Grève des agents EDF :

La campagne sucrière paralysée


Publié / Actualisé
C'est le statut quo dans le conflit qui oppose les chefs de blocs EDF (électricité de Ffance) à leur direction. Les agents réclament un reclassement compte tenu du surplus de travail effectué au sein des usines sucrières dans lesquelles ils produisent de la vapeur nécessaire au broyage des cannes. Deux usines, Bois Rouge et le Gol sont bloqués depuis dimanche 19 octobre 2003 à minuit. Conséquence directe : la campagne sucrière est arrêtée
C'est le statut quo dans le conflit qui oppose les chefs de blocs EDF (électricité de Ffance) à leur direction. Les agents réclament un reclassement compte tenu du surplus de travail effectué au sein des usines sucrières dans lesquelles ils produisent de la vapeur nécessaire au broyage des cannes. Deux usines, Bois Rouge et le Gol sont bloqués depuis dimanche 19 octobre 2003 à minuit. Conséquence directe : la campagne sucrière est arrêtée
Autre risque, si le mouvement perdure, des perturbations sur le réseau électrique pourront se produire. Les négociations entre grévistes et direction n'ont toujours pas abouti.
Pour l'instant ce sont les planteurs qui sont directement touchés par ce conflit qui en ait à sa première journée. La campagne sucrière qui battait son plein a été interrompue puisque les cannes ne peuvent plus être broyées. C'est en effet les chefs de bloc des centrales thermiques de Bois Rouge et du Gol qui sont chargés de produire la vapeur servant à broyer la canne.
Les planteurs par l'intermédiaire de leurs syndicats, CGPER et FDSEA sont montés au créneau pour dénoncer un mouvement de grève qui risque de mettre en péril leur travail. Les jeunes agriculteurs de la FDSEA allant jusqu'à menacer de porter plainte si le conflit durait encore ce mardi matin 21 octobre. De plus, les chefs d'entreprise accusent les grévistes de bloquer l'économie locale. Bref, difficile à ses derniers de faire entendre leurs revendications dans les usines et encore moins auprès de leur direction.

Dans l'impasse

Le préfet avait pourtant nommé un médiateur dimanche en urgence pour essayer de trouver un accord qui aurait empêché la grève mais même Alix Séry, le Directeur Départementale du Travail et de l'Emploi a échoué. Le conflit est donc dans une impasse et ces conséquences directes sur la population et l'économie de l'île pourraient se faire sentir dans les prochaines heures.
"Nous avons demandé à nos agents réquisitionnés dans les différentes centrales de n'effectuer que les tâches qui incombent à leur poste de travail. Comme la direction ne veut pas comprendre qu'actuellement les chefs de bloc sont obligés de faire des manipulations au sein des centrales qui consituent un surplus à leur travail. Notre principale revendication est la reconnaissance de notre métier. Nous demandons également la réduction du temps de travail. Malgré un échéancier mis en place avec la direction suite à des réunions, rien n'a été fait. Cette grève était prévisible et des solutions auraient pu être trouvées mais la direction refuse le dialogue", explique Patrick Hoarau, secrétaire général de la CGTR EDF. Ces restrictions au niveau des tâches effectuées au sein des centrales thermiques pourraient aboutir à des coupures sur le réseau électrique de l'île.
Plus de la moitié de la population pourrait alors se retrouver dans le noir et l'économie de l'île pourrait s'arrêter.
   

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