Grève à Nicollin-Réunion :

Les éboueurs en colère


Publié / Actualisé
En grève depuis le mardi 2 juin 2004, les salariés de Nicollin-Réunion ont organisé une opération escargot ce lundi 7 juin à Saint-Denis. Ils revendiquent des augmentations de salaires et protestent contre la réquisition par la préfecture des camions de collectes d'ordures ménagères
En grève depuis le mardi 2 juin 2004, les salariés de Nicollin-Réunion ont organisé une opération escargot ce lundi 7 juin à Saint-Denis. Ils revendiquent des augmentations de salaires et protestent contre la réquisition par la préfecture des camions de collectes d'ordures ménagères
En contrat avec la CINOR (communauté des communes de Saint-Denis, Sainte-marie et Sainte-Suzanne), Nicollin Réunion assurant pour le compte de cette dernière le ramassage des ordures dans le Nord. C'est la réquisitionné par le préfet des camions-bennes de la STAR pour assurer dimanche soir, sous escorte de la gendarmerie, la collecte des ordures à Saint-Denis qui est à l'origine de la colère et l'indignation caractérisant la démarche et les propos des grévistes. Ils estiment que leur droit de grève a été bafoué. Les collectes d'ordures ménagères n'étaient plus assurée depuis le mardi 2 juin.

Grève reconduite

Lundi matin, les grévistes (88% du personnel) ont donc organisé une opération escargot sur la 4 voies reliant à l'entrée Est de Saint-Denis. Ils se sont ensuite dirigés vers la DDE (direction départementale de l'Équipement) sur le Barachois. Pendant deux longues heures, Daniel Gopal, le délégué syndical de la CGTR et le directeur adjoint de Nicollin Réunion, ont tenté en vain d'aboutir à des négociations satisfaisant les deux parties. Les syndicats réclament une augmentation de 8%, ce que la direction refuse. Chacun campant sur ses positions, la grève est donc reconduite.
Une nouvelle réunion de concertation et prévue pour ce mardi matin.
La direction estime par ailleurs, que dans l'état actuel des choses, l'avenir de l'entreprise et celui des emplois qu'elle génère sont menacés. Le contrat de Nicollin avec la CINOR représente en effet 80% de son chiffre d'affaires. Dans le cas où la CINOR jugerait que la sécurité et l'insalubrité publiques seraient compromises par abandon de service, elle pourrait choisir de transférer provisoirement la réalisation de la prestation de Nicollin à des entreprises concurrentes. C'est ce qui s'est en fait produit dimanche soir.
   

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