En vue de la création de la Nouvelle entrée Ouest de Saint-Denis :

Fouilles préventives : l'histoire avant l'ouvrage d'art


Publié / Actualisé
En vue du début des travaux de la Nouvelle entrée ouest de Saint-Denis, des fouilles préventives ont débuté sur le Barachois le 23 août dernier. Elles se poursuivent jusqu'au 8 septembre. Sur le front de mer, au niveau du tracé des nouveaux aménagements prévus dans le cadre de la construction de l'ouvrage d'art, les archéologues de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) sondent cinq zones, à la recherche de vestiges pouvant témoigner de l'histoire dionysienne.
En vue du début des travaux de la Nouvelle entrée ouest de Saint-Denis, des fouilles préventives ont débuté sur le Barachois le 23 août dernier. Elles se poursuivent jusqu'au 8 septembre. Sur le front de mer, au niveau du tracé des nouveaux aménagements prévus dans le cadre de la construction de l'ouvrage d'art, les archéologues de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) sondent cinq zones, à la recherche de vestiges pouvant témoigner de l'histoire dionysienne.

C'est une étape obligatoire avant de commercer un ouvrage d'art de l'envergure de la Nouvelle entrée Ouest de Saint-Denis, qui adviendra à la fin de la Nouvelle route du littoral. Depuis le 23 août dernier, les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives sondent le sol sur le tracé des nouvelle sinfrastructures qui viendront compléter le projet NEO. Ce jeudi 24 août, les chercheurs creusaient sur le Barachois, face à la préfecture, près des canons donnant sur le front de mer.

 

 

Cinq zones ont ainsi été privilégiées. Celle explorée ce jeudi est la deuxième à être observée. Les archéologues recherchent les restes des vestiges pouvant témoigner de l'existence "de toutes les marines privées qui permettaient de décharger les bateaux qui restaient au large parce qu'ils ne pouvaient pas accoster sur terre. Nous avions toute une quantité de jetées sur la mer avec un système de grues qui ramenait les marchandises à terre, dans des entrepôts qui étaient à l'arrière, au début du 19e siècle" explique Thierry Cornec, archéologue de l'INRAP.

Au moment de la réalisation du reportage, les scientifiques ont remarqué que les sous-sols découverts au sein de la zone sondée étaient à près d'un mètre en dessous du niveau du actuel, données fidèles à ce que pouvait ressembler les entrées de jetées à l'époque. Les trois prochains sondages seront effectués sur la place de Gaulle et dans le square Labourdonnais. Car, si les fouilles préventives sont obligatoires et nécessaires, les archéologues "cherchent toujours quelque chose". Et parfois, "nous pouvons avoir des surprises". Car, selon Thierry Cornec, "antérieurement à la période des marines, il y avait tout un système de défense de la ville. A cet endroit-là, (lieu du sondage - ndlr), lorsque l'on fait le report des cartes du 18e siècle sur le cadastre actuel, nous savons qu'il y avait une batterie ici, la batterie dauphine, avec un pont d'embarquement qui protégeait la maison du gouverneur. Bâtiment qui est actuellement la préfecture".

 

 

Si la construction d'un ouvrage d'art "défigure" un site pendant le temps des travaux, les fouilles préventive qui la précède permettent de remonter le temps et l'histoire du lieu fouillé. Les données recuillies par les archéologues feront l'objet d'un rapport adressé à la Direction des affaires culturelles de l'océan Indien, qui décidera si des fouilles préventives devront être prologées.

 La prochaine étape pour les archéologues sera de fouiller au niveau de la place de Gaulle, toujours sur le Barachois. "Il y a une quantité de bâtiments qui ont été construits à la fin du 18e siècle à l'endroit de la place  et qui ont été détruits au tout début du 20e siècle. Ils correspondent à des bâtiments publics comme la Poste mais surtout la douane, qui sont liés à toutes ces marines" termine Thierry Cornec.

Les lieux de fouilles laisseront place à "un bassin qui sera directement tourné vers l'océan. Il y aura Saint-Denis plage, ainsi que d'autres aménagements, un espace public de déambulation, des zones d'activité économique, une vie diurne et nocturne, qui s'organisera autour d'espaces aménagés et arborés. Evidemment, nous garderont les éléments remarquables du Barachois" indique de son côté Claudine Pounoussamy - Derrien, directrice de l'aménagement et des grands projets et mobilité à la mairie de Saint-Denis.

Le début des travaux de la Nouvelle entrée Ouest est prévu pour 2019.

jm/www.ipreunion.com

 

 

 

   

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