Dépôts sauvages au radier de Niagara :

"Ensemble pour une année 2020 plus éco-responsable"


Publié / Actualisé
Gros coup de colère en ce début d'année du côté de l'association Brigade Nature. Le 1er Janvier 2020, au lendemain du Nouvel An, des tas d'ordures ont été retrouvés près du radier de Niagara, chemin Maturine. Une semaine avant l'association avait déjà retrouvé le cadavre d'un veau jeté dans la rivière. Tous les jours des sacs poubelles sont jetés au niveau du radier, plus encore pendant cette période de fêtes. Brigade Nature pousse donc un "coup de gueule" en appelant chacun à ses responsabilités. Une résolution à tenir pour 2020.
Gros coup de colère en ce début d'année du côté de l'association Brigade Nature. Le 1er Janvier 2020, au lendemain du Nouvel An, des tas d'ordures ont été retrouvés près du radier de Niagara, chemin Maturine. Une semaine avant l'association avait déjà retrouvé le cadavre d'un veau jeté dans la rivière. Tous les jours des sacs poubelles sont jetés au niveau du radier, plus encore pendant cette période de fêtes. Brigade Nature pousse donc un "coup de gueule" en appelant chacun à ses responsabilités. Une résolution à tenir pour 2020.

Christian Picard, président de l'association Brigade Nature, n'en peut plus de passer encore et encore dans ce quartier du radier de Niagara et d'y voir toujours plus d'ordures. "On avait nettoyé ce quartier juste avant le 31 décembre, et au lendemain du Nouvel An, grosse surprise et grosse colère : nouveau dépôt sauvage au bord de la rivière, avec des encombrants, un climatiseur, des déchets…"

Des encombrants dans la rivière

Il y a une semaine l'association a eu droit à plus glauque encore : le cadavre d'un veau, dans la rivière. "C'est vraiment désolant de finir l'année comme ça. En ce moment il y a aussi beaucoup de sacs poubelles qui flottent. On peut faire un effort pour respecter la nature. Après, ça passe dans les nappes phréatiques et ça ira à la mer avec les conséquences que l'on connaît."

L'habitude est récurrente, mais pas moins mauvaise pour autant : jeter ses ordures dans le lit de la rivière. "A Sainte-Suzanne il y a quand même beaucoup d'endroits pour les déposer, mais malheureusement les mauvaises habitudes ne changent pas" se désole Christian Picard. "Les gens viennent avec leur camion benne et repartent. On a aussi des petites entreprises qui jettent leurs déchets dans la nature."

Résultat : la rivière est en danger. "A la rigueur on aurait presque préféré qu'ils déposent les encombrants au moins sur le bord de la route pour faire intervenir l'intercommunalité, mais là on jette carrément dans la rivière. On ne respecte pas la nature et tant qu'on n'aura pas compris que la nature c'est nous et que ça concerne tout le monde, ça n'avancera pas" ajoute le président de Brigade Nature.

Plus de sanctions pour mieux éduquer

La Réunion est saturée de saletés, pour l'association cela doit changer au pluus vite. "Il faut vraiment un changement pour 2020. Il faut une prise de conscience de la population, une éducation auprès de l'ancienne et de la nouvelle générations. Et vu l'urgence et l'ampleur de la situation, il faut malheureusement que ça passe par les sanctions pour que l'éducation soit efficace par la suite."

Christian Picard est d'avis de renforcer la répression, la seule manière selon lui de faire avancer les choses. "Quand on va pique-niquer sur un site, quand on repart, on laisse la nature dans le même état. On ne laisse pas la couche-culotte parce qu'on a changé le bébé, on ne laisse pas les canettes de soda ou de bière parce qu'on s'est bien amusés..."

Il en va de la survie de l'île selon lui, en pleine asphyxie. "On est arrivés à un point de non-retour. Maintenant, il faut stopper l'hémorragie."

mm / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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