Mouvement de grève :

L'Éducation nationale paralysée


Publié / Actualisé
Les trois quarts des collèges et lycées de La Réunion ne fonctionnent plus. Les écoles primaires sont à leur tour touchées par la grève. Après l'évacuation des grévistes par la police, ce jeudi 10 avril 2003 à 6 heures, le rectorat a été fermé . Une manifestation - prélude au grand rassemblement du mardi 15 avril -, est prévue pour ce jeudi à 15 heures
Les trois quarts des collèges et lycées de La Réunion ne fonctionnent plus. Les écoles primaires sont à leur tour touchées par la grève. Après l'évacuation des grévistes par la police, ce jeudi 10 avril 2003 à 6 heures, le rectorat a été fermé . Une manifestation - prélude au grand rassemblement du mardi 15 avril -, est prévue pour ce jeudi à 15 heures
Plusieurs centaines de manifestants sont rassemblés devant le rectorat depuis jeudi matin. Ils ont commencé à arriver dès l'annonce de l'évacuation de leurs collègues grévistes qui occupaient les locaux de l'Administration depuis mardi.
Une cinquantaine de syndicalistes se trouvaient dans les locaux du rectorat lorsque la police est intervenue au petit matin. L'évacuation s'est faite sans heurts, mais les grévistes ont visiblement très mal vécu l'intervention policière. "Nous n'avons pas dégradé les locaux, nous n'avons pas menacé le personnel non gréviste, le recteur a dit mardi qu'il comprenait notre action, alors je ne vois pas pourquoi on nous traite de cette façon" lançait, amer, un syndicaliste.
D'ailleurs, l'intersyndicale a immédiatement lancé un appel un durcissement du mouvement. D'où le rassemblement devant le rectorat. "On a demandé à d'autres fonctionnaires, les policiers, de se dresser contre nous et de nous faire sortir, nous personnel de l'Éducation nationale, de la maison qui est la nôtre, en l'occurrence le rectorat, c'est inadmissible" protestait l'un des porte - paroles de l'intersyndicale, Gilbert Romain.
"Nous n'irons pas à Paris"
Vincent Cellier de la FSU annonçait ensuite qu'à la demande du gouvernement, le préfet avait proposé qu'une délégation de l'intersyndicale se rende à Paris pour rencontrer le ministre de l'Éducation nationale, Luc Ferry. "Cette proposition relève du mépris. Nous ne pouvons pas accepter d'aller négocier seuls à Paris. Le problème est national et c'est donc au niveau national que la négociation doit se faire" notait Vincent Cellier.
On sait en effet qu'à l'instar de leurs collègues métropole, les grévistes protestent contre le projet de transfert des personnels ATOS (agents techniciens et ouvriers de service) de la fonction publique d'État à la fonction publique territoriale et contre le projet d'alignement des régimes de retraite du public sur ceux du privé.
Une manifestation est prévue pour ce jeudi après-midi à 15 heures devant le rectorat. Les syndicalistes ont aussi lancé un appel pour un grand rassemblement mardi 15 avril 2003 devant le jardin de l'État à Saint-Denis.
Depuis ce jeudi matin, les écoles primaires ont rejoint le mouvement de grève.
   

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