Elle s'attaque aux mangues, jujubes, tomates :

Ennemie des fruits, la mouche orientale "risque de se multiplier"


Publié / Actualisé
Détectée depuis avril 2017 à La Réunion, la mouche orientale se développe dans plusieurs espèces de plantes et de fruits : mangues, jujubes, goyaves ou encore piments et café. Les foyers les plus actifs se situent à Saint-Paul, à La Possession, au Port et à la grande Chaloupe. Dans un communiqué, la municipalité de Saint-Paul indique différents moyens de lutte contre cette mouche originaire d'Asie. Nous le publions dans son intégralité ci-dessous.
Détectée depuis avril 2017 à La Réunion, la mouche orientale se développe dans plusieurs espèces de plantes et de fruits : mangues, jujubes, goyaves ou encore piments et café. Les foyers les plus actifs se situent à Saint-Paul, à La Possession, au Port et à la grande Chaloupe. Dans un communiqué, la municipalité de Saint-Paul indique différents moyens de lutte contre cette mouche originaire d'Asie. Nous le publions dans son intégralité ci-dessous.

Détectée depuis avril 2017 dans notre département, la mouche orientale risque de se multiplier très rapidement dans les vergers de l’île et dans les exploitation maraîchères avec l’approche de la saison estivale. Les agriculteurs sont les premiers concernés mais également les particuliers possédant des arbres fruitiers ou des jardins potagers. Afin de mieux protéger les récoltes, voici quelques moyens pour lutter contre l’ennemi de nos fruits.

Parmi les 10 espèces de mouches des fruits recensées à La Réunion, certaines détiennent la capacité de pondre sur différents fruits et légumes. Détectée dans l’Ouest du département en avril 2017 par la FDGDON, la Mouche orientale des fruits (Bactrocera dorsalis) est dangereuse car elle est capable de piquer un très grand nombre de fruits.

Une grande capacité d’invasion

Originaire d’Asie, la Mouche orientale des fruits affectionne les climats chauds et humides. Elle a un cycle de vie très court, de 1 à 3 mois, une fécondité importante, entre 800 et 1500 œufs sur 20 jours. Elle a également une grande capacité d’invasion avec un cycle de développement rapide sur un choix de plus de 300 espèces de plantes hôtes et n’hésite pas à s’attaquer aux mangues, aux jujubes, noix de badame mais aussi aux papayes, aux goyaves ou encore aux piments, aux tomates, au café et aux cucurbitacées.

Les dégâts d’une mouche très polyphage
La Mouche orientale des fruits entraîne, suite à ses pontes, l’émergence d’asticots qui provoquent, en se nourrissant de la pulpe du fruit, leur pourrissement mais aussi des coulures et des lésions. Mûris trop rapidement, les fruits piqués chutent alors au sol et deviennent non commercialisables. Après plusieurs jours, les larves quittent les fruits pour s’enfouir dans le sol où elles se transforment en pupes puis en mouches adultes. Le cycle dure entre 17 et 48 jours selon les températures rencontrées.

Les foyers

Dès sa détection par le réseau de surveillance réunionnais en avril 2017, un dispositif de surveillance renforcé a été mis en place immédiatement sur le territoire. Il apparaît que les foyers les plus actifs rencontrés à l’échelle départementale se situent notamment à Saint-Paul (Tour des Roches, Cambaie, Boucan Canot), à la Possession (Lataniers), au Port ou encore à la Grande Chaloupe. A ce jour, la Mouche orientale des fruits est installée sur l’ensemble du littoral.

Comment lutter contre cette nouvelle mouche ?
Nous vous invitons à limiter la progression de la Mouche orientale des fruits en mettant en place les mesures suivantes qui sont efficaces sur toutes les espèces de mouche de fruits responsables des dégâts sur les productions réunionnaises.
Prophylaxie : ramasser quotidiennement et détruire systématiquement les fruits piqués tombés au sol : c’est le moyen le plus efficace pour empêcher les mouches de se reproduire. Enfermer les fruits dans un sac hermétique ou dans une poubelle hermétique en les laissant 15 jours au soleil. Pour de grandes quantités de fruits, il est possible de les enterrer ou de les broyer. Les fruits piqués peuvent aussi être donnés à consommer aux animaux de basse-cour. L’objectif étant d’empêcher le cycle de reproduction, il ne faut surtout pas jeter les fruits au compost car les mouches pourraient s’en échapper facilement.
Favoriser les ennemis naturels : les Mouches des fruits sont attaquées par différents animaux utiles appelés "auxiliaires". Parmi les auxiliaires, on trouve des prédateurs qui se nourrissent directement des mouches des fruits adultes et de leurs asticots, comme les araignées, les fourmis, les caméléons et les oiseaux. D’autres auxiliaires parasitent les œufs et les pupes des Mouches des fruits comme la micro-guêpe de très petite taille (environ 1 mm) appelée Fopius arisanus. Ces auxiliaires sont très efficaces s’ils ne sont pas détruits par des pesticides. Pour attirer les auxiliaires, il faut laisser se développer la végétation à proximité des cultures sans utiliser de désherbant chimique.

   

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