Contre "la casse du service public" :

La FSU dans la rue


Publié / Actualisé
À l'appel de la FSU (fédération des syndicats unifiés) une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la préfecture ce mardi 7 décembre 2004. Un rassemblement a également été organisé devant la sous-préfecture de Saint-Pierre. L'organisation syndicale protestait contre la casse du service public
À l'appel de la FSU (fédération des syndicats unifiés) une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la préfecture ce mardi 7 décembre 2004. Un rassemblement a également été organisé devant la sous-préfecture de Saint-Pierre. L'organisation syndicale protestait contre la casse du service public
En fait, la FSU a suivi localement un mot d'ordre de grève lancé par les syndicats sur le plan national. "Nous dénonçons fermement la politique du gouvernement en matière de dégradation et de privatisation du service public" soulignait devant la préfecture Éric Soret de la FSU. "De même, nous nous opposons aux orientations politiques du budget 2005 qui cautionnent des régressions inadmissibles pour l'ensemble des services publics" ajoutait-il. Il rappelait que son syndicat dénonce aussi "les projets gouvernementaux de non remplacement des départs en retraite des fonctionnaires et la baisse drastique des recrutements".
La faible mobilisation constatée pour cette journée de grève et de rassemblement n'est pas un sujet de préoccupation pour le dirigeant syndical. "Nous sommes en train de nous reconstruire après la grande mobilisation de 2003 (lors des grandes grèves dans l'éducation nationale - ndlr). C'est le début de notre remobilisation" commentait Éric Soret. Il faisait remarquer que le mot d'ordre de grève avait dépassé les rangs de la FSU "puisque le SAIPER s'est joint au mouvement et que FO est là pour l'ANPE dans le cadre de la dénonciation du plan Borloo" disait le dirigeant syndical.
À l'issue du rassemblement, une motion dénonçant "la casse du service public" a été remise à la préfecture.
Dans un communiqué rendu public en fin d'après-midi, le rectorat note que la grève a été suivie à 1% dans le premier degré et à 17% dans le second degré.
   

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