PHOTOS - AUDIO- VIDÉO Commémoration du 20 décembre à Saint-Denis :

"Les marrons, ce sont peut-être nos Gaulois à nous"


Publié / Actualisé
Plusieurs officiels, dont la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts et de la maire de Gorée, ont pris part à la cérémonie de commémoration organisée ce mardi 20 décembre 2016, à Saint-Denis, près de la stèle dédiée aux anciens esclaves Géréon et Jasmin.
Plusieurs officiels, dont la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts et de la maire de Gorée, ont pris part à la cérémonie de commémoration organisée ce mardi 20 décembre 2016, à Saint-Denis, près de la stèle dédiée aux anciens esclaves Géréon et Jasmin.

C'est Gilbert Annette, maire de Saint-Denis, qui a ouvert cette cérémonie, qui se voulait être "un temps de recueillement solennel en l'honneur de celles et ceux qui se sont rassemblés un mercredi du mois de décembre de 1848, afin de fêter dignement une liberté rudement conquise", précisait la municipalité.

 

 

 

"J'ai tenu à rappeler ce qui régissait la vie de nos ancêtres. Un devoir de mémoire qui me touche particulièrement puisque cinq de mes ancêtres ont été affranchis le 20 décembre 1848", rappelait-il :



Le discours de Gilbert Annette a été suivi par celui d'Ericka Bareigts, Ministre des outre-mer, qui a tenu a rendre un hommage particulier aux marrons (retrouvez l'intégralité de son discours ici ). "Je ne me voyais pas fêter ce 20 décembre en tant que ministre des Outre-mer ailleurs qu'à La Réunion", a-t-elle déclaré, à l'issue de son discours :

 



Plusieurs officiels, venus du continent africain, étaient également présents, à l'image d'Artur Domingos du ministère de la culture du Mozambique, et Celestino Girimula, du cabinet de conservation de l'île du Mozambique.

 

Parmi les invités se trouvait également Augustin Senghor, maire de Gorée. Cette île de la baie de Dakar (capitale du Séngal), a été du XVe au XIXe siècle le plus grand centre de commerce d'esclaves de la côte africain. Ce lieu symbole de la mémoire de la traite négrière en Afrique a été reconnu par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 1978 comme "île-mémoire" de la tragédie négrière. Gorée est l'un des tout premiers lieux à avoir été inscrits sur la liste du patrimoine mondial gérée par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

A l'issue des prises des paroles officielles, les officiels ont posé une fleur au pied de la statue qui rend hommage à Géréon et Jasmin, deux esclaves exécutés à cet endroit le 10 avril après leur participation à la révolte des esclaves en novembre 1811 menée par le Marron Elie dans la région de Saint-Leu. Le recueillement a ensuite laissé place à la célébration de la liberté : au son des roulèrs, Ericka Bareigts et Gilbert Annette ont rejoint le public, pou kraz in maloya.

 

 

 

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    2 Commentaire(s)

    Jp, Posté
    Et elle nous sert à quoi cette soi-disant liberté ?
    Pierre Balcon , Posté
    Etes vous surs que Gorée ait été le plus grand centre de trafic d'esclaves entre le 15 et le 19 eme siècle