[VIDEO] L'Insee a présenté sa nouvelle étude sur le chef-lieu :

Saint-Denis - Les riches à La Montagne, les pauvres à Prima


Publié / Actualisé
Dans sa nouvelle étude "Portrait de la population de l'habitat de Saint-Denis : 18 secteurs aux profils très contrastés", l'Insee La Réunion-Mayotte révèle avec les chiffres de 2014 les disparités entre les différents quartiers du chef-lieu. Le constat : trois typologies de secteurs se détachent. Dans les "Bas", huit quartiers cumulent fragilités économiques et sociales, quatre aux secteurs sont un peu plus aisés et dans les "hauts" ou à "mi-pente", des revenus plus élevés avec un modèle familial plus traditionnel avec plus de propriétaires. Nous publions ci-après l'intégralité du communiqué de l'Insee.
Dans sa nouvelle étude "Portrait de la population de l'habitat de Saint-Denis : 18 secteurs aux profils très contrastés", l'Insee La Réunion-Mayotte révèle avec les chiffres de 2014 les disparités entre les différents quartiers du chef-lieu. Le constat : trois typologies de secteurs se détachent. Dans les "Bas", huit quartiers cumulent fragilités économiques et sociales, quatre aux secteurs sont un peu plus aisés et dans les "hauts" ou à "mi-pente", des revenus plus élevés avec un modèle familial plus traditionnel avec plus de propriétaires. Nous publions ci-après l'intégralité du communiqué de l'Insee.

Réalisé en partenariat entre la Ville de Saint-Denis et l’Insee, ce dossier mobilise plusieurs sources statistiques afin de dresser un portrait de la population et de l’habitat de Saint-Denis. Il intervient au moment où la Communauté d’agglomération du nord de La Réunion (Cinor) prépare un nouveau Programme local de l’habitat (PLH) pour la période 2018-2025. Les nombreuses données contenues dans cette publication constituent des éléments de diagnostic utiles en vue du prochain PLH, en lien avec le Plan local d’urbanisme et le Schéma directeur du logement social.

- Une analyse transversale et des fiches par secteur -

Ce dossier comporte une analyse de la commune de Saint-Denis au travers de ses 18 secteurs. Il fournit un vaste ensemble de données, sur le parc de logements, notamment sociaux, et les caractéristiques socio-économiques des habitants du chef-lieu. Ce dossier s’ouvre sur un article de synthèse présentant une analyse transversale des 18 secteurs communaux. Ensuite, chaque secteur est décrit à travers une double page offrant 12 indicateurs représentés sous forme graphique, ainsi qu'un commentaire faisant ressortir ses traits saillants.

- De nombreux logements collectifs et un parc social étendu -

En 2014, Saint-Denis est la commune la plus peuplée de l’île avec 145 000 habitants : un Réunionnais sur six vit dans le chef-lieu. L’habitat collectif prédomine largement dans le paysage immobilier. Ainsi, six ménages sur dix vivent dans un appartement, une part deux fois plus élevée que sur l’ensemble de l’île. De fait, peu de ménages dionysiens sont propriétaires de leur logement (30 % contre 51 % à La Réunion).

Le parc social occupe une place importante dans le paysage immobilier de l’île : un tiers des ménages vivent dans l’un des 21 000 logements sociaux de la commune. Cette part est 1,5 fois plus élevée que sur l’ensemble de l’île (34 % contre 22 %). De plus, le parc social est marqué par la coexistence de logements sociaux anciens (quatre sur dix datent de plus de 30 ans) et de logements plus récents (deux sur dix ont moins de 30 ans).

- Des revenus plus élevés grâce à un meilleur accès à l’emploi… -

Les ménages dionysiens déclarent des revenus plus élevés : en 2013, le revenu fiscal médian de ses habitants s’établit à 1 150 euros par mois et par unité de consommation (UC), soit 23 % de plus qu’au niveau régional. En effet, l’accès à l’emploi des habitants y est meilleur car le chef-lieu concentre une part importante des activités économiques de l’île : 49 % des personnes en âge de travailler ont un emploi (45 % à La Réunion). De plus, les cadres et les professions intermédiaires y sont plus nombreux qu’ailleurs.

- …Mais les disparités sont fortes entre les secteurs de la commune -

Que ce soit en termes d’habitat, d’accès à l’emploi ou de revenus, les secteurs de la commune sont différenciés. Ainsi, la part de logements sociaux varie de 7 % au Centre-ville à 86 % au Chaudron. La part des personnes en emploi varie de 35 % au Chaudron à 59 % à La Montagne 8e km. Quant aux revenus déclarés, ils sont particulièrement faibles au Chaudron et à Prima (revenu médian d’environ 700 euros et 550 euros par UC et par mois) et nettement plus élevés dans les deux secteurs les plus aisés de la commune, au Centre-ville (2.000 euros) et à La Montagne 8e km (2.300 euros).

- Huit secteurs des "Bas" cumulent fragilités économiques et sociales -

Dans les " Bas ", huit secteurs cumulent les fragilités économiques et sociales : Le Butor - Sainte-Clotilde, Le Chaudron, Domenjod, Marcadet, Le Moufia, Petite-Île - Bas de la Rivière, Prima et Vauban-CaméliasProvidence. Les habitants sont peu insérés dans l’emploi, leurs revenus faibles et la moitié des ménages vivent dans le parc social. Les personnes seules et les familles monoparentales y sont plus nombreux. Le parc social y est particulièrement développé et ancien. Les ménages de ces secteurs vivent plus souvent qu’ailleurs en situation de surpeuplement.

- Dans les " Bas ", quatre secteurs un peu plus aisés -

Les quatre autres secteurs des Bas - le Centre-ville, La Source, Bellepierre et Montgaillard-Colline des Camélias - sont relativement plus aisés. Les personnes âgées de 60 ans ou plus y sont plus nombreuses qu’ailleurs, notamment au Centre-ville et à La Source. Les revenus des ménages sont plus élevés que dans les secteurs défavorisés des Bas. Les propriétaires y sont également un peu plus nombreux et le parc social moins étendu.

- Dans les "Hauts" et à "mi-pente", davantage de couples avec enfant(s) et de propriétaires -

Dans les secteurs des " Hauts " et à " mi-pente " - La Bretagne, Bois de Nèfles, Saint-François, Le Brûlé, La Montagne 8e km et La Montagne 15e km -, le modèle familial traditionnel du couple avec enfant(s) domine. Les habitants en âge de travailler sont mieux insérés sur le marché du travail et les ménages plus souvent propriétaires de leur logement que dans le reste de la commune. Le parc social y est restreint mais sa croissance dynamique depuis cinq ans.

www.ipreunion.com (source : Insee)

   

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