Littérature :

Kanyar, une revue de nouvelles réunionnaises et du monde qui l'entoure


Publié / Actualisé
Si vous ne connaissez pas déjà Kanyar, c'est le moment d'aller en librairie. Cette revue, essentiellement constituée de nouvelles venant d'auteurs ayant un lien avec La Réunion, en est à son numéro 6, dans les rayons en ce moment-même. Amenée à se diffuser plus amplement sur l'île, elle raconte La Réunion, mais pas que. Des histoires fortes, humaines, et derrière tout ça, l'histoire d'un groupe d'amis, tous mordus de livres.
Si vous ne connaissez pas déjà Kanyar, c'est le moment d'aller en librairie. Cette revue, essentiellement constituée de nouvelles venant d'auteurs ayant un lien avec La Réunion, en est à son numéro 6, dans les rayons en ce moment-même. Amenée à se diffuser plus amplement sur l'île, elle raconte La Réunion, mais pas que. Des histoires fortes, humaines, et derrière tout ça, l'histoire d'un groupe d'amis, tous mordus de livres.

Kanyar : ce mot vous dit peut-être quelque chose si vous êtes passé devant une devanture de librairie récemment. Le nom de cette revue vient directement des méninges de son fondateur, André Pangrani, décédé subitement à l'âge de 51 ans. "Kanyar, c'est un titre volontairement accrocheur, un peu rebelle puisque cela signifie à la fois 'chaleur' et 'mauvais garçon'", nous explique Agnès Antoir, responsable de Kanyar à La Réunion. "C'est aussi une allusion autobiographique puisque la première nouvelle d'André s'appelle 'Un galet dans le pare-brise', elle raconte l'histoire de cet enfant qui lance un galet sur la voiture de sa mère, et prend conscience du vent de révolte qui l'anime."

Cette revue, c'est l'histoire d'un groupe d'amis tous plus mordus de littérature les uns que les autres. En 2012, André Pangrani, qui appartenait à ce moment-là à un groupe de bandes dessinées appelé "Cri du margouillat", fonde cette revue de Paris, après avoir quitté son île natale. Né d'un père zorey et d'une mère réunionnaise à Saint-André, il a voulu retranscrire ce métissage dans l'ADN de la revue.

Nouvelles de La Réunion et du monde qui l'entoure

Voilà donc "Kanyar", revue "de nouvelles de La Réunion, et du monde entier qui l'entoure". "Ce slogan, c'est un peu une boutade entre nous", explique Agnès Antoir. "Comme si La Réunion était le centre du monde". Celle qui vit ici depuis maintenant des années espère bien que la diffusion de la revue saura s'épendre sur l'île. "Avant on ne livrait que quelques exemplaires nous-mêmes ici. La diffusion se faisait essentiellement à Paris. Maintenant, on m'en réclame des dizaines d'exemplaires !" L'équipe a aussi participé au dispositif "Je lis un livre péi" récemment.

Au fil des pages, des nouvelles, écrites par des auteurs confirmés ou non, qui vivent à La Réunion, des auteurs réunionnais qui vivent en Métropole, ou simplement des amis proches d'André Pangrani. A chaque numéro, une nouvelle bilinge : en anglais, en espagnol, parfois même en créole. Et parmi les auteurs réguliers, on retrouve Julie Legrand, Réunionnaise de coeur, installée sur l'île depuis longtemps. Egalement Nathalie Valentine Legros, Réunionnaise depuis toujours.

Après la mort brutale d'André Pangrani, l'équipe a décidé de continuer. Fondée en une association nommée "Les amis de Kanyar", les membres du groupe se sont lancés dans la parution d'un nouveau numéro qui rendait hommage à son fondateur. "Nous avons également sorti un recueil de nouvelles écrites par André, dont un texte laissé inachevé", explique Agnès Antoir.

Des histoires à l'Hermitage ou à Saint-Pierre

Aujourd'hui c'est le numéro 6 qui est disponible dans les bacs depuis le mois de mai. Sur sa couverture : André Pangrani, dessiné par l’artiste sud-africain Anton Kannemeyer. Un nouvel exemplaire de la revue, rempli d'histoires de familles, d'enfants, de fugues et de voyages, d'accidents de la route et de disparitions, de revenants. Les histoires prennent racine à La Réunion, comme sur la plage de l’Hermitage ou de Saint-Pierre, dans une case créole ou
un commerce du Sud. Mais aussi dans le monde entier : dans l'église de Saint-Germain-des-Prés, dans les rues de Nîmes et même au coeur des paysages sauvages d'Islande.

Les auteurs de ce numéro ont tous un lien avec La Réunion parce qu’ils y vivent, y ont vécu, ou qu’ils étaient des amis d’André Pangrani : Cécile Antoir, Vincent Constantin, Anna Dumas-Pangrani, Emmanuel Gédouin, Emmanuel Genvrin, Julie Legrand, Nathalie Valentine Legros, Xavier Marotte, Marie Martinez, André Pangrani, (nouvelle posthume inachevée) Matthieu Périssé, Edward Roux. Alors rendez-vous en librairie pour éplucher les pages de ce nouveau numéro.

mm/www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com

   

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