Contrats aidés à Saint-Denis (actualisé) :

Éricka Bareigts confirme la rentrée du 18 août


Publié / Actualisé
L'élue du conseil municipal de Saint-Denis, en charge de l'insertion, s'entretenait ce jeudi 10 août 2017 avec Maurice Barate, le secrétaire général de la préfecture, dans le chef-lieu. La députée annonçait la date de la rentrée scolaire. Elle s'effectuera bien le vendredi 18 août malgré le manque de contrats aidés. (Photo d'archives)
L'élue du conseil municipal de Saint-Denis, en charge de l'insertion, s'entretenait ce jeudi 10 août 2017 avec Maurice Barate, le secrétaire général de la préfecture, dans le chef-lieu. La députée annonçait la date de la rentrée scolaire. Elle s'effectuera bien le vendredi 18 août malgré le manque de contrats aidés. (Photo d'archives)


Elle échangeait avec le représentant de l'État sur le nombre d'emplois nécessaires au bon fonctionnement des établissements scolaires. Il manque en effet 300 contrats pour y parvenir. "J'ai exprimé nos besoins pour les crèches, les personnes âgées et la salubrité. Nous n'avons rien obtenu et je n'ai aucune réponse. Je suis très réservée avec les déclarations de la ministre du Travail (Sur l'inefficacité des contrats aidés : Ndlr) lance l'ex-ministre de l'Outre-mer. Elle attend un geste plus important du gouvernement.

La municipalité tentera de proposer le plus de services possibles aux élèves des écoles primaires et maternelles ainsi qu'à leurs parents le 18 août. "On ne prive pas les enfants d'éducation. L'État a sa part de responsabilités dans l'organisation de la rentrée. Nous avons un état d'esprit combatif", complète-t-elle. La membre de la municipalité explique aussi pourquoi elle ne participait pas à la manifestation des édiles. Deux collectivités seulement maintiennent la rentrée au 18 août. Saint-Denis et Sainte-Rose. Saint-Leu prendra sa décision ce vendredi à l'issue d'un rendez-vous avec le sous-préfet de Saint-Paul. 21 communes sur 24 risquent donc de reporter l'échéance.

- "C'est scandaleux" -

Le reste des communes affirment ne pouvoir assurer le premier jour d'école étant donné les moyens actuels. "Comme en 2012 et comme toujours, nous ne voulons pas fermer les écoles. Un acte extrêmement symbolique. À l'époque, en tant que ministre,  j'avais réalisé des efforts sur les contrats aidés. Avec le maire de Saint-Denis, nous avions obtenu des prises en charge exceptionnelles par le président pour les emplois d'avenir pour La Réunion. Nous l'avions fait par solidarité pour tous", souligne la députée de la première circonscription.

Elle évoque même un "scandale" lié à la situation actuelle. "Nous sommes la cinquième puissance économique au monde et on attend la veille de la rentrée pour nous dire juste qu'on nous donnera les les moyens d'assurer la rentrée. C'est scandaleux." Une critique négative émise vis-à-vis du gouvernement du premier ministre, Édouard Philippe, et du président de la République. Emmanuel Macron, qu'elle soutenait au second tour des élections présidentielles. Lors des législatives des 11 et 18 juin, le parti de l'ex-ministre de l'Économie ne présentait pas de candidat La République en marche face à elle.

ts/www.ipreunion.com

 

   

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