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Covid-19 : "le temps est venu à la sanction", prévient Ericka Bareigts


Publié / Actualisé
La maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a tenu une conférence de presse ce samedi 12 septembre 2020, pour présenter un éventail d'obligations et de contraintes dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Une deuxième phase, dite de sanctions, après une première phase de pédagogie et de sensibilisation. (Photo aa/www.ipreunion.com)
La maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a tenu une conférence de presse ce samedi 12 septembre 2020, pour présenter un éventail d'obligations et de contraintes dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Une deuxième phase, dite de sanctions, après une première phase de pédagogie et de sensibilisation. (Photo aa/www.ipreunion.com)

“Nous avons dit, dès le 11 août, que l'impact de Saint-Denis serait régional parce que nous recevons chaque jour 100.000 personnes qui entrent et sortent de la ville. Il y a du contact et donc de la transmission”, présente Ericka Bareigts dans son propos liminaire.

Depuis l’apparition du premier foyer de contagion à Saint-Denis, puis la mise en place des premières mesures restrictives, la maire se félicite d’une sensible amélioration de la situation sanitaire dans les quartiers les plus touchés.

Des quartiers qui étaient en rouge passent plutôt au jaune. Ce n’est pas une victoire parce que tout peut changer. Tout l’enjeu est de ne pas courir après le virus, mais de faire les bons gestes”, explique-t-elle.“Je remercie tous les Dionysiens et Dionysiennes qui ont pris conscience de la situation qui pratiquent les gestes barrière. Il faut continuer l’effort.”

- Après la sensibilisation, place à la sanction -

Dans ce cadre-là, la mairie de Saint-Denis entame une phase de sanctions pour le respect des mesures, après une première phase de prévention. “Nous allons d’une part continuer la sensibilisation avec les associations dans les quartiers. D’autre part, le temps est venu à la sanction. Il en reste quelques uns qui font de la résistance et ne jouent pas le jeu, ce qui impacte notre santé et l’avenir de notre territoire”, regrette Ericka Bareigts.

Aussi, la police nationale et la police municipale vont unir leur action aux côtés la municipalités pour faire respecter les règles édictées par le préfet de La Réunion Jacques Billant, notamment dans les quartiers où la circulation du virus demeure active.

Lire aussi : Six nouvelles mesures restrictives pour lutter contre le virus à La Réunion

Inéluctablement nous allons concentrer notre action sur les zones rouges”, indique Jean-François Lebon, directeur départemental de la sécurité publique. Nous allons resserrer le maillage territorial de nos actions. D’où l'intérêt d’être en partenariat avec la police municipale. On va augmenter la présence, sans tolérance.”

Ledit partenariat s’articulera autour d’un diagnostic, du partage d’information et de définition de stratégies à mettre en oeuvre, sur la base du travail de cartographie réalisé par les services municipaux de Saint-Denis depuis l’identification du premier cluster.

C’est la première fois à La Réunion que la santé publique vient se mêler à la sécurité publique. Des comportements de société qui sont irrespectueux ont une incidence sur la santé publique. Le policier ne peut plus produire seul de la sécurité. Plus que jamais ce partenariat se doit d’exister, de s’organiser et de s’ajuster sans cesse”, ajoute Jean-François Lebon, précisant “qu’il n'y a aucune satisfaction verbaliser. À chaque fois qu’il y a une verbalisation, ça veut dire qu’il y a un échec.”

- Ne pas passer Noël en confinement -

S’appuyant sur la projection de l’institut Pasteur, transmise aux autorités, prévoyant un pic épidémique pour le mois de décembre à La Réunion, Ericka Bareigts insiste sur l’importance du respect des mesures sanitaires et des gestes barrière, alors qu’approchent les fêtes de fin d’année.

Une vague en décembre voudrait dire qu’on pourrait être en confinement pendant les fêtes de Noël. Personne ne parle d’éliminer le virus, mais d’étaler cette vague pour que nous ne soyons pas en confinement, pour que l’hôpital puisse continuer d'accueillir les malades.”

Et la maire de conclure : “Tout ça peut s’atténuer par trois gestes cumulés : on met le masque, on se lave les mains et on garde la distance. Et on reporte les fêtes familiales. C’est tout. Voilà l’effort que les citoyens ont à faire. Certains l’ont bien compris. Pour d’autres, nous allons aider à la compréhension.”

aa / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

7AC, Posté
Remettez-nous qu'on rigole un peu, les vidéos de la soirée lors de son élection à la Maire, tous se faisaient des bisous, des poutous, des calinous, combien ont été contaminés suite à ça ?
Micata, Posté
Le temps est venu pour les bonnes mesures surtout !
FERRERE, Posté
Madame la maire, pourquoi vous ne pas demander au préfet de mettre en place ces mesures: comme il y a plus de 1000 voyageurs qui arrivent chaque jour, il faut faire un test à l'arrivée car il est fait au départ mais en 3 jours il peut y avoir contamination et ce n'est pas fiable, le test obligatoire à J+7 et vous verrez que l'épidémie diminuera.