Traitement des déchets (actualisé) :

L'Etat se dit favorable à la valorisation énergétique des déchets dans le sud


Publié / Actualisé
La sénatrice Viviane Malet a demandé, lors de questions orales au Sénat mardi 9 avril 2019, un positionnement clair du gouvernement concernant la valorisation énergétique des déchets sur l'île. Selon elle, les sites actuels d'enfouissement arrivent à saturation. Réponse de l'Etat : l'unité de valorisation énergétique" (UVE) est effectivement une "priorité" pour faire baisser la masse des déchets sur l'île, malgré l'avis défavorable de la Région vis-à-vis du projet.
La sénatrice Viviane Malet a demandé, lors de questions orales au Sénat mardi 9 avril 2019, un positionnement clair du gouvernement concernant la valorisation énergétique des déchets sur l'île. Selon elle, les sites actuels d'enfouissement arrivent à saturation. Réponse de l'Etat : l'unité de valorisation énergétique" (UVE) est effectivement une "priorité" pour faire baisser la masse des déchets sur l'île, malgré l'avis défavorable de la Région vis-à-vis du projet.

Alors que la Région s'était opposée au projet de valorisation énergétique des déchets, l'Etat semble plutôt enclin à suivre cette ligne. La sénatrice Vivane Malet va également dans ce sens et a appelé mardi 9 avril 2019 le gouvernement à émettre un avis clair sur la question : "Il s'agit d'un projet (porté par le syndicat mixte Ileva, ndlr) d'outil multi-filières de traitement des déchets qui développe la valorisation matière puis énergétique des déchets." Selon elle, la valorisation énergétique des déchets a été conçue "dans le respect de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE)". Or la PPE de La Réunion est actuellement en cours de révision, et la situation peut "paralyser le projet d'Ileva", selon la sénatrice.

L'Etat a tenu à la rassurer, estimant pour sa part que les UVE, sont à prioriser en ce qui concerne le traitement de déchets. Malgré l'avis de la Région, qui "prône un scénario dit "zéro déchets 2030" en limitant le recours à la valorisation énergétique des déchets et en privilégiant la pyro-gazéification", le gouvernement, qui salue malgré tout cette ambition, relève cependant que "la valorisation énergétique des déchets reste nécessaire et souhaitable, à court et moyen terme."

La secrétaire d'Etat ayant répondu à la sénatrice, en la personne d'Emmanuelle Wargon, ajoute qu'une "réponse doit être apportée à la question des déchets à La Réunion sans attendre 2030. La valorisation énergétique des déchets est une priorité de l'Etat, que la PPE révisée devra intégrer."

Les Verts vent debout contre le projet

L'UVE prévu dans le sud, source de nombreuses tensions sociales et politiques sur l'île, pourrait "affecter la santé des riverains" selon les élus EELV et les groupes écologiques, formellement opposés au projet. "La combustion de déchets dans un incinérateur (...) loin d'être le nouvel eldorado du traitement des déchets, est en réalité un retour en arrière aux conséquences désastreuses". Parmi les éléments pointés du doigt : les émissions de dioxines. les résidus d'épuration de fumées et le coût du projet.

mm/www.ipreunion.com

   

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