Grève à la chambre de commerce et d'industrie :

Le blocage


Publié / Actualisé
Au 13ème jour de grève, la situation semble complètement bloquée à la chambre de commerce et d'industrie de la Réunion. Dans une conférence de presse tenue lundi 5 mai 2003, le président de la chambre consulaire, Alain Macé, a souligné qu'il n'y aurait plus de négociations "tant que les grévistes ne feront pas de propositions raisonnables".
Au 13ème jour de grève, la situation semble complètement bloquée à la chambre de commerce et d'industrie de la Réunion. Dans une conférence de presse tenue lundi 5 mai 2003, le président de la chambre consulaire, Alain Macé, a souligné qu'il n'y aurait plus de négociations "tant que les grévistes ne feront pas de propositions raisonnables".
"Avec 1 558 heures par an et par salarié, nous sommes la chambre de commerce et d'industrie qui travaille le moins par rapport aux autres chambres de métropole et des autres DOM. Les grévistes veulent encore faire baisser ce temps et le ramener à 1 513 heures par an ce n'est pas acceptable" estimait Alain Macé, élu MEDEF (syndicat patronal) et président de la CCIR.
C'est la première fois depuis le début du conflit le mercredi 23 avril dernier, qu'il s'exprime publiquement. "Je ne me cachais pas, simplement j'ai jugé que ce n'était pas à moi d'intervenir directement dans ce conflit mais je suis en contact permanent avec les autres élus" disait-il.
Le reste de son propos était très ferme. "Il est hors de question de baisser encore le temps de travail. La CCI représente des entreprises qui sont toutes aux 35 heures, nous ne pouvons décemment pas leur demander de financer le surcoût de fonctionnement qu'engendrerait un passage aux 34 ou 33 heures pour les salariés de la chambre" expliquait-il avant d'ajouter qu'il était favorable à "un aménagement du temps de travail dans le cadre des 35 heures", notamment avec des horaires modulables. Mais insistait-il "réduire le temps de travail est tout à fait hors de propos".

Le port en grève

Daniel Moreau, l'un des vice-présidents MEDEF de la chambre consulaire, affirmait dans la foulée "tous les syndicats d'entreprises nous apportent leur soutien et nous demande de ne pas céder". Cela à l'exception de la CGPME (syndicat de petites et moyennes entreprises), qui dirigeait par Éric Magamootoo, l'un des principaux opposants d'Alain Macé, s'est insurgé contre "l'intransigeance de la direction de la CCI" et a annoncé qu'il saisirait la chambre régionale des comptes pour vérification des comptes de la CCI.
Regroupés devant le fret à l'aéroport Roland Garros, les grévistes, 95% du personnel n'ont visiblement pas apprécié les propos des élus. Un durcissement du mouvement a été annoncé. Déjà lundi matin, le personnel de la CCI travaillant sur le port se sont mis en grève à leur tour. Les dockers ont déposé un préavis de grève pour mercredi matin.
Depuis le début du mouvement, aucun avion - cargo ne s'est posé dans l'île ce qui commence à poser des problèmes d'approvisionnement notamment dans les chaînes de la grande distribution alimentaire. Si l'enceinte portuaire était à son tour bloquée, la situation pourrait devenir inquiétante pour l'économie de l'île en général.
   

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