieu. Pour la journée du 20 Desamn, c'est bel et bien un hommage qui est organisé, qui verra au commencement un moment de recueillement, pour ensuite glisser vers les festivités. "Ce n'est pas un festival, ni un carnaval, c'est une commémoration" rappelle en substance l'organisation. Pour autant, la fête sera bien-sûr au rendez-vous.
Comme à l'accoutumée, la Fèt Kaf, d'ores et déjà commencé dans la ville de Saint-Denis, par le festival du film documentaire et les hommages rendus aux ancêtres dans les 18 quartiers du chef-lieu. Pour la journée du 20 Desamn, c'est bel et bien un hommage qui est organisé, qui verra au commencement un moment de recueillement, pour ensuite glisser vers les festivités. "Ce n'est pas un festival, ni un carnaval, c'est une commémoration" rappelle en substance l'organisation. Pour autant, la fête sera bien-sûr au rendez-vous.

Tandis que l'hommage aux ancêtres et aux lieux qui ont porté l'esclavage à sa perte continuent cette semaine, l'historien Laurent Hoareau, qui intervient dans les quartiers dans le cadre des actions menées pour le 20 décembre, a constaté que la mémoire n'était pas forcément transmise de génération en génération.

"Pour l'anecdote, lorsque l'on a placé la plaque " Emplacement de l'ancien camp des Noirs du Roy" dans le quartier du Bas de la Rivière, une petite fille savait que l'on installait cette plaque pour le 20 décembre. Par contre, elle ne savait pas qu'il y avait eu des esclaves à La Réunion", raconte le directeur de la culture de Saint-Denis, Stéphane Hoareau. Preuve que l'histoire de l'île est parfois méconnue de ses habitants, même si l'historien nuance, en précisant que la transmission des familles historiques de certains quartiers existe.

Au delà de la connaissance de l'histoire, un accent particulier a été mis, à travers les différentes actions d'hommage, sur l'origine du Réunionnais. "D'où je viens" était donc le leitmotiv de la création d'un mandala géant, qui, dessiné des mains des dionysiens, présente La Réunion au centre d'un boulevard entre l'Asie, l'Inde, le Mozambique ou encore Madagascar.

Si l'organisation précise toujours que les festivités du 20 décembre sont avant-tout un hommage rendu aux esclaves, le défilé de la liberté avant le début de la nuit musicale représente un temps fort de la manifestation.

Pour le défilé, pas moins de 1 700 participants feront vibrer les défilants des différents quartiers qui se rejoindront sur le Barachois, lieu symbolique de l'abolition de l'esclavage. Sonia Makhlouf, présidente de l'association Sambaloya, chorégraphe de défilé, ainsi que son assistante et danseuse Nadia ont largement travaillé sur la commémoration intégrée dans le spectacle. 2 mois de préparation ont été nécessaires à la coordination des participants, "fiers de représenter leur quartier, pour la première fois pour beaucoup d'entre-eux".

Tandis que le défilé est attendu sur le Barachois, le traditionnel plateau artistique réserve lui aussi des surprises. Avec une scène 100 % féminine, le choix de l'organisation est tout aussi symbolique. Cette dernière a en effet voulu donner la parole aux femmes, en écho à l'actualité qui les accable, à savoir le nombre inquiétant de cas de violences conjugales. Le groupe Simangavole, engagé pour les droits de la femme, partagera la scène avec Sandra Nkaké,avec un spectacle inédit en préparation.

 

 

L'intégralité du programme est à retrouver sur le www.saintdenis.re. A noter que des navettes Citalis sont prévues pour desservir le centre-ville le soir du 20 décembre, tandis que le Barachois, sera complètement fermé aux voitures, de 6h00 à 4h00.

www.ipreunion.com

   

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