[HERMITAGE] Le collectif luttait contre les restaurants installés sur la plage :

Rend a nou la plage stoppe ses actions


Publié / Actualisé
Le collectif Rend a nou la plage se mobilise depuis un mois afin de demander le recul des restaurants installés sur la plage de l'Hermitage. Par le biais de lettres ouvertes, la structure interpellait le maire de Saint-Paul Joseph Sinimalé sur cette question. Depuis plusieurs actions citoyennes et une pétition étaient lancées afin d'alerter le président de la République sur ce sujet. La municipalité confirmait d'ailleurs le projet de déplacement des établissements concernés. Rend a nou la plage annonce se mettre en sommeil "pour laisser la place aux autres actions citoyennes", indiquent ses membres dans un communiqué publié ci-dessous en intégralité.
Le collectif Rend a nou la plage se mobilise depuis un mois afin de demander le recul des restaurants installés sur la plage de l'Hermitage. Par le biais de lettres ouvertes, la structure interpellait le maire de Saint-Paul Joseph Sinimalé sur cette question. Depuis plusieurs actions citoyennes et une pétition étaient lancées afin d'alerter le président de la République sur ce sujet. La municipalité confirmait d'ailleurs le projet de déplacement des établissements concernés. Rend a nou la plage annonce se mettre en sommeil "pour laisser la place aux autres actions citoyennes", indiquent ses membres dans un communiqué publié ci-dessous en intégralité.


Cela fait 1 mois que notre Initiative Citoyenne est médiatisée et trouve echo au niveau de la population. Plusieurs actions citoyennes sont venues se greffer sur le dossier épineux des restaurants de la plage de l'Hermitage et nous pouvons que nous en féliciter. Nous pensons que notre objectif est atteint et que nous pouvons mettre en sommeil notre action pour laisser la place au dossier, place aux autres actions citoyennes, place aux responsabilités de l'Etat et aux restaurateurs.

Lire aussi : "C'est inadmissible de privatiser des plages"

Si nous avons réussi à ce jour notre mission, c'est en grande partie dû à l'accompagnement de la presse, à la mobilisation des citoyens, mais surtout à notre discrétion et à notre anonymat.
C'est pour cette raison que nous avons décliné l'invitation de ce mercredi soir de Réunion 1ère pour le JT de 19h00. Notre ligne de conduite depuis le départ a été de respecter la presse en ne faisant pas de traitement de faveur, en donnant la même information à l'ensemble de la presse et au même moment.

Lire aussi : Un pique-nique pour faire reculer les restaurants
 

D'autre part, garder notre anonymat nous a permis de maintenir notre groupe solide jusqu'à ce jour sans subir de pression, sans choisir un leadership et se confronter à des conflits d'intérêt selon nos positionnements professionnels. Certaine presse estime que notre anonymat "nou rend moin crédible". Non, notre objectif n'était pas de briller, nous n'avons pas le monopole de l'action et notre objectif était bien d'éveiller les consciences et faire appel aux responsabilités.

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A ce jour, il est temps de se retirer pour laisser la place à la mairie de Saint-Paul de mener à bien ce dossier dans le respect de nos revandications :

recul des restaurants de la plage dans le respect de la loi du littoral (50 pas géométriques) et de l'occupation du DPM,

effectuer le recul sans mettre à contribution les finances du contribuable (il est hors de question d'indemniser ces restaurateurs qui sont en situation illégale et qui profitent d'un privilège par rapport aux autres professionnels),

préserver le patrimoine naturel et culturel des plages de l'Hermitage en hamonie avec nos traditions du pic-nic dominical,

veiller à l'extension non respectueuse des bénéficiaires de concession,

refuser la privatisation des espaces publics et/ou à l'extension non respectueuse des bénéficiaires de concession pour les expolitants existants - Pié dans l'O, Copacabana, Planche alizée, la Bodega, le restaurant Choka Bleu. Au passage, il est à noter un lieu qui nous préoccupe sérieusement : la privatisation de l'esplanade des Roches Noires par les restaurateurs (on ne peut plus passer entre les tables, la cocotte peut exploser à tout moment),

ouvrir le dossier épineux des villas pied dans l'eau où des structures telle que l'ONF (contrainte des murs qui bloquent la vie naturelle des vagues et du sable, cause de l'érosion),

ouvrir les accès à la plage par le remise en place des couloirs entre les villas (voir les archives du domaine),

enfin, pour les bénficiaires des différentes autorisations, mettre en place une charte de bonne conduite, des obligations (par exemple, interdire le bruit par respect des riverains au delà de 22h00), des règles d'hygiène, des obligations d'emploi locales pour une harmonie touristique, de sécurité et de mieux vivre ensemble (la location de transat entre la BOBINE et K'BANON est une vraie porcherie).

Pour conclure, le dossier des plages est à lui seul un vrai challenge à relever dans des délais respectueux C'est pour cette raison que nous regrettons le silence ou l'absence de TAMARUN et de son président VELLEYEN. Pour nous, ils ne sont pas à la hauteur du dossier et la Mairie devra être très vigilante pour rester crédible aux yeux de la population.

Voilà une première phase terminée. Notre dernière réunion de mardi soir à été l'occasion de se satisfaire du devoir accompli, il est temps pour nous de passer à autre chose.

Un grand merci à la Presse et aux citoyens qui se sont mobilisés.

Rend a nous la Plage
(ICJS) Initiative Citoyenne des Jeunes de la Saline.
Respect not Patrimoine, Respect not Plage.

Publié le jeudi 19 octobre 2017 à 9h50

   

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