Grève de l'Éducation nationale :

Camping devant le rectorat


Publié / Actualisé
En grève depuis deux mois, les personnels de l'Éducation nationale n'ont pas relâché la pression durant le week-end. En effet samedi 31 mai et dimanche 1er juin 2003, des dizaines de grévistes se sont relayés devant le rectorat. Reste à savoir combien de temps ce "camping" sera tolérée
En grève depuis deux mois, les personnels de l'Éducation nationale n'ont pas relâché la pression durant le week-end. En effet samedi 31 mai et dimanche 1er juin 2003, des dizaines de grévistes se sont relayés devant le rectorat. Reste à savoir combien de temps ce "camping" sera tolérée
"Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour que les examens aient lieu dans de bonnes conditions sans qu'il soit utile d'avoir recours à la force et à la coercition" disait vendredi, le recteur Christian Duverger. Ses propos semblaient répondre aux déclarations tenues la veille par Luc Ferry. Assistant au congrès de la PEEP (fédération de parents d'élèves) en métropole, le ministre de l'Éducation avait affirmé qu'il serait fait appel aux forces de l'ordre en cas de perturbation des examens et il avait ajouté que La Réunion se trouvait "en état quasi insurrectionnel". Les grévistes n'avaient pas du tout appréciés et avaient promis de durcir leur mouvement.
Dès le lendemain, vendredi donc, plusieurs centaines de personnes bloquaient tous les accès du rectorat empêchant toute entrée ou sortie du bâtiment. Deux brèves bousculades se produisaient avec les forces de l'ordre qui finissaient par pénétrer dans le rectorat.
Les grévistes ne se sont pas démobilisés pour autant. Un "camping"a eu lieu tout le week-end devant le bâtiment. La question est de savoir jusqu'à quand il sera toléré. Car même s'il a indiqué, vendredi, ne pas avoir besoin d'avoir recours à la force, le recteur avait souligné en début de semaine dernière que si le travail ne reprenait pas ce lundi 2 juin, il serait impossible d'assurer le bon déroulement des examens (les épreuves du CAP sont prévus pour ce lundi et celles du bac pour la mi juin). Ce à quoi les syndicats ont répondu qu'une telle éventualité relèverait de la seule responsabilité du gouvernement.
À moins qu'un terrain d'entente ne soit trouvé entre les centrales syndicales nationales et le Premier ministre lors de leur rencontre qui doit avoir lieu ce lundi matin, la situation semble donc bloquée.
   

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Illustration : Kwa Films

Kwa Films

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