Tribunal administratif :

Saint-Denis : l'ancienne prison Juliette Dodu ne sera pas démolie


Publié / Actualisé
L'ancienne prison Juliette, située dans la rue du même nom à Saint-Denis, ne sera pas rasée. Le tribunal administratif a décidé ce lundi 14 septembre 2020 qu'elle ne serait pas démollie, annonce Le Quotidien dans son édition de ce vendredi. Pour rappel l'association Kartié Libre Mémoire et Patrimoine Océan Indien oeuvre depuis plusieurs années en faveur de de la préservation de ce site partiellement classé monument historique en octobre 2019 (Photo rb/www.ipreunion.com)
L'ancienne prison Juliette, située dans la rue du même nom à Saint-Denis, ne sera pas rasée. Le tribunal administratif a décidé ce lundi 14 septembre 2020 qu'elle ne serait pas démollie, annonce Le Quotidien dans son édition de ce vendredi. Pour rappel l'association Kartié Libre Mémoire et Patrimoine Océan Indien oeuvre depuis plusieurs années en faveur de de la préservation de ce site partiellement classé monument historique en octobre 2019 (Photo rb/www.ipreunion.com)

Les juges administratifs avaient examiné le lundi 31 août dernier ce dossier portant sur un permis de démolition de l'ancienne prison. Le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis septembre 2019

 

Le préfet de La Réunion, Jacques Billant, avait signé l'arrêté d'inscription au titre des monuments historiques de l'ancienne prison Juliette Dodu de Saint-Denis, à la suite de l'avis de la commission régionale du patrimoine et de l'architecture (CRPA) réunie le 19 septembre 2019.

Les bâtiments datant des 18e et 19e siècles de l’ancienne prison Juliette Dodu étaient inscrits en raison de leur valeur patrimoniale représentative de l’histoire carcérale de La Réunion pendant la période coloniale. "Cette protection comprend les murs d’enceinte nord et ouest en rez-de-chaussée, y compris les portes d’entrée, les bâtiments implantés en mitoyenneté est (en totalité), les bâtiments le long des rues Labourdonnais et Juliette Dodu (façades et toitures en rez-de-chaussée), ainsi que le sol de la parcelle en totalité" avait préciseé la préfecture.

"La protection au titre des monuments historiques signale la valeur et l’intérêt au regard de l’histoire et de l'architecture. Elle n’a pas vocation à s’opposer à un programme de réhabilitation du site. Les éléments pris en considération pour motiver la décision d’inscription constituent des données à intégrer désormais à tout programme de réhabilitation et de transformation du site de la prison Juliette Dodu" avait toutefois souligné le préfet.

En septembre 2019, après cinq ans de procédure, Gilbert Annette, alors maire de Saint-Denis, avait annoncé son intention de faire de la prison Juliette Dodu un monument historique. Il avait ainsi confirmé qu'il refuser de valider le permis de démolition de la SHLMR Le bailleur social devait construire des logements sociaux une fois la prison rasée.

Cela ne se produira donc pas

Lire aussi : La prison Juliette Dodu est "sauvée" du projet de logements sociaux

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

CAJAOP, Posté
KUNTA KINTé ; KUNTA KINTé, la terre n'est pas plate, elle est ronde. Ne faites vous pas une erreur du même genre en pensant que le temps est linéaire ? Sous des formes différentes, certes, les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets et, en regardant dans votre rétroviseur, c'est peut-être votre avenir que vous y verrez.
Au préfet Jacques BILLANT, Posté
J'ai écrit à la préfecture pour demander qu'un appel à projets soit lancé par le préfet dans le but de donner un visage nouveau et souriant à cette verrue en plein centre-ville du chef-lieu. Silence assourdissant de la préfecture. Quant à la dir cab du préfet, il faut lui écrire pour obtenir un RV téléphonique. Et même là, elle aussi fait la sourde oreille. Je rappelle que l'ancienne prison Saint-Paul à Lyon a fait l'objet d'un appel à projets, fructueux. Armand GUNET
KUNTA KINTé, Posté
Vivre pour le meilleur ... Dans le rétroviseur avec les complaintes du passé