[VIDÉO] Le jeune de 21 ans en est sorti indemne :

Chargé par un requin samedi, l'apnéiste Corentin raconte


Publié / Actualisé
Ce samedi 17 février peu après 15 heures sur le spot des Trois roches au large des Roches Noires, le jeune apnéiste Corentin âgé de 21 ans a été chargé par un requin bouledogue. Sorti indemne mais sous le choc, il revient sur cette rencontre avec Jean-François Nativel, porte-parole de l'association Océan Prévention Réunion.
Ce samedi 17 février peu après 15 heures sur le spot des Trois roches au large des Roches Noires, le jeune apnéiste Corentin âgé de 21 ans a été chargé par un requin bouledogue. Sorti indemne mais sous le choc, il revient sur cette rencontre avec Jean-François Nativel, porte-parole de l'association Océan Prévention Réunion.

"Je pêche depuis l'âge de 15 ans à cet endroit, et je n'ai jamais vu une situation comme ça d'une telle violence" raconte Corentin, jeune pêcheur Saint-Gillois habitué des lieux. Il explique avoir déjà vu des requins "2 ou 3 fois à peu près, un requin bouledogue, un requin récif et un petit requin tigre". Mais ce qu'il a vu ce samedi, "c'est la première fois que j'en vois un aussi gros, et qui charge aussi violement que ça".

Il raconte le déroulé de la scène : "j'étais entrain de plonger et mettre des petits poissons dans mon filet. Et à un moment, il y a un gros qui a attiré mon attention. Je croyais que c'était un gros thon mais en fait c'était un gros requin". "Au moment où je l'ai vu, il m'a vu sursauté et il m'a chargé tout de suite" explique-t-il. "Mon kayak fait trois mètres, le requin était presque aussi grand que lui et avec un poids de 150-180 kg" indique Corentin.

"Il était agressif, il m'a chargé tellement vite qu'au moment où je me suis retourné j'ai pris mon fusil et lui a ouvert sa gueule pour me mordre". Le Saint-Gillois affirme lui avoir "mis une flèche juste derrière l'œil" qui serait bien rentrée dans la chair de l'animal "puisqu'il était à 1m50, 2m". "Quand je l'ai piqué l'a première fois, il a pris un peu de distance et avec sa force il a cassé mon fil. Il m'a chargé une deuxième fois, je l'ai re-menacé avec mon fusil, il s'est éloigné et j'ai réussi à remonter sur mon kayak". Corentin indique avoir prévenu un bateau de la vigie passé par là ensuite.

- Le dispositif post-attaque déclenché -

Pour rappel, suite à l'attaque survenu ce samedi le préfet de La Réunion a déclenché le dispositif post-attaque sur le secteur : "La procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin est activée par le préfet de La Réunion. Ce dispositif, qui prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque pour une durée de 72 heures, est mis en œuvre par le centre de ressources et d’appui sur le risque requin.

À lire aussi : Roches Noires - Apnéiste chargé par un requin : Le dispositif post-attaque activé

Amaury de Saint-Quentin, préfet de La Réunion, rappelle que la plus grande vigilance s'impose à l'ensemble des usagers de la mer et plus particulièrement aux pratiquants des activités les plus exposées au risque requin" indiquait la préfecture dans un communiqué.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Jean Bernard Galves, Posté
Ce jeune homme a tiré un poisson qu'il était en train de fixer à son accroche poisson. Lorsque le requin attiré par le poisson s'est approché. le chasseur a eu le temps de prendre son puissant fusil peu maniable de 1M30 et de l'intercaler.
Le requin ne trouvant pas le poisson a alors fait demi tour et le chasseur l'a tiré sur le côté de la tête, en arrière de l'oeil, alors que, selon ses propres dires, le requin s'enfuyait. L'emplacement du tir montre bien que le requin n'attaquait pas .
La flèche aurait pénétré de 30 à 50 cms. Une flèche tirée a cet endroit est mortelle.
Le tir aurait pu provoquer une réaction violente de défense du requin si il n'avait pas été si bien ajusté. IL aurait été plus judicieux pour le chasseur de remonter sur le Kayak. On ne peut cependant blâmer un jeune homme inexpérimenté d'avoir cru défendre sa vie et d'avoir paniqué .
Cet incident met en évidence le risque énorme de pratiquer la chasse sous marine à proximité des baigneurs et surfers comme veulent le faire certains élus.
L'incident ne peut en aucun cas être qualifié d'attaque. Il s'agit tout au plus d'une interaction provoquée.
Lancer à grand frais une pêche post attaque, sans qu'il n'y ait eu d'attaque pour pêcher un requin déjà mort laisse planer quelques doutes sur l'utilisation judicieuse des fonds attribués à la réduction du risque requins dont le montant vient de doubler ;