3ème journée de grève dans le BTP :

Rassemblement devant la préfecture


Publié / Actualisé
À l'appel de l'intersyndicale du BTP (bâtiment en travaux publics), 300 salariés se sont rassemblés devant la préfecture ce mercredi 5 mai 2004. La profession compte plus de 14 000 représentants
À l'appel de l'intersyndicale du BTP (bâtiment en travaux publics), 300 salariés se sont rassemblés devant la préfecture ce mercredi 5 mai 2004. La profession compte plus de 14 000 représentants
Mercredi matin, une centaine de travailleurs se sont massés devant les devant les grilles de la GTOI au Port. La troisième journée de grève dans le Bâtiment n'a pas eu l'effet de mobilisations visiblement attendu par les dirigeants syndicaux qui mardi avaient lancé un appel au rassemblement.
"C'est décevant de voir ça. Les jeunes ne veulent plus se bouger alors qu'on se bat aujourd'hui pour leur avenir", regrette René Anélard, président de la CFTC. Il se souvient des "grandes batailles" de 97, 98 où les avantages ont dit-il "été arrachés dans la douleur". Parfois dans le sang.
Cette faible mobilisation a provoqué un grand sentiment de déception dans les rangs des représentants de l'intersyndicale. Et attiré la colère d'Alain Naillet, secrétaire général de la fédération CGTR BTP. "On est moins nombreux qu'hier. Il faut se poser des questions et mobiliser encore et encore", a t-il insisté. Le représentant syndical mettait en garde contre "le découragement" garantissant une victoire finale "à condition de maintenir la pression".

Reçus en préfecture

Les grévistes se dirigeaient ensuite en convoi vers Saint-Denis où les attendaient les salariés du BTP dionysiens et leurs collègues de l'Est. Au final, ils étaient 300 manifestants rassemblés devant les grilles de la préfecture.
En fin de matinée, le directeur de cabinet du préfet recevait l'intersyndicale. Au cours de l'entretien de près d'une heure, les dirigeants syndicaux ont rappelé toute l'importance pour la profession d'avoir une nouvelle convention collective. Ils ont surtout souligné qu'ils ne voulaient rencontrer les syndicaux patronaux vendredi que pour signer le fameux document. "Il n'est plus temps de négocier sur ce point. On vient pour signer", insistait Pierre Savigny de la CFDT rappelant que le seul point de discussion reste l'augmentation des salaires.
Aux environs de 14 h, les grévistes restés devant la préfecture regagnaient le Port pour décider des actions à mener dans les prochains jours.
   

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