Voeux à la presse de Thierry Robert :

"Les intérêts des Saint-Leusiens ne sont pas défendus au TCO"


Publié / Actualisé
Au cours de ses voeux à la presse, le député-maire de Saint-Leu a poussé un coup de gueule contre la gestion de la Communauté d'agglomération du Territoire de la Côte Ouest (TCO) dont "pâtissent les Saint-Leusiens". "Quand on est président d'un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), on doit le gérer en fonction des autres communes, il doit y avoir une répartition équitable des richesses, tant en matière d'investissement que de recrutement, chose qui n'est pas le cas aujourd'hui", estime Thierry Robert.
Au cours de ses voeux à la presse, le député-maire de Saint-Leu a poussé un coup de gueule contre la gestion de la Communauté d'agglomération du Territoire de la Côte Ouest (TCO) dont "pâtissent les Saint-Leusiens". "Quand on est président d'un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), on doit le gérer en fonction des autres communes, il doit y avoir une répartition équitable des richesses, tant en matière d'investissement que de recrutement, chose qui n'est pas le cas aujourd'hui", estime Thierry Robert.

Vous avez réuni la presse ce mardi pour adresser les voeux de la commune de Saint-Leu, mais également faire part de votre coup de gueule contre la Communauté d'agglomération du Territoire de la Côte Ouest (TCO)...

Ce n’est pas un coup de gueule, c’est à mon sens quelque chose qui est beaucoup plus grave que cela. Je fais juste un petit historique. Depuis le début d’année 2015, j’ai écrit de façon confidentielle au Président du TCO, (Joseph Sinimalé, également maire de Saint-Paul, ndlr), pour lui dire qu’il y avait beaucoup de choses qui n’allaient pas et que j’étais premier vice-président du TCO. Je lui ai exprimé mon sentiment d'être un premier vice-président "pot de fleurs" et je n'accepte pas ça. Dans un second temps, je lui ai dit que les intérêts des Saint-Leusiens n’étaient pas défendus au TCO. J’ai aussi précisé que je n’entamerai aucune action avant les élections départementales et avant les régionales parce que je ne voulais pas qu’il y ait un mélange entre les élections, la politique, la gestion du TCO etc...

Maintenant que les élections sont totalement terminées, je pense qu’il est grandement temps de rétablir cette justice, cette équité et cette transparence qui doit prévaloir dans la gestion d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI). Gérer un EPCI ce n’est pas gérer une commune, il ne faut pas mélanger les choses. On est maire, certes, on gère sa commune comme on le souhaite, mais quand on est président d’EPCI, on doit le gérer en fonction des autres communes. Il doit y avoir une répartition équitable des richesses de l’EPCI, chose qui n’est pas le cas aujourd’hui, tant en matière d’investissement qu’en matière de recrutement et j’en passe...

Vous voulez dire qu'au sein du TCO, en matière de recrutement par exemple, les habitants ne sont pas à logées à la même enseigne en fonction de la commune d'où ils viennent?

Exactement ! Mais il n’y a pas qu’au TCO, il y a aussi les satellites du TCO. Par exemple, vous prenez Cycléa (acteur du tri et du recyclage à La Réunion, ndlr) j'aimerais savoir combien il y a de Saint-Paulois. Il y a juste quelques Saint-Leusiens qui y travaillent, mais ils y travaillaient avant 2008. Et d’autres organismes sont concernés. 

Mais ce n’est pas l’essentiel, je pense que pour moi, aujourd’hui, l’élément qui n’est pas normal et insupportable, est que l’on s’oriente dans un projet d’Eco-Cité, pour lequel je ne suis pas contre, je le répète. La seule chose que je demande au président du TCO est d’avoir un plan de financement qui soit réel, présenté à l’ensemble des élus et aussi à toute la population du TCO. Aujourd’hui il n’y a pas de plan de financement, on sait juste que ça va coûter 3 ou 4 milliards, mais on ne sait pas au détriment de qui, ni comment cela va être financé.

A partir du moment où l’Eco-Cité démarrera, j’aimerais savoir ce qu’il adviendra de communes comme Saint-Leu et comme Trois-Bassins. Les deux communes qui, à mon sens, vont vraiment pâtir de cette situation, sont ces deux communes-là. Donc, il s’agit pour moi aujourd’hui, de réécrire au président et de lui demander un entretien pour essayer de dénouer tout ça. J’ose imaginer quand même qu’il sera attentif et qu’il apportera les réponses et les solutions, faute de quoi je serai contraint de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre les Saint-Leusiens. J’ai été élu en 2008 et en 2014 pour cela, je ne peux pas laisser cette situation perdurer.

Vous allez tenir les Saint-Leusiens au courant de la situation?

A partir du moment où je dirai à la population de façon claire et précise, par écrit ce qui se passe, en leur demandant s'ils acceptent ou pas et en leur demandant s’ils veulent se mobiliser ou pas, ce ne sera pas seulement le député maire de Saint-Leu que l'on va entendre mais toute la population de Saint-Leu. Je connais forcément le résultat des réactions de la population réunionnaise car elle sait très bien qu’aujourd’hui elle pâtit de cette situation et de cette gestion.

   

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