Le président de l'Assemblée nationale en visite chez Thierry Robert à Saint-Leu :

Claude Bartolone : "La démocratie, ce n'est pas la guerre civile"


Publié / Actualisé
Dans le cadre de son séjour à La Réunion, qui s'achève ce lundi 3 mars 2014, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a sillonné l'île, de Saint-Denis au Tampon, en passant par Saint-Joseph et Saint-Benoît. Ce lundi après-midi, il était également de passage à Saint-Leu, où il a été reçu par le député-maire Modem Thierry Robert et son conseil municipal. Interrogé sur cette visite chez un élu extérieur au parti socialiste, le titulaire du "perchoir" a souligné que "la démocratie, ce n'est pas la guerre civile". Revenant sur son périple réunionnais, Claude Bartolone a indiqué qu'il avait voulu "en voir le plus possible", notamment pour "mesurer ce que pouvait représenter les textes qui ont été votés depuis le début de la législature".
Dans le cadre de son séjour à La Réunion, qui s'achève ce lundi 3 mars 2014, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a sillonné l'île, de Saint-Denis au Tampon, en passant par Saint-Joseph et Saint-Benoît. Ce lundi après-midi, il était également de passage à Saint-Leu, où il a été reçu par le député-maire Modem Thierry Robert et son conseil municipal. Interrogé sur cette visite chez un élu extérieur au parti socialiste, le titulaire du "perchoir" a souligné que "la démocratie, ce n'est pas la guerre civile". Revenant sur son périple réunionnais, Claude Bartolone a indiqué qu'il avait voulu "en voir le plus possible", notamment pour "mesurer ce que pouvait représenter les textes qui ont été votés depuis le début de la législature".

Durant ces trois jours à La Réunion, Claude Bartolone a avoué avoir "appris beaucoup de choses". Habitué à se déplacer tous les quinze jours dans les différentes régions françaises, le président de l’Assemblée nationale effectuait là son premier voyage en outre-mer depuis son accession au "perchoir" en 2012. "J’ai pu mesurer ce que pouvait représenter des textes qui ont été votés depuis le début de la législature, j’ai pu constater quelque fois les résultats qu’ils pouvaient avoir dans la vie des Réunionnais et je vais repartir avec quelques idées un petit peu plus précises sur ce qu’il faudrait faire pour tenir compte de la spécificité locale sur quelques sujets", a-t-il confié en marge de son passage à Saint-Leu.

Cette visite chez un élu Modem en pleine campagne électorale n’avait d’ailleurs rien d’incongrue selon Claude Bartolone, une des figures du parti socialiste. "C’est utile pour le président de l’Assemblée nationale que je suis de rencontrer tous ces députés, quelles que soient leurs étiquettes", a-t-il précisé. Et d’ajouter : "Si je devais prendre les créneaux où il n’y a pas de campagne électorale, ça va être extrêmement difficile.... Cette année il y a les élections municipales, l’année prochaine il y a des cantonales et des régionales et l’année d’après on m’aurait dit que c’est déjà les élections législatives et présidentielles... Je laisse aux mauvais coucheurs l’analyse qui est la leur en ce qui concerne le point de vue qu’ils veulent se faire de ma visite."

Son hôte de l’après-midi était d’ailleurs du même avis. "Je le remercie de sa visite à Saint-Leu, mais je ne sais pas si c’est ça qui fera que les Saint-Leusiens demain vont voter pour moi ou pas...", a confié Thierry Robert. "Pour ma part, ça n’a rien de politique puisque monsieur le président est du PS et que j’ai voté contre le budget 2014. Si c’était purement politique, je ne pense pas que j’aurais eu cette visite aujourd’hui...", a-t-il jugé.

Cette étape saint-leusienne était enfin l’occasion pour Claude Bartolone d’évoquer la crise requin. Pour le président de l’Assemblée, "lorsqu’on est confronté à quelque chose que l’on ne comprend pas (...), il faut déjà essayer de comprendre ce qui se passe et bien entendu avoir toutes les actions qui permettent la prévention". "Ce qui a été décidé par l’Etat, notamment dans le cadre du programme CHARC et de la commission de réduction du risque requin me paraît de nature à pouvoir rassurer à la fois ceux qui sont amoureux de l’environnement (...) et ceux qui sont des amateurs des différentes activités sportives. Il faut que nous puissions comprendre, il faut que nous puissions affirmer la vocation touristique et maritime de La Réunion et il faut rassurer les citoyens qui y viennent", a-t-il affirmé.

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